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( 10 avril, 2015 )

Une proclamation du maréchal Davout…

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Cette proclamation du maréchal Davout, ministre de la Guerre, résume bien l’état d’urgence du moment. 

Proclamation Ministre de la guerre aux sous-officiers et soldats en congé ou en retraite dans l’intérieur de la France.

Vous avez voulu votre Empereur ; il est arrivé. Vous l’avez secondé de tous vos efforts. Venez, afin d’être tous prêts à défendre la Patrie contre les ennemis qui voudraient se mêler de régler les couleurs que nous devons porter, de nous imposer des souverains, et de nous dicter des constitutions. Dans ces circonstances, c’est un devoir pour tous les Français déjà accoutumés au métier de la guerre, d’accourir sous les drapeaux. Présentez une frontière d’airain à nos ennemis, et apprenez-leur que nous sommes toujours les mêmes.

Soldats, soit que vous ayez obtenu des congés absolus ou limités, soit que vous ayez obtenu votre retraite (que vous conserveriez toujours), si vos blessures sont cicatrisées, si vous êtes en état de servir, venez, l’honneur, l’Empereur, la patrie, vous appellent. Quels reproches n’auriez-vous pas à vous faire, si cette belle patrie était encore ravagée par ces soldats que vous avez vaincus tant de fois, et si l’étranger venait effacer la France de la carte de l’Europe

Paris, le 10 avril 1815.

Le maréchal prince d’Eckmühl.

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( 10 avril, 2015 )

Une lettre écrite à Bruxelles, le 8 avril 1815.

« Les troupes anglaises et hanovriennes, assemblées à la hâte sur les frontières, s’attendent tous les jours à voir s’avancer les Français; et dans le voyage que j’ai fait il y a quelques jours à Courtrai, à Tournai et à Ath, j’ai trouvé que les préparatifs militaires correspondaient à cette attente.-Les villes étaient mises en état de résister à un coup de main; les ponts étaient rompus, les écluses prêtes à porter partout l’inondation; un tiers des garnisons était chaque nuit sous les armes, et l’on avait donné des ordres pour faire la retraite sur Oudenarde. A Bruxelles, il y a quinze jours que les marchandises anglaises s’achetaient à peine le quart de leur valeur, tant on paraissait certain du commencement prochain des hostilités et de la soumission de la Belgique. Je sais que nos autorités civiles et militaires s’attendent à une prochaine attaque : le temps nous apprendra si nous avons bien su deviner  les intentions de Napoléon. »

(John HOBHOUSE  « Histoire des Cent-Jours ou dernier règne de l’empereur Napoléon. Lettres écrites de Paris, depuis le 8 avril 1815 jusqu’au 20 juillet de la même année. Traduites de l’anglais » , Paris, Domère, Libraire, 1819, pp.27-28).

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A propos de l’intéressant Hobhouse : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Cam_Hobhouse

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