( 29 août, 2014 )

Sous le dôme des Invalides…

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Une série de photos réalisée le 23 août 2014. Cliquez sur chacune d’elle afin de les agrandir.

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« Je désire que mes cendres reposent, sur les bords de la Seine, auprès de ce peuple français que j’ai tant aimé… » (Extrait du Testament de l’Empereur).

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Non loin de lui reposent deux de ses plus grands serviteurs: les généraux Bertrand et Duroc.

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( 28 août, 2014 )

« Si j’ai besoin de vous, je saurai vous trouver… »

Comte Jules Angles 

Rapport du comte Anglès en date du 25 août 1814.

« Les bruits les plus extraordinaires continuent à se propager relativement à Bonaparte. Ainsi, on parle dans la ville de Chambéry d’une lettre écrite de l’île d’Elbe par un soldat de la Garde à l’un de ses camarades et dans laquelle se trouveraient ces mots : « Nous sommes bien nourris et bien payés ; nous gardons la cage, mais l’oiseau n’y est plus ». D’autre part, il se débite à Gênes, que Bonaparte a répondu  à des officiers français et italiens qui avaient été lui offrir leurs services : « vous voyez que je ne peux pas vous employer; mais, retournez dans vos foyers. Si j’ai besoin de vous, je saurai vous trouver ».

On ajoute que, Napoléon ayant demandé à quelques officiers et soldats comment ils se trouvaient dans l’île d’Elbe, ils avaient répliqué : « Fort mal ; cette île ne vaut pas la France ! »-Il leur aurait dit alors : « Allez, mes amis ; sous peu, je vous mettrai ailleurs ! »

Ces propos, où perce si fortement l’esprit de parti et de haine me sont transmis par le préfet de Marseille. Ils contiennent, sans doute, beaucoup d’exagération, mais ils indiquent, au moins, avec quelle aveugle confiance on accueille toutes les paroles qu’on prête à Bonaparte, quelques absurdes qu’elles soient; combien les regards sont tournés vers lui et combien de gens lui supposent encore un avenir conforme à leurs coupables espérances ! De son côté », il leur semble encore menacer tout ce qui l’environne, si l’Europe ne prend des moyens efficaces pour l’empêcher d’y être dangereux. »

(Georges Firmin-Didot, « Royauté ou Empire. La France en 1814. D’après les rapports inédits du comte Anglès », Maison Didot, Firmin-Didot et Cie Éditeurs, s.d. [1897], pp.106-107).

 

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( 28 août, 2014 )

« Porte-drapeaux des armées de Napoléon » n°13…

Paru ce jeudi 28 août, ce nouveau numéro représente le porte-étendard des grenadiers à cheval de la Garde Impériale. Le prochain, dans quinze jours, sera le porte-drapeau de la 9ème demi-brigade de bataille en Égypte. (En kiosque, 11.99 euros).

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( 28 août, 2014 )

Retour sur un livre…

1814-1815

France-Info  a rediffusé ce matin, dans sa série « Le Livre de l’été »,  mon entretien réalisé à propos de « Napoléon. La dernière bataille. Témoignages, 1814-1815 «  (Omnibus, 2014). C’est ici :

http://www.franceinfo.fr/emission/le-livre-du-jour/2014-ete/le-livre-du-jour-ete-2014-du-28-08-2014-08-28-2014-06-10

 

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( 25 août, 2014 )

Au hasard de mes lectures…

Au hasard de mes lectures...

De l’Autriche à la Belgique en passant par les Seychelles…

Louis-Jacques Romand est né en 1790 à Vauconcourt-Nervezain (Haute-Saône), en Franche-Comté, et installé avec ses parents à Pesmes est tiré au sort en mars 1809 afin d’être incorporé dans la Garde Impériale (1er régiment de fusiliers-chasseurs). Il participe à la campagne d’Autriche au cours de laquelle il est blessé assez grièvement d’une balle qui lui traverse le corps (« de la hanche gauche à la hanche droite » précisent ses états de services figurant sur le site « Léonore » de la Légion d’honneur -cote LH/2376/64- accessibles à tous sur le net). Romand reste deux mois à l’hôpital. Puis le voici à Paris (en juillet 1809) encore convalescent. Après un casernement de cinq à six mois, au cours duquel  il travaillera dans les bureaux du quartier-maître de son régiment, le voici expédier sur l’Île de France, l’île Maurice, alors possession française et menacée par les Anglais (elle deviendra leur propriété en 1810 et ce jusqu’en…1968 !). S’en suit un chapitre maritime; notre grenadier se transformant en matelot de guerre (passé sergent-major au 1er bataillon expéditionnaire en novembre 1810). A la mi-décembre 1810 (donc durant les dernières semaines où l’île était encore française), Romand s’embarque à bord de La Clorinde (suivie par deux autres bâtiments). Cette partie du récit est dépaysante par les situations vécus : combats navals, escale aux îles Seychelles, où l’auteur rencontre des autochtones et une quarantaine de personnes tous français et « déportés dans cette colonie comme complices de la machine infernale qui éclata à Paris le 3 nivôse an 9 sur le passage du premier consul Bonaparte, pour attenter à ses jours ». Le 24 juin 1811, c’est à l’île de Diégo-Garcia, véritable petit paradis terrestre, qu’il jette l’ancre pour se ravitailler. L’équipage laisse les noirs qu’il a embarqués au Seychelles en paiement des vivres emportés. C’est en octobre 1811, que Romand retrouve la France. Après deux mois de repos il est affecté au 70ème régiment d’infanterie de ligne basé à Brest puis, plus tard au 100ème de ligne en dépôt à Metz (sergent-major dans ce régiment en mai 1812; puis adjudant-major en mai 1813). En 1813, Romand participe à la campagne de Saxe, il est présent à Dresde où il voit Napoléon s’exposant au feu de l’ennemi. Romand est blessé une nouvelle fois (par un éclat d’obus  à la tête, cette fois). Fait prisonnier le 10 septembre 1813, à Töplitz, Romand ne retrouve la France qu’en juillet 1814, lors de la première Restauration. Il reprend du service actif après le retour de l’Empereur de son île d’Elbe, en mars 1815 et participe à la campagne de Belgique (Chevalier de la Légion d’honneur par décret du 3 avril 1815). Romand se bat à Ligny où il est blessé à la tête le 16 juin 1815. Nous le retrouvons enfermé dans la place de Cambrai encerclée par les Anglais mais livrée par les habitants eux-mêmes ! Nous sommes le 24 juin 1815. Louis-Jacques Romand rentre dans ses foyers à Pesmes le 27 septembre 1815. Ses états de service nous apprennent encore qu’il est admis ensuite à la Légion du département de la Haute-Saône (en mars 1816) avant d’être renvoyé chez lui en congé illimité le mois suivant. Il s’est éteint en 1862.

Si son témoignage, est à lire sans hésitation, il est regrettable que le publicateur de 1981, n’ait pas rectifié les erreurs commises par Romand et les fautes d’orthographe de l’auteur qui utilisait le français populaire en usage à l’époque. A noter également, l’absence de notes critiques mettant en lumière les propos de Louis-Jacques Romand.

C.B. 

Louis-Jacques ROMAND, « Mémoires de ma vie militaire, 1809-1815. L’extraordinaire odyssée d’un franc-comtois dans la tourmente des guerres napoléoniennes. Manuscrit inédit de 1819. Recueilli par Mademoiselle Françoise BARTHELET », Besançon, 1981, 82 p.

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( 24 août, 2014 )

« A qui le tour ? »

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Châtiment de quelques déserteurs corses.

La Madonne, 24 août 1814.

Faites tirer au sort les cinq déserteurs corses qui ont fait le coup de fusil, et faites punir celui que le sort désignera suivant toute la rigueur des lois. Dans le cas où il y aurait parmi eux un sergent ou un caporal, vous ne les ferez pas tirer, et celui-là paierait pour tous. Je pense que ce corps est mal administré. Envoyez-y comme inspecteur le général Bertolosi, qui en passera la revue et donnera des notes sur tous les officiers. Qu’il leur dise que je ne veux garder personne de force et que tous ceux qui voudront s’en aller peuvent le demander. Il leur fera contracter un nouvel engagement, afin qu’ils n’aient plus de prétexte pour se plaindre qu’on leur a promis d’être dans la Garde [Il y a encore ici une transposition, due soit à une négligence du copiste, soit à la rapidité du débit de Napoléon. L’expression la plus correcte et la plus claire serait : « afin qu’ils n’aient plus pour se plaindre le prétexte qu’on leur a promis, etc. » Note de L.-G. Pélissier]

(  »Le Registre de l’île d’Elbe. Lettres et ordres inédits de Napoléon 1er . Publiés par Léon-G. Pélissier  », A. Fontemoing, Editeur, 1897, pp.86-87).

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( 21 août, 2014 )

Les cheveux du Pape…

Portrait-Pie-VII Extrait du rapport du comte Anglès, en date du 15 août 1814.

« Un curé de village (à Vitremont [Vitrimont, en Meurthe-et-Moselle]) officiait à l’occasion du dernier Te Deum. Il avait dit des choses tellement à contre-sens et elles avaient été prises tellement à contre-sens et elles avaient été prises tellement de travers que, lorsqu’il fut question de sonner les cloches pour ce Te Deum, tous les paroissiens s’y opposèrent et il s’établit une sorte de lutte publique entre lui et eux.

Dans un autre village, non loin de Lunéville, le curé prêchait contre Bonaparte, qu’il traitait de « scélérat et de damné », Il lui reprochait même  « d’avoir traîné le Pape [Pie VII) par les cheveux ». A ces mots, un des paroissiens se leva insolemment et cria tout haut : « Cela n’est pas vrai ! Je connais le Papa ; il n’a pas de cheveux ! ». Tout l’auditoire se mit à ricaner, comme dans une halle. De pareils incidents dispensent de rien dire de plus sur l’irréligion qui règne dans les campagnes. »

(Georges FIRMIN-DIDOT, « Royauté ou empire. La France en 1814, d’après les rapports inédits du comte ANGLES », Firmin-didot et Cie, 1897, p.99) 

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( 21 août, 2014 )

« Les journées de l’Empereur s’écoulaient dans les plus douces occupations. »

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Un extrait du témoignage de Guillaume Peyrusse, qui était à cette époque, « Trésorier général des revenus de l’île d’Elbe et payeur de toutes les dépenses ».

C.B.

15 août 1814. La fête du 15 août [celle commémorant la naissance de Napoléon] fut célébrée avec transport dans toute l’île. La ville de Porto-Ferrajo [Portoferraio] donna un bal à l’Empereur et à la Garde. Une vaste salle fut construite sur la place et ouverte de toutes parts, Sa Majesté ayant exprimé le désir que toute la ville prenne part à la fête[1]Les journées de l’Empereur s’écoulaient dans les plus douces occupations. Sa Majesté avait rassemblé tous les bulletins de ses campagnes d’Italie pour faire l’histoire de sa vie militaire. Aucun de nous ne pouvait assigner le moment où il sortirait de l’île. Tout le monde s’y plaisait. Nos rapports avec la France, avec nos familles, n’avaient jamais été interrompus. L’autorité du souverain se faisait à peine sentir dans l’île. La contribution foncière, qui s’élevait à 24,000 Fr., rentrait péniblement, Sa Majesté m’ayant fait connaître son intention de n’user de contrainte avec aucun contribuable. Tous les autres revenus publics étaient à jour. Notre petite souveraineté était paternellement administrée. Nous vivions, sous un climat doux et tempéré, heureux, satisfaits de lier notre existence à celle de Sa Majesté.

Mon service étant bien réglé, j’eus la curiosité de visiter un pays que je croyais devoir habiter longtemps.

L’île d’Elbe était connue des anciens et déjà habitée que Rome n’était pas encore bâtie. Virgile, dans le 10ème livre de l’Enéide, en faisant le dénombrement des troupes qui s’étaient rangées sous les drapeaux d’Enée, après son débarquement en Ausonie, y comprend trois cents guerriers venus de l’île d’Elbe.

Cette île forme un triangle presque équilatéral ; sa circonférence peut être portée à 24 lieues, en raison des enfoncements et des détours que présentent ses côtes.

Sa population, au moment de notre occupation, était de 12,000 âmes. Sous la domination successive des Etrusques, des Carthaginois, des Romains, des Vandales, des Génois, des Pisans et des Lucquois, elle échut à l’Espagne pour la conquête qu’en fit en son nom le vice-roi de Naples. Après diverses vicissitudes, l’île d’Elbe échut au roi de Naples qui, par le traité du 28 mars 1801, en fit la cession à la France.

Le sol de cette île est sec et aride. L’agriculture y est très bornée ; mais les vignobles y sont beaux et les vins d’une qualité excellente. Ses rochers renferment toutes sortes de métaux. La mine de fer la plus abondante est celle de Rio. Elle a des racines très profondes et s’étend l’espace d’un mille environ dans les flancs d’une montagne ; elle était en pleine activité et son revenu dépassait 300,000 Fr. Dans les environs de Rio, on trouve, comme en Sardaigne et en Corse, l’asbeste ou pierre d’amiante dont les filaments soyeux et incombustibles se filent et forment des tissus que l’on blanchit en les jetant au feu.

Certains cantons recueillent assez de blé pour la subsistance de leurs habitants ; dans les autres cantons, cette récolte est insuffisante. L’île d’Elbe fournit deux espèces de vins de dessert très estimés ; le vermouth, qui est composé de vin blanc et de plantes odorantes, et l’aleatico.

Le seul territoire de Rio manque de toute espèce de productions ; les habitants s’appliquent presque exclusivement à l’exploitation du fer, et les soins de l’administration de la mine préservent ce canton de la disette en payant aux mineurs une partie de leur salaire en grains.

L’arbre forestier manque partout ; on ne trouve guère  que des arbustes et des buissons de romarins et de buis.

Les Elbois sont attachés au sol qui les vus naître. L’amour du travail, la bravoure et la probité, ordinaire partage de l’homme laborieux, les distinguent particulièrement. Leur taille est ordinaire et régulière, leur constitution robuste. Leurs cheveux sont généralement noirs, leur peau brune, leur regard vif et pénétrant. Le costume des femmes se compose d’un chapeau de paille noir, d’un corset blanc et d’une jupe courte, rouge ou bleue.

Toute leur coquetterie, qui n’est pas sans charme, consiste en une fleur, des rubans, un gros anneau, de larges boucles d’oreilles et une chaîne en mauvais or.

Le sang des Elbois est beau ; on ne peut pas dire que les femmes soient jolies. Les habitations sont basses ; l’intérieur en est tenu avec propreté.

Ce peuple n’est pas très vif dans ses plaisirs. Ses danses offrent peu de gaîté ; son langage est un patois dérivé du Toscan ; l’Elbois est insouciant pour tout art industriel ; aussi ne trouve-t-on dans le pays ni fabrique ni manufacture.

Le commerce des Elbois consiste dans l’importation des grains, fromages, bestiaux, et dans l’exportation du sel, du thon, des vins, du vinaigre, du granit et surtout du minerai, que le défaut de bois dans l’île oblige de transporter pour le fondre et le travailler sur les côtes de Gênes ou de Corse.

L’île d’Elbe renferme deux villes, Porto-Ferrajo [Portoferraio] et Porto-Longone, et quelques bourgades et villages.

Porto-Ferrajo [Portoferraio], jolie petite ville, se présente sur une longue pointe de rochers très escarpés. Son port, vaste et profond, peut recevoir les plus gros vaisseaux. On y compte trois mille habitants. Les remparts dont elle est entourée, les fortifications qui la défendent, deux forts, la Stella et le Falcone, qui dominent la rade, ont fait de cette place une des forteresses les plus considérables de l’Italie.

Porto-Logone a aussi un beau port ; sa forteresse, construite sur un rocher, est presque inaccessible.

Rio, chef-lieu d’un canton de Porto-Longone, est une bourgade qui compte 1,800 âmes ; ses environs sont peu cultivés, parce qu’on s’y occupe exclusivement de l’extraction des mines de fer, qui donnent de 75 à 80 % d’excellent fer égal à celui de Suède et de Sibérie.

Les salines qu’on exploite sur la côte maritime de Porto-Ferrajo [Portoferraio], faisaient autrefois une partie des mieux assurées des droits régaliens du souverain. Le sel s’y prépare sans qu’on ait besoin de bois. La chaleur du soleil en opère la dessiccation et le rend d’une excellente qualité.

Tel était l’état de l’île lorsque l’Empereur vint l’habiter. Mes courses dans l’île me ramenaient tous les soirs à Porto-Ferrajo [Portoferraio]. Sa Majesté nous avait flattés dans l’espoir de voir bientôt arriver sur l’île Sa Majesté l’Impératrice et Sa Majesté le Roi de Rome. L’Empereur même avait annoncé que la Garde n’attendait que l’arrivée de Leurs Majestés pour rendre à la ville le bal qu’elle en avait reçu. Déjà des préparatifs de réception avaient eu lieu à Marciana, jolie petite résidence dans l’île ; on y bâtissait des cuisines, on y dressait des tentes ; le garde-meuble y faisait transporter les effets et objets d’ameublement nécessaires. Tout concourait à nous laisser dans l’espoir que Sa Majesté nous avait donné.


[1] « Le 15 août, la fête de l’Empereur fut célébrée dans l’île ; les autorités civiles, ecclésiastiques et militaires, vinrent présenter leurs respects à Sa Majesté. Un grand dîner eut lieu à cette occasion…La Garde ne voulut pas rester en arrière de la ville, elle voulut aussi donner sa fête. Lorsque la nuit fut venue, les artilleurs tirèrent un très beau feu d’artifice préparé par leurs mains. Le soir il y eut un bal public. Sa Majesté  après l’avoir vu commencer, rentra, changea son uniforme contre un frac bourgeois, mit un chapeau rond, et fut avec le comte Bertrand se mêler à la foule. » (Marchand, ibid., tome I, pp.61-62).

 

 

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( 17 août, 2014 )

Réorganisation de la gendarmerie (à l’île d’Elbe).

Gendarmerie

Instructions de Napoléon au général Drouot.

« 15 août 1814.

Remettez-moi l’état de tous les gendarmes, leur pays, leur âge et les services qu’ils ont. Mon intention est de n’avoir pour gendarmes que des Français, des Corses, et les habitants du pays qui étaient dans la gendarmerie lorsque je suis venir dans l’île. Ceux de Piombino et de Lucques qui ont servi dans diverses troupes seront placés dans le bataillon franc. Désormais on ne recevra aucun gendarme sans le soumettre à mon approbation. Ne faites connaître cette décision que lorsque vous aurez l’état des gendarmes que je vous demande. Présentez-moi un projet de décret pour régler définitivement la compagnie de gendarmes en officiers et soldats. Il faut que, tout compris, elle ne dépasse pas trente hommes. »

(« Le Registre de l’île d’Elbe. Lettres et ordres inédits de Napoléon 1er (28 mai 1814-22 février 1815). Publiés par Léon-G. Pélissier », A. Fontemoing, Éditeur, 1897, pp.82-83).

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( 14 août, 2014 )

« Porte-drapeaux des armées de Napoléon » n°12…

Paru ce jeudi 14 août, ce nouveau numéro représente le porte-étendard de l’artillerie des guides de Bonaparte en Italie. A noter que l’éditeur l’avait annoncé avec la dénomination de « porte-guidon », remplacée finalement par « porte-étendard ».

Le prochain, dans quinze jours, sera le porte-étendard des grenadiers à cheval de la Garde Impériale. En kiosque, 11.99 euros.

H12

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( 14 août, 2014 )

Bruits divers…

Comte Beugnot

Le comte Beugnot

 

Extrait du Bulletin en date du 13 août 1814.

 « Moselle. Préfet, 5 août.- Des bruits alarmants circulent dans les campagnes de la Lorraine allemande : on débite que la guerre va se rallumer entre la France et l’Autriche, que cette dernière puissance aidera Bonaparte à remonter sur le trône, et que l’archiduchesse ne s’est rendue en Savoie que pour faire des partisans à son mari. Ces bruits, principalement répandus sur la route de Mayence à Metz, causent des inquiétudes; on les attribue à des militaires qui reviennent des prisions d’Allemagne et de Prusse.

 Bas-Rhin. Préfet, 6 août.- Les mêmes bruits circulent dans le Bas-Rhin. Le préfet [Lézay-Marnésia] en me les confirmant, ajoute la réflexion qui suit : « Comme ce n’est pas tant la vérité que le crédit d’une opinion qui en fait la puissance, la seule possibilité du retour de Bonaparte sera, au moins pour quelque temps encore, un grand obstacle au ralliement des militaires et de beaucoup d’autres. »

(« Napoléon et la police sous la première Restauration d’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annotés par Eugène Welvert »,R. Roger et F. Chernoviz, s.d., pp.128-129).

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( 10 août, 2014 )

Effervescence…

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Extrait du bulletin du 9 août 1814. « Paris.-On remarque depuis quelques jours dans l’esprit des utilitaires plus d’effervescence qu’auparavant. On cherche à les aigrir de nouveau, surtout à l’approche du 15 août, jour de la fête de Bonaparte et de Marie-Louise. On parle d’une sorte de ralliement parmi les meneurs : il consisterait en une épingle d’argent qu’ils portraient à la chemise et sur laquelle serait empreinte la figure de Bonaparte. Je fais vérifier  jusqu’à quel point ces renseignements seraient exacts. »

(« Napoléon et la police sous la Première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annotés par Eugène Welvert», R. Roger et F. Chernoviz, s.d., p.119).

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