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( 13 octobre, 2018 )

Quelques mots à propos de la Librairie des Deux Empires…

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Cette librairie, que j’avais créée en septembre 1994 a fonctionné jusqu’en 2003, année au cours de laquelle elle ferma ses portes. Puis l’appelation « Librairie des Deux Empires » devint un label d’édition, propriété de la société LCV Services. 

Spécialisée à l ‘origine exclusivement dans la vente d’ouvrages anciens sur le Premier et le Second Empires, la librairie diffusait chaque mois par voie postale un catalogue rassemblant ses acquisitions.

A partir de 1996, la Librairie des Deux Empires, s’est lancée dans la réédition de témoignages sur l’épopée napoléonienne. Une soixantaine de titres ont été ainsi édités. Le premier a été le récit du passage de la Bérézina par le comte Corbineau. Un des derniers fut  composé par les « Souvenirs » du colonel Trefcon.

Peut-être êtes-vous un de ses anciens clients, vous qui lisez ces lignes … 

CB 

 

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( 13 octobre, 2018 )

Un projet d’évasion de Sainte-Hélène…

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Divers projets d’évasion ont été formés pendant la captivité de l’Empereur à Sainte-Hélène. Il est difficile de savoir lesquels Napoléon a connus. Mais à aucun il n’a jamais prêté la moindre attention. Il savait que son rôle était fini et que son martyre créerait en faveur de son fils un courant d’opinion favorable. Il s’est sacrifié pour son enfant.  La lettre ci-dessous, adressée par l’amiral Plampin, commandant des forces navales anglaise à Sainte-Hélène, à Lord Melville, ministre de la marine, donne sur un plan d’évasion par sous-marin des détails assez curieux.   

Sainte-Hélène, 25 janvier 1818. 

Monseigneur, le 8 de ce mois, j’ai eu l’honneur d’écrire à Votre Seigneurie pour lui rendre compte que j’avais reçu des instructions relatives au docteur O’Meara contenus dans votre lettre du 14 septembre [1817]. Par retour du « Mosquito » de Rio de La Plata, le 19 courant, j’ai reçu une lettre du capitaine Sharpe de l’ « Hyacinthe » datée du 22 décembre [1817], contant des rapports sur des complots et plans d’évasion du général Bonaparte, et dont la copie suit : « J’ai reçu il y a quelques semaines une communication confidentielle de M. Chamberlain, chargé d’affaires, à Rio de Janeiro : elle porte que le duc de Richelieu a avisé M. Malert, chargé d’affaires de France, qu’un plan était en préparation pour secourir Buonaparte ; quatre officiers (pris à Pernambouc et envoyés prisonnier à  Lisbonne) auraient déclaré qu’un général français nommé Brayer, au service de ce gouvernement était le principal acteur de cette affaire. J’ai en conséquence pris toutes [les] mesures en mon pouvoir pour m’assurer qu’un plan de ce genre se préparait- mais sans succès. Le général Brayer commande en ce moment les troupes bloquant Falcaquara ; il a avec lui plusieurs officiers français ; mais aucun d’eux, pendant leur séjour ici, n’a entendu parler d’une participation quelconque aux plans ci-dessous. -Un jeune homme, arrivé il y a quelque temps en Angleterre, a apporté le plan d’un bateau capable d’être mû à la rame sous l’eau. Ce bateau, pouvant contenir six hommes, naviguerait au choix en surface ou sous l’eau pendant plusieurs heures. La personne qui a apporté ce plan a refusé de donner le nom des personnes qui l’emploient en angleterre. J’ai transmis l’affaire à l’Amirauté, qui pourra sans aucun doute découvrir ces personnes ; un brevet d’invention a, je crois, été pris. Le bateau est en fer et peut-être transporté à bord d’un vaisseau de 150 tonneaux. Le Gouvernement de Buenos-Ayres [Buenos-Aires] n’a donné aucune réponse à cette proposition… 

Amiral PLAMPIN. 

Document publié en 1932 dans la « Revue des Etudes Napoléoniennes, avec la mention « Communication de Mlle DECHAUX ». 

 

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( 13 octobre, 2018 )

Le prochain retour de « Bonaparte »…

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« Il existe au Gros-Caillou beaucoup d’anciennes maîtresses de soldats de la Vieille Garde. Ceux-ci entretiennent des correspondances avec ces femmes et leur annoncent toujours le prochain retour de Bonaparte à Paris, ce qui répand un mauvais esprit dans ce quartier. Je donne des ordres pour faire surveiller celles qui reçoivent de pareilles lettres, et pour empêcher qu’on en répande ainsi le contenu; je me concerterai aussi à ce sujet avec M. le directeur général des postes. »

(« Napoléon et la police sous la première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annotés par Eugène Welvert », R. Roger  et F. Chernoviz, Libraires-Editeurs,  s.d., p.235,  extrait du Bulletin en date du 13 octobre 1814)

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A noter que cet hôpital militaire créé en 1757 a été démoli en 1899. Tout ce qu’il en subsiste est la belle fontaine (dite « de Mars [dieu de la guerre] »), édifiée en 1806 que l’on peut encore voir (à son emplacement d’origine), au 129 et 131, rue Saint-Dominique, Paris 7ème).

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