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( 3 février, 2018 )

Retour sur le film «Napoléon et moi» (sorti en salles en 2006)…

Retour sur le film «Napoléon et moi» (sorti en salles en 2006)… dans HORS-SERIE N.-225x300Tourné par Paolo Virzi en 2005 en Toscane (à Piombino, Baratti, Campiglia et Suvereto), ce film est une libre inspiration de « N », roman d’Ernesto Ferrero. 1814. L’Empereur (Daniel Auteuil) est exilé à l’île d’Elbe. Un instituteur de Portoferraio, Martino (Elio Germano), ne supportant pas la présence du « tyran » dans son île, va tout mettre en œuvre pour le tuer…

A noter la présence dans ce film de la sublissime Monica Bellucci en baronne italienne. Même si ce long-métrage, très soigné par ses plans et ses costumes, se laisse regarder, on ne peut oublier certaines erreurs grossières.SNB18459-300x221 dans HORS-SERIE

Je commence : Napoléon est exilé à l’île d’Elbe le 4 mars 1814 : donc en pleine campagne de France, et avant d’abdiquer un mois plus tard. Un tour de force spatio-temporel !  Il arrive à Portoferraio le 18 mai 1814, alors qu’en réalité c’est près de quinze jours plus tôt, le 4 mai, qu’il débarque.SNB18441-300x228

Si la scène du débarquement du souverain est acceptable, pourquoi on peut voir à sa droite un personnage oriental en tenue de zouave (Second Empire) ? On apprendra plus tard qu’il s’agit d’Ali (le mameluck). Là, j’ai dû prendre un fond de cognac (Courvoisier), pour « avaler la pilule »… Je passe sur la tenue de Napoléon. Bicorne peu conforme à l’original, tenues au réalisme aléatoire… Et puis toujours cette faute de langage que l’on voit trop souvent dans les films à caractère historique : les personnages donne du « Majesté » à toutes les sauces à Napoléon alors qu’il conviendrait de commencer à lui répondre par « Sire… », après qu’il vous aie adressé la parole en premier.SNB18451-300x227

Le colonel Neil Campbell, commissaire anglais, est mal campé : on le représente en officier d’une soixantaine d’années, alors qu’il n’a que 38 ans à l’époque ! Malgré tout le général Drouot est ressemblant et le valet de chambre Louis Marchand également.

Un film donc à visionner comme un simple divertissement. C’est tout.

Bande-annonce ici :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18703583&cfilm=111202.html

C.B.

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( 3 février, 2018 )

Le culte du souvenir…

Le Petit Caporal

« Waterloo, la Seconde Restauration, ont tronqué, rompu la carrière de milliers d’hommes, fonctionnaires, employés-certains tous jeunes encore (l’armée de 1813 était dans son immense majorité une armée « mineure »),-le personnel de l’énorme machine impériale. Désétablis, désaxés, rejetés dans une nouvelle existence qui, après des années d’activité forcenée et de gloire, paraît oisive, médiocre, sans couleur ni élan, ils n’ont d’autre ressource pour alimenter leur esprit que leurs souvenirs, et ces souvenirs finissent toujours par se condenser, se résumer en un nom, une image : L’EMPEREUR. »

(J. LUCAS-DUBRETON, « Le Culte de Napoléon, 1815-1848 », Editions Albin Michel, 1959, p.25)

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( 3 février, 2018 )

Casimir Hégo et François Bessier, deux pharmaciens de la Grande-Armée…

Casimir Hégo et François Bessier, deux pharmaciens de la Grande-Armée… dans FIGURES D'EMPIRE 97-018506

Image d’illustration.

Casimir Hégo est né à Valenciennes le 4 mars 1767. Son père, Herménegilde-Joseph Hégo, né lui aussi à Valenciennes, le 20 octobre 1736, était maître-apothicaire dans cette ville. Il fit partie de l’armée de réserve en avril 1792 comme apothicaire-major et fut reçu membre du Conseil de Santé des Armées. Il avait été reçu membre du collège de Pharmacie de Paris par agrégation en avril 1795, en même temps que Vauquelin. Il est mort à son poste en juin 1795. Le fils, Casimir Hégo, était apothicaire sous-aide à Soissons le 1er septembre 1792 à l’armée de réserve où était son père, puis passa pharmacien de 2ème  classe à l’armée du Nord en 1795, puis pharmacien de 1ère clase à l’armée de Mayence en 1798. Il était au camp de Saint-Omer en 1803 et à l’armée expéditionnaire du camp de Boulogne en 1804, enfin, au Grand Quartier-Général de la Grande-Armée en 1805. Il mourut du typhus à l’hôpital de saint-Ulric, à Augsbourg, le 15 janvier 1805. « Généralement regretté pour la douceur des mœurs, pour son zèle et son exactitude au service ».

Coste qui fut médecin de l’armée de Rochambeau en Amérique, à dit de lui : « Le pharmacien de 1ère classe Hego, fils d’un de mes collègues du Conseil de Santé, a payé à Augsbourg, du prix de sa vie, le dévouement avec lequel il avait demandé à faire cette campagne. A l’époque où nous montrâmes nos canonnières à Boulogne, je n’avais pas consenti à ce qu’il fût de la traversée et mon honorable collègue Parmentier avait sanctionné cette défense. Plaignons la digne épouse  qui il a laissé pour tout bien deux enfants en bas âge.

Quant à Claude-Charles-François Bessier, il naquit le 31 mai 1761 à Falaise (Calvados). Voici ses états de service :

Pharmacien-élève à l’hôpital de Lyon le 2 juin 1792.

Passé à l’hôpital de Melun le 28 juin 1793.

Pharmacien de 2ème classe à l’armée des Pyrénées-Orientales le 24 ventôse an 2.

Employé à l’hôpital militaire de Montlibre le 15 ventôse an 4, à l’hôpital de Villefranche le 13 fructidor an 4.

Réformé (mesure générale) le 13 pluviôse en 5.

Remis en activité comme pharmacien de 2ème classe de l’armée du Danube le 12 floréal an 7, passé ensuite à celle du Rhin.

Réformé pour cause de surabondance le 14 floréal an 9.

Réemployé à l’armée de Saint-Domingue le 1er fructidor an 10.

Réformé le 30 fructidor an 12.

Pharmacien de 2ème classe au camp de Bret le 18 brumaire an 13.

Pharmacien-major à la Grande-Armée le 24 juin 1804.

Pharmacien-major disparu à Eylau en 1807.

F. RICHARD

(« Revue d’Histoire de la Pharmacie », n°149, 1956).

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