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( 15 mars, 2014 )

« Sa Majesté fait feu des quatre pieds… »

Meissonier 1814

Une lettre de Guillaume Peyrusse à son frère André.

Rappelons que Peyrusse était, durant la campagne de 1814, Payeur de l’Empereur. J’ai détaché les deux passages les plus intéressants de cette longue lettre qui est, majoritairement de par son contenu, à caractère domestique.

C.B.

A Meaux, le 15 mars 1814.

Détaché du quartier-général de l’Empereur, j’ai été fort longtemps, mon cher André, sans avoir de tes nouvelle ; je viens de recevoir aujourd’hui tes deux lettres des 25 [février ? ] et 2 mars…Nous sommes ici sans rien savoir de l’Empereur, parce que nous ne sommes pas sur la route de l’estafette ; nous étions à Château-Thierry ; par suite de son mouvement sur Soissons, nous sommes revenus à Meaux, mais nous n’y resterons pas longtemps, si, comme on nous l’assure, Sa Majesté se porte sur Reims. Sa Majesté fait feu des quatre pieds pour déjouer et anéantir les projets de l’ennemi. Et de vos côtés quelles sont vos craintes et vos espérances ?…

(« Lettres inédites du baron Guillaume Peyrusse, écrites à son frère André pendant les campagnes de l’Empire. De 1809 à 1814… », Perrin et Cie, Libraires-Éditeurs, 1894, pages 194 et 196).

 

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( 15 mars, 2014 )

Récupération…

Récupération… dans TEMOIGNAGES 1814-2014

Quelque peu étonnante est cette courte lettre de Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre.

Reims, 15 mars 1814.

Vous pouvez ordonner qu’à mesure que les prisonniers passent, on leur ôte leurs shakos et leurs bonnes capotes, pour les donner aux soldats et gardes nationaux qui en manquent

(« Lettres inédites de Napoléon 1er (An VIII-1815). Publiés par Léon Lecestre » Plon, 1897, tome II, p.321).

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( 15 mars, 2014 )

Reims,15 mars 1814…

berthier.jpg

Le maréchal Berthier.

[Pièce n°2838]. Instructions du maréchal Berthier au général Vincent.

L’Empereur ordonne que vous vous rendiez avec les gardes d’honneurs et tous vos isolés à Epernay. A votre arrivée, vous ferez travailler sur-le-champ à faire des tambours au pont, vous lèverez la Garde nationale d’Epernay et vous l’organiserez. Sa Majesté vous recommande de voir s’il est possible de laisser dans le château de Château-Thierry quelques pièces de canon et quelques centaines d’hommes à l’abri de l’attaque des troupes légères et qui puissent garder le pont .

(Arthur CHUQUET, « Inédits napoléoniens. Tome second », E. de Boccard, Editeur, 1914-1919, p.331).

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