( 14 octobre, 2017 )

« Nos soirées sont tristes… »

Moscou, le 14 octobre 1812.

« … Notre armée est en observation. On assure que depuis le 4 de ce mois, il ne s’est tiré sur la ligne un seul coup de fusil. Nous voyons venir. Nos soirées sont tristes, mais comme nous regorgeons de thé, de sucre et de citrons et que nous avons passablement du vin, nous buvons du vin chaud, tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre. Je donne ce soir mon punch au vin de Madère, et veux surprendre ma société par un plat de fruits de secs au sucre excellent. Je voudrais bien faire passer dans ton office du sucre et du café, dont j’ai une abondante provision, mais à neuf cents ou neuf cent cinquante lieues, comment l’effectuer ? Tu auras du thé chinois parfait… »

«Lettres inédites du baron Guillaume PEYRUSSE à son frère André, pendant les campagnes de l’Empire. De 1809 à 1814… par Léon-G. PELISSIER», Perrin et Cie, 1894, p.105. L’auteur de cette lettre occupait (depuis début mars 1812) lors de cette campagne, les fonctions de Payeur du Trésor de la Couronne.

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