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( 31 juillet, 2014 )

« Porte-drapeaux des armées de Napoléon » n°11…

Paru ce jeudi 31 juillet, ce nouveau numéro représente le fanion du 4ème bataillon de la 4ème demi-brigade des grenadiers de la réserve. Le prochain, dans quinze jours, sera le porte-guidon de l’artillerie des guides de Bonaparte en Italie. (En kiosque, 11.99 euros).

Hachette 11

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( 31 juillet, 2014 )

31 juillet 1814…

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Une lettre de Marie-Louise à Napoléon.

Mon cher Ami. Je suis vraiment désolée de ne pas pouvoir te donner plus souvent de mes nouvelles, et surtout de n’en pas recevoir de toi. Je profite cette fois du départ de M. de Bausset que j’envoie à Parme, pour tâcher de faire passer un petit mot, et pour te donner encore une fois l’assurance de tous les tendres sentiments qui m’attachent à toi. Tache donc, mon cher ami, de trouver un moyen de me faire passer tes lettres, j’en ai un besoin extrême, et je le sens tous les jours davantage, je suis bien triste de penser que je me rapproche de ton je n’ai pas de lettre depuis le 10 mai.

J’ai écrit à mon père [l’empereur d’Autriche] pour lui demander la permission d’être le 15 de septembre rendue à Parme, il ne peut me refuser cette permission, et j’y tiens beaucoup. Je communiquerais alors plus facilement avec toi et ma présence y est vraiment absolument nécessaire, je crois que l’on ne peut jamais être bien dans un nouvel établissement à moins de se l’arranger soi-même.

J’ai reçu de bonnes nouvelles à la santé de ton fils, je ne puis voir arriver assez tôt le moment où je pourrais le revoir, on dit qu’il devient tous les jours plus aimable. Quand pourrais-je te l’amener un jour, ce sera un beau jour que celui-là, et ton Amie n’aura jamais été aussi contente.

Je t’envoie un bulletin de ma santé que M. Corvisart a rédigée ici ; je me porte infiniment mieux, les bains me font grand bien, j’en ai déjà pris 3, et je m’en vais commencer d’en prendre un tous les jours. Je me promène autant que la chaleur le permet, car elle est terrible ici, autant que le chaleur le permet, car elle est terrible ici, je crois qu’elle ne pourrait pas être plus forte à l’île d’Elbe . Je ne vois personne, j’attends la duchesse [de Montebello ?] dans trois jours. Elle doit rester tout le mois d’août avec moi, tu croiras que je ne mente pas en te disant que cela me fait grand plaisir. Je ne t’écris pas plus, je crains que ma lettre n’ait le même sort que les autres. Je t’embrasse et t’aime de tout mon cœur

Ta tendre et fidèle Amie Louise.

Aix-en-Savoie, ce 31 juillet 1814.

(« Marie-Louise et Napoléon, 1813-1814. Lettres inédites… Réunies et commentées par C.F. Palmstierna, secrétaire particulier de S.M. le Roi de Suède », Librairie Stock, s.d. [1955)pp. 266-267).

—–

Marie-Louise ne viendra pas à l’île d’Elbe. Et l’Empereur ne reverra jamais son fils…

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( 27 juillet, 2014 )

Le dénommé Pierre Simon…

OfficierImage d’illustration.

« Bouches-du-Rhône. Préfet, 21 juillet 1814. Un ancien officier, nommé Pierre Simon, a laissé chez la personne où il logeait à Marseille, une pétition adressée à Bonaparte. Il y dit, entre autres choses, qu’il a fait le serment de vivre et de mourir pour lui, qu’il tient à ce serment, et qu’il lui demande de l’emploi. Pierre Simon est natif de Lyon, où il était employé dans les tabacs. Il était entré au service comme élève de l’École polytechnique. Il se rendit à Marseille, où il se proposait d’enseigner les mathématiques; il avait présenté, à cet effet, une demande à un instituteur de la ville ; mais sa demande n’ayant point été accueillie, il a pris, le 6 juin dernier, à la préfecture, un passeport pour Livourne [sans doute afin de s’embarquer pour l’île d’Elbe], où il doit s’être rendu. »

(« Napoléon et la police sous la Première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annotés par Eugène Welvert», R. Roger et F. Chernoviz, s.d., p.102).

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( 24 juillet, 2014 )

Le COLONEL MARIN…

Le COLONEL MARIN… dans TEMOIGNAGES 1814c

Un bulletin de Beugnot, directeur général de la Police. Tout ce qui a un rapport direct ou non avec l’île d’Elbe attire l’attention de la police…

Bulletin du 20 août 1814. Paris. On avait répandu le bruit que le colonel Marin, de l’artillerie légère de l’ancienne garde, avait reçu cinquante mille francs de l’île d’Elbe. J’ai pris les renseignements les plus exacts sur un fait qui semblait d’abord étrange. Ce colonel a lui-même été interrogé à ce sujet, et a répondu avec un ton de franchise qui semble écarter tout soupçon. Un officier supérieur, nommé Marin, avait été porté, à Fontainebleau, sur la liste de veux qui devaient avoir une gratification de cinquante mille francs sur des fonds laissés à Bonaparte part suite de la convention conclue avec lui.

Il y avait un général et un colonel de ce nom : on ne savait trop lequel des deux était désigné pour la gratification. On en avait référé à Bonaparte qui a répondu, de l’île d’Elbe, que c’était le colonel. Celui-ci a fait part de cette décision à plusieurs de ses camarades : on en a sans doute conclu qu’il avait touché la somme. Il proteste qu’il n’a, jusqu’ici, rien touché et croit même que les autres inscrits sur la même liste n’en ont pas perçu davantage.

Le colonel Marin a déclaré qu’il avait servi Bonaparte avec zèle pendant qu’il était sous ses ordres ; il a proteste qu’il ne désirait que des occasions de montrer la même fidélité au Roi. Il existe à Paris un général Marin qui y demeure. Le colonel Marin dont il s’agit est à la veille de partir pour La Fère où il est établi avec sa femme et ses enfants. Il déclare qu’il n’a jamais eu de relations avec l’île d’Elbe.

(Source : Comte Beugnot,  « Napoléon et la police sous la première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annoté par Eugène Welvert », R. Roger et F. Chernoviz, Libraires-Éditeurs, sans date, p.146).

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( 24 juillet, 2014 )

Une « récompense » bien méritée :le jour au cours duquel le fils Las Cases cravacha Hudson Lowe…

Hudson_Lowe

Le fils de l’auteur du « Mémorial de Sainte-Hélène », a été un des plus jeunes témoins de la captivité de l’Empereur. Né en 1800, il  avait donc quinze ans au début de l’épisode hélénien [1]. Le 30 décembre 1816, son père et lui furent expulsés de l’île. Le texte qui suit est un des rares à aborder l’acte de violence à laquelle se livra Emmanuel de Las Cases sur la personne d’Hudson Lowe, en 1822 à Londres. Ecrit par un certain Gabriel Vauthier, il parut la première fois en 1923, dans la « Revue des Etudes Napoléoniennes ».   

C.B.         

Ci-dessus , portrait d’H. Lowe.                                                                             

On sait quel rôle Hudson Lowe joua auprès de Napoléon. L’Empereur ne fut pas le seul qui eut à souffrir de l’esprit mesquin et agressif de ce personnage. Ses plus dévoués serviteurs ne tardèrent pas à devenir suspects à ce geôlier. Las cases et son fils âgé de quinze ans furent bientôt éloignés de Sainte-Hélène et envoyés au Cap comme prisonniers. Ils y restèrent huit mois. Revenu en Europe, le jeune homme séjourna successivement en Belgique et en Allemagne ; en 1819, il put rentrer en France sous un nom supposé. Il avait toujours sur le cœur la conduite d’Hudson Lowe à l’égard de son père, de sa propre personne, et surtout de l’Empereur. En 1821, Hudson Lowe était revenu d’Angleterre, où on le mit à la tête d’un régiment, et où il fut bien accueilli par le public. Mais la vérité avait fini par filtrer, celle d’O’Meara, ‘Bonaparte en exil ou la voix de Sainte-Hélène’[2]. Cette même année, le fils de l’auteur ‘Mémorial ‘, Emmanuel, se rendit à Londres, et de sa cravache frappa Hudson Lowe en plein visage. Cet affront sanglant appelait une réparation : l’Anglais se tient coi. Or, le 13 novembre 1825, les journaux publiaient dans les faits divers le récit suivant : « La commune de Passy [3], près Paris, a été hier le théâtre d’un horrible attentat. M. Emmanuel de Las Cases, fils de M. le comte de Las Cases, y a été frappé la nuit de deux coups d’une arme à deux tranchants, l’une sur le cœur, auquel n’a échappé que par un bienfait tout particulier de la Providence, le coup ayant traversé son portefeuille et ne s’étant arrêté que sur un paquet de cartes de visite  dont plusieurs sont percées ; le second coup a produit une blessure grave à la cuisse droite, mais qui ne laisse à craindre néanmoins aucune suite fâcheuse. « M. Emmanuel de Las Cases sortait vers les huit heures et demie de chez son père, où il avait dîné, et retournait à Paris. Il avait fait à peine deux cents pas lorsqu’au coin d’une rue isolée -celle du Haut-Moulin [4]- et en communication avec la plaine, il s’est trouvé subitement assailli par deux scélérats. Il en a terrassé un, et allait atteindre l’autre, quand le mauvais état des chemins l’a fait tomber lui-même et a facilité l’évasion des meurtriers. La justice, saisie de cette affaire, est à la poursuite des coupables. » Le ‘Journal des Débats’, d’où est tirée cette citation, termine par ces mots : « M. de Las cases, n’ayant point d’ennemis, pense qu’on s’est trompé. » Cette dernière phrase est bien discrète ; il semble qu’elle ait été écrite à dessein pour empêcher de prononcer un nom que l’on ne tarde pas à avoir sur les lèvres. ‘Le Constitutionnel’ donne des détails plus circonstanciés : « M. de Las Cases se traîna vers la maison de son père, mais son sang coulait avec abondance ; il perdit ses forces et s’évanouit à quelques pas de la porte. Avant de sortir, il avait vu deux hommes à vingt pas auprès la maison. On ignore encore quel a pu être le motif de ce crime. La famille l’attribue à une vengeance particulière, et M. de Las Cases rapporte que l’homme qui l’a frappé parlait à peine français. Le maréchal des logis de la gendarmerie s’est aussitôt rendu sur les lieux pour dresser son procès-verbal et a ordonné une patrouille extraordinaire.

Des détachements de la Garde nationale ont aussitôt parcouru les rues de Passy. Jusqu’à présent toutes les recherches ont été infructueuses. » Cette vengeance particulière, la famille n’en ignorait pas l’auteur. Une citation empruntée par ‘Le Constitutionnel’ au ‘Courrier français ‘ donne ce nom en toutes lettres : « Sir Hudson Lowe, logeant à Paris, rue de Rivoli, Grand hôtel de Paris, avait en même temps un appartement à  Passy, rue Franklin, n°21, qu’i a occupé depuis le 29 octobre jusqu’au vendredi soir 11 novembre. Il a pris en  personne lundi 14 chez M. Laffitte des lettres de crédit sur la Turquie, et il a quitté Paris mardi 15 entre 6 et 7 heures du soir. La veille de son départ, il disait que, puisque la calomnie le poursuivait, il retarderait le voyage qu’il avait projeté jusqu’à ce qu’on eut reconnu les coupables. Le soir même du 11 novembre, jour de l’assassinat[5] de M. Emmanuel de Las Cases, deux hommes de mauvaise mine se présentent plusieurs fois chez M. Emmanuel, rue Neuve-du-Luxembourg, n°13,[6] et demandèrent à son portier s’il était allé à Passy, et à quelle heure. Tous ces détails sont rigoureusement exacts. » Ce qui est singulier, c’est que l’enquête judiciaire n’eut lieu que le 17 novembre : « Le procureur du roi et M. Brière-Valigny, juge d’instruction, dit ‘Le Moniteur’, se sont rendus hier (17) à Passy auprès de M. le baron de Las Cases, et ont procédé conjointement avec M. le baron Dupuytrens et M. le docteur Marc à l’examen des blessures de M. de Las Cases. Les cochers de cabriolets avaient été appelés hier à la préfecture de police pour faire leur déposition sur un fait qui se rattache à la tentative d’assassinat sur la personne de M. de Las Cases. Il paraît que l’on a su que, le 12 octobre, un cabriolet avait amené deux personnes à la porte de Franklin[7] et qu’il les y avait attendues depuis trois heures jusqu’à huit heures et demie. » Le départ précipité d’Hudson Lowe entraîna la presse à penser qu’il était l’auteur du guet-apens. Il fuit, mais ce n’est pas en Angleterre qu’il se rend ; il va en Allemagne, et le 19 novembre, les journaux signalent sa présence à Francfort. Il suivit un singulier chemin pour aller prendre possessions de ses nouvelles fonctions. En effet, il avait été nommé commandant des forces militaires à Ceylan, ce qui était un poste secondaire et une disgrâce. Ce n’était pas la première qu’il éprouvait, car on lui avait refusé une pension après son retour de Sainte-Hélène. Il voulait se venger avant de partir pour un pays où il était difficile de le poursuivre. Les journaux anglais cités par les nôtres s’occupèrent de l’affaire. « L’un d’eux, le ‘Star’, rejette sur ceux qu’il appelle ‘les bonapartistes’  l’assassinat de M. de Las Cases, parce que, dit-il, on voulait faire tomber les soupçons sur Hudson Lowe ».

L’affaire fut classée, et la presse ne parla plus de cet attentat. Les meurtriers restèrent donc inconnus. Rappelons qu’ Emmanuel de Las Cases fut député du Finistère sous Louis-Philippe et sénateur en 1852. Il mourut rue de la Pompe, le 8 juillet 1854.

  Gabriel VAUTHIER.


[1] Il était né le 8 juin 1800 à Vieux-Châtel, près de Brest (Finistère).

[2] Le témoignage du docteur irlandais O’Meara, qui fut publié à Paris, chez Plancher en fait en 1822  (en 2 volumes). Mais il y avait eu une première édition en 1819  chez Chaumerot.

[3]  Le petit village de Passy est une des communes qui furent annexées à Paris en 1860, sous Napoléon III. C’est aujourd’hui une partie (avec l’ancien village de Chaillot) du 16ème arrondissement nord.

[4] Très probablement la rue Scheffer actuelle (16ème arrondissement), appelée à cette époque la rue du Moulin.

[5] Terme un peu excessif, car Emmanuel de Las Cases, fut « juste » grièvement blessé…

[6] C’est actuellement  (2007), la rue Cambon (1er arrondissement).

[7] Appelée aussi à cette époque «Barrière de Franklin ».

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( 19 juillet, 2014 )

« Porte-drapeaux des armées de Napoléon » n°10…

Paru le jeudi 17 juillet, ce nouveau numéro représente le porte-guidon du 15ème régiment de chasseurs à cheval. Le prochain, dans quinze jours, sera le porte-fanion du 4ème bataillon de la 4ème demi-brigade des Grenadiers de la Réserve. En kiosque, 11.99 euros.

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( 16 juillet, 2014 )

« Autant en emporte le vent… »

Sur cette belle gravure anti-napoléonienne, le vent du nord, de par sa violence, fait chuter de cheval de Napoléon. Dans le souffle de cet aquilon on peut lire quelques noms des puissances ennemies de l’Empire Français: « Autriche », « Prusse »  et « Russie ». Napoléon en tombant perd des papiers portant les mots de « Conscription de 1815″, « Marengo », « Vienne », « Berlin, « Moscou », son sceptre, son globe et sa couronne …

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( 14 juillet, 2014 )

Entendez-vous dans nos campagnes… ?

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« Seine-et-Marne.Préfet. 13 juillet 1814. Des militaires voyageant isolément affectent de semer dans les campagnes des bruits qui, malgré leur absurdité, inquiètent le peuple et ralentissent la perception des contributions ? On débitait, par exemple, ces jours derniers, que Bonaparte était sur le Rhin, à la tête d’une armée turque ; on faisait entendre que ceux qui s’étaient trop pressés de payer pourraient payer deux fois »

(« Napoléon et la police sous la Première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annotés par Eugène Welvert», R. Roger et F. Chernoviz, s.d., p.74)

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( 12 juillet, 2014 )

« BONAPARTE » va REVENIR…

Un bulletin de Beugnot, directeur général de la Police. Napoléon est à l’île d’Elbe depuis début mai 1814 mais déjà on le voit ici et là !

Ain. Préfet, 12 juillet 1814. Le bruit s’est répandu dans les campagnes que Bonaparte allait revenir à la tête d’une armée de Turcs, d’Allemands, etc., et qu’à Lyon, on avait déjà quitté la cocarde blanche. Ce bruit absurde a circulé dans plusieurs départements, ce qui porte à croire qu’il doit son origine à la malveillance.

(Source : Comte Beugnot,  « Napoléon et la police sous la première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annoté par Eugène Welvert », R. Roger et F. Chernoviz, Libraires-Éditeurs, sans date, p.70).

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( 11 juillet, 2014 )

FAUSSE JOIE !

FAUSSE JOIE ! dans TEMOIGNAGES soldats

Durant le séjour de Napoléon à l’île d’Elbe, la police royaliste reste aux aguets. Voici ce que transmettait à Louis XVIII, son responsable, le comte Beugnot, le 11 juillet 1814.

« Loire. Inspecteur de la gendarmerie. Le 29 juin, il se passa à Saint-Etienne un événement. Les habitants manifestèrent des sentiments antifrançais. Le buste du Roi avait été un instant déplacé de l’hôtel de ville pour l’entourer des armes de France. Des malintentionnés saisirent cette occasion pour répandre que Bonaparte était de retour à Paris à la tête de 300.000 Turcs. Les ouvriers s’assemblèrent aussitôt tumultueusement. Des feux d’artifices furent tirés en signe de réjouissance. Un ancien militaire fut arrêté au moment où il tirait des coups de fusils pour manifester sa joie. Des patrouilles de gendarmerie dissipèrent ces attroupements et firent rentrer les ouvriers dans les ateliers. La nuit précédente, on avait affiché à la porte de l’église : Maison à vendre. Prêtre à pendre. Louis XVIII pour trois jours. Napoléon pour toujours. Une deuxième affiche portait : Vive l’Empereur et ses fidèles soldats ! Je charge M. le préfet de la Loire de rechercher avec le plus grand soin les auteurs présumés de pareils scandales et de ne rien négliger pour leur faire subir une punition exemplaire. »

(Source : Comte Beugnot,  « Napoléon et la police sous la première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annoté par Eugène Welvert », R. Roger et F. Chernoviz, Libraires-Éditeurs, sans date).

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( 6 juillet, 2014 )

« La lecture des journaux »…

Une amusante gravure ancienne sur laquelle on peut voir le gros et impotent Louis XVIII demandant à Napoléon s’il a fini sa lecture du « Journal de l’Empire ». Et l’Empereur de répondre par la négative en montrant la personne qui l’a réservé avant lui: son fils Napoléon II, le Roi de Rome !

Gravure

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( 3 juillet, 2014 )

« Porte-drapeaux des armées de Napoléon » n°9…

Paru ce jeudi 3 juillet, ce nouveau numéro représente le porte-aigle du 3ème régiment suisse d’infanterie de ligne. Le prochain, dans quinze jours, sera le porte-guidon du 15ème régiment de chasseurs à cheval. En kiosque, 11.99 euros.

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( 2 juillet, 2014 )

A l’île d’Elbe, quand des chevau-légers polonais deviennent canonniers…

Escadron

Instructions de Napoléon en date du 2 juillet 1814, concernant une formation d’une compagnie de canonniers composée de Polonais démontés.

J’ai projet de former une nouvelle compagnie de canonniers dans laquelle on ferait entrer comme éléments tous les chevau-légers polonais qui ne sont pas montés. Je pense que quinze chevau-légers polonais, mamelucks et chasseurs, avec un officier, me suffiront. Comme il y en a cinquante, ce sera donc trente-cinq hommes qui entreront dans la nouvelle compagnie. On pourra y mettre un officier polonais qu’on instruira des manœuvres. Il y aurait une économie dans l’équipement, puisqu’on ne leur donnerait pas de bottes. Chacun de ces cinquante hommes ayant sa selle et son équipement, il faudrait les mettre de côté [les selles et les équipements]. Faites-moi un rapport là-dessus.

(« Le Registre de l’île d’Elbe. Lettres et ordres inédits de Napoléon 1er (28 mai 1814-22 février 1815). Publiés par Léon-G. Pélissier », A. Fontemoing, Éditeur, 1897, pp.26-27)

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( 1 juillet, 2014 )

Une LETTRE de NAPOLÉON au GÉNÉRAL CLARKE, DUC de FELTRE (Ministre de la Guerre)…

Une LETTRE de NAPOLÉON au GÉNÉRAL CLARKE, DUC de FELTRE (Ministre de la Guerre)… dans TEMOIGNAGES napoleonlegrand

Mayence, 31 juillet 1813.

Donnez ordre que toutes les femmes de généraux, d’officiers d’employés d’administration, toutes les filles, y compris celles travesties en hommes, qui se trouvent à Bayonne ou dans les départements des Landes et des Basses-Pyrénées, venant d’Espagne, soient sur-le-champ renvoyées au-delà de la Garonne, et que, quarante-huit heures après l’ordre que vous ferez donner à ce sujet par le commandant de la division, toutes celles qui n’y auraient pas obéi soient arrêtées par autorité militaire et civile, et conduites chez elles ; les filles seront renfermées à la Salpêtrière. Vous aurez soin que nominativement les femmes des généraux G…, F… et V… soient non seulement renvoyées au-delà de la Garonne, mais renvoyées chez elles.

(« Lettres inédites de Napoléon 1er (An VIII-1815). Publiés par Léon Lecestre » Plon, 1897, Tome II, pp.274-275).

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