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( 23 février, 2014 )

Mais que fait Augereau ?

Augereau

Il est inactif si on en juge la teneur de cette lettre de Napoléon adressée à Marie-Louise. « Chargé de tomber avec l’armée de Lyon sur les derrières de Schwartzenberg. Il reste inerte ». 

« Mon amie. Fais appeler la duchesse de Castiglione [maréchale Augereau]. Dis-lui qu’elle écrive à son mari qu’il dort, qu’il devrait déjà avoir délivré le [département] du Mont-Blanc, l’Ain et culbuté l’ennemi. Qu’elle lui écrive dans ce sens et l’invite à se bien battre… »

Nogent, le 23 février 1814, à 9 heures du matin.

 

(« Marie-Louise et Napoléon, 1813-1814. Lettres inédites… », Librairie Stock, s.d. [1955], pp.101-102)

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( 22 février, 2014 )

« Il doit se livrer une bataille qui fixera le sort de la France… »

Claye 28mars1814

L’auteur de cette lettre, François Franconin (1788-1857) est sergent-major au 1er régiment des Grenadiers de la Garde.

 Nogent-sur-Seine, 22 février 1814.

Je saisis l’occasion d’un officier logé dans la même maison que moi, qui va en dépêche à Paris, pour vous apprendre que ma santé est aussi bonne que vous pouvez la désirer et que je me suis retiré sain et sauf de différentes affaires qui ont eu lieu aux environs de Montmirail et de Château-Thierry et dont la Garde a presque fait tous les frais. Nous n’avons pas donné à Nangis et à Montereau.

Avant tous ces succès, l’ennemi se croyait maître de la France et pouvait, encore quelques jours, l’être en effet. Maintenant, à notre approche, il se retire avec la plus grande précipitation. Le bruit court que les débris de l’armée coalisée cherchent à se réunir à l’armée encore intacte que commande le prince de Schwartzenberg ; on dit que, dans deux ou trois jours, il doit se livrer une bataille qui fixera le sort de la France et l’illustrera à jamais.

Si nous sommes heureux, et je n’en doute pas, je vous écrirai de suite afin de diminuer le plus tôt possible l’appréhension affreuse qui, naturellement, viendra peser sur votre cœur sensible.

Je vous embrasse…

J’attends le résultat de cette nouvelle campagne pour remercier aussi amplement que je le dois notre cher parent et son aimable épouse de l’intérêt qu’ils n’ont cessé de prendre à mon sort.

Adieu…

P.-S. – Adressez toujours mes lettres au grand quartier-général.

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( 16 février, 2014 )

Une lettre de l’impératrice Marie-Louise à Napoléon. Extrait.

ML2

Paris, le 16 février 1814, à 6 heures du soir.

Mon cher Ami.

Je t’ai déjà écrit ce matin par l’estafette. Je vais t’écrire par un courrier du Roi [Joseph, sans doute] qui, je l’espère, t’apportera ma lettre plus promptement. Les estafettes mettent depuis quelques temps un temps infini à apporter des lettres. Je vais essayer si par ce moyen tu recevras plus vite de mes nouvelles.

J’ai tenu ce matin le conseil des Ministres, il a été court. Quand tu n’y es pas, ils ne sont jamais bien longs, l’Archichancelier [Cambacérès] ne les aime pas plus que moi. J’ai bien parlé de toi ce matin avec le Roi [Joseph très certainement], tu sais que c’est ma conversation favorite, car penser à toi  sont mes seules occupations pour le moment…

Ta fidèle amie Louise.

(« Marie-Louise et Napoléon, 1813-1814. Lettres inédites… », Librairie Stock, s.d. [1955], pp.84-85).

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( 4 février, 2014 )

Début février 1814…

Laubressel 3 mars 1814

[Pièce n°1324]. Napoléon au maréchal Berthier.

Brienne, 1er février 1814.

Donnez ordre que le 1er régiment de gardes d’honneur qui est à Dienville, rejoigne la division Defrance. Ce régiment pourra se rendre directement à Piney aussitôt qu’on saura que le général Defrance est arrivé. Faites-moi connaître les généraux de brigade qui se trouvent avec les gardes d’honneur ; il doit y avoir trois colonels en second généraux de brigade ; c’est plus qu’il n’en faut ; je désire en tirer un pour le service de la Garde.

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[Pièce n°1325]. Napoléon à Daru.

Brienne, 2 février 1814.

Vous recevrez copie d’un ordre du jour dans lequel vous verrez mon intention est que le centre de l’administration de l’armée soit établi à Sézanne. Il y a ici beaucoup de soldats qui n’ont pas de shakos ; Nous marchons toujours dans les boues ; il sera donc nécessaire que vous nous envoyiez des souliers ; mais ne faites rien partir de Paris sans mon ordre.

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[Pièce n°1326]. Napoléon au maréchal Mortier.

Piney, 2 février 1814, au soir.

J’arrive ici. Je serai demain à Troyes. Je désire que vous me donniez des renseignements positifs sur la situation des ennemis et sur tout ce qu’ils sont et ce qu’ils font du côté de Sens. Venez demain à ma rencontre et soyez en état de me dire ce qu’il en est.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens [Tome I] », Fontemoing et Cie, 1913, pp.358-359)

 

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( 3 février, 2014 )

Février 1814…

Claye 28mars1814

Quelques pièces intéressantes: ordres et instructions de Napoléon, alors que se déroule la campagne de France.

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Ordre de Napoléon au maréchal Berthier, Prince de Neuchâtel et de Wagram, Major Général de la Grande Armée, à Brienne.

[Pièce n°1314]. Brienne, 1er février 1814.

Donnez ordre que l’hôpital de Brienne soit évacué, de sorte qu’en cas de mouvement on ne laisse rien dans cet hôpital.

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Instructions de Napoléon au comte Daru, Ministre-Directeur de l’Administration de la guerre, à Paris.

[Pièce n°1316]. Nogent, 7 février 1814.

J’ai ordonné que tous les blessés, éclopés et malades fussent évacués sur des bateaux jusqu’au pont de Choisy. Il est nécessaire qu’ils y trouvent des ordres pour être dirigés par la Loire ou sur Versailles. Par ce moyen ils éviteront Paris.

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Ordre de Napoléon au général Savary, duc de Rovigo, Ministre de la Policé Générale à Paris.

[Pièce n°1317]. Aux Grès, 7 février 1814, au matin.

Il paraît nécessaire de prendre quelque mesure pour arrêter les maraudeurs qui se débandent de l’armée. Les gendarmes, les gardes nationales et des agents civils devraient être employés à cela. J’ai ordonné par un ordre du jour qu’on décimerait les fuyards. La police ne m’a rendu aucun service, sous ce point de vue. Elle aurait pu nous ne rendre de grands, l’année passée. Plus de 40.000 hommes, depuis le passage du Rhin, se sont débandés et aucune mesure n’a été prise.

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Ordre de Napoléon au général Savary, duc de Rovigo, Ministre de la Policé Générale à Paris.

[Pièce n°1319]. Nogent, 9 février 1814.

Envoyez à Meaux et à la Ferté-sous-Jouarre des commissaires civils. Envoyez une vingtaine de gendarmes d’ élite et une vingtaine de gendarmes de paris pour arrêter les traînards et les décimer, c’est-à-dire, en fusiller un sur dix, conformément à mon ordre du jour. Le ministre de la Guerre [Général Clarke, duc de Feltre] donnera un commandant de gendarmerie et les officiers supérieurs nécessaires pour former cette commission.

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Ordre de Napoléon au maréchal Berthier, Prince de Neuchâtel et de Wagram, Major Général de la Grande Armée, à Montmirail.

[Pièce n°1320]. Montmirail, 15 février 1814.

Donnez au duc de Raguse [Maréchal Marmont] le même ordre que vous avez donné au général Dulauloy de brûler les caissons et affûts  ennemis et d’enterrer les pièces en faisant dresser procès-verbal des lieux où cela sera fait.

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Lettre de Napoléon au maréchal Victor, duc de Bellune, Commandant le 2ème corps de la grande armée, à Montereau.

[Pièce n°1322]. Nangis, 18 février 1814, 8 heures du matin.

Mon Cousin, je suppose que lorsque vous recevrez cette lettre vous serez sur les hauteurs de Montereau. Cela étant, mon intention est que vous dirigiez sur-le-champ toute la cavalerie, même celle de Pajol, entre Donnemarie et Bray. L’ennemi est tellement embarrassé que le prince Schwarzenberg vient d’écrie pour demander un armistice. Pendant que vous vous occuperez à établir le pont de Montereau, la cavalerie aura le temps de revenir sur vous et cependant la présence de la cavalerie du côté de Donnemarie-en-Bray nous procurera de nouvelles forces pour balayer toute cette rive. Je me rends d’abord à Villeneuve-le-Comte où j’espère apprendre que vous êtes maître des hauteurs de Montereau. Je me porterai alors à Donnemarie, vis-à-vis Bray.

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Instructions de Napoléon au général Clarke, duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris.

[Pièce n°1324]. Château de Surville, 19 février 1814.

Vous m’avez annoncé 600 Polonais. Envoyez-les ici, afin que je les réunisse dans les détachements de Polonais que j’ai dans ma Garde. Il m’est possible de tirer un bon service des Polonais que dans ma Garde où je les mêle avec les anciens et où ils servent sous mes ordres. Comme il y a beaucoup de cadres de Polonais, peut-être serait-il convenable de les recruter parmi les prisonniers pour compléter un ou deux bataillons et le régiment des éclaireurs.

[Pièce n°1325]. Château de Surville, 19 février 1814.

Faites venir à Paris les officiers démissionnaires du service de Naples. Je désire que vous me fassiez connaître quel grade ils avaient au service de Naples et depuis combien de temps. Faites-leur connaître que mon intention est de les traiter favorablement, qu’on mettra dans la Jeune Garde tous ceux qui seront susceptibles d’y être admis. Envoyez-en l’état au général Drouot. Témoignez ma satisfaction de leurs sentiments.

[Pièce n°1327]. Château de Surville, 19 février 1814.

Vous m’écrivez que vous avez 40.000 coups de canon à Vincennes. Cela est peu de chose, car si j’ai une bataille générale, j’en dépenserai 100.000. Activez donc la confection des munitions.

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Ordre de Napoléon au général Savary, duc de Rovigo, Ministre de la Policé Générale à Paris.

[Pièce n°1329]. Troyes, 26 février 1814.

Quelque chose que vous puisiez dire, aucun bulletin de nos victoires n’est arrivé à Troyes, ni dans aucun des pays occupés par l’ennemi, ce qui prouve que la police n’avait pas pris les mesures nécessaires pour les y faire parvenir. Je ne dis pas qu’on n’a pas imprimé les bulletins à Paris : l’avidité seule des libraires était suffisante pour cela, mais je répète que la police n’a pas réussi à les faire parvenir dans les pays occupés par l’ennemi.

 

(« Lettres inédites de Napoléon 1er. Collationnées sur les textes et publiées par Léonce de Brotonne », Honoré Champion, Libraire, 1898, pp.529-535. Ce volume contient 1500 lettres de l’Empereur qui ne figurent pas dans la grande édition de sa « Correspondance », publiée sous le Second Empire.)

Laubressel 3 mars 1814

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