• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 16 octobre 2018
( 16 octobre, 2018 )

« C’est avec cette franchise qu’on sert bien l’Empereur… »

Peu de jours après, vers le 14 octobre [1812], je reçus l’ordre d’accélérer, par tous les moyens possibles, l’évacuation sur Smolensk de tous ceux de nos blessés qui seraient en état d’être transportés ; il me fut prescrit d’employer à cette évacuation toutes les voitures de l’armée. Me trouvant à l’ordre le 15 ou le 16, l’Empereur, s’arrêtant devant moi, me dit : « Eh bien ! M. l’intendant général, presque tous nos blessés sont partis ? – Non, Sire, lui répondis-je : il en reste encore plus de quatre mille dans Moscou. Il parut très mécontent de ma réponse, et passa plus loin sans me rien dire de plus. Le [grand-] maréchal Duroc, qui était auprès de moi, me serra la main et me dit : « C’est fort bien, général ; c’est avec cette franchise qu’on sert bien l’Empereur. »

(« Souvenirs du lieutenant-général comte Mathieu Dumas. De 1770 à 1836. Publiés par son fils. Tome troisième », Librairie de Charles Gosselin, 1839, pp.456-457). Le général Mathieu Dumas occupait en 1812 les fonctions d’Intendant de la Grande Armée. Souffrant vers la fin de la campagne de Russie, il sera remplacé provisoirement par Pierre Daru.

Publié dans TEMOIGNAGES par
Commentaires fermés
( 16 octobre, 2018 )

A propos de la bataille de Leipzig…

A propos de la bataille de Leipzig… dans TEMOIGNAGES comte-mollien

Le comte Mollien, Ministre du Trésor public, écrira dans ses « Mémoires » : « On a reproché à Napoléon d’avoir accepté cette bataille. Sans doute comme chef de gouvernement, il peut paraître reprochable d’avoir livré à un tel hasard, et avec tant de chances contraires, la vie de tant de braves et le destinée de la nation qui les lui avait confiés ; mais il fallait ou combattre ou reculer, et ce n’était plus pour prendre ce dernier parti que cette brave armée avait été recomposée à si grands frais, et, sans l’absoudre entièrement, il est permis de ne voir en lui que le capitaine, en considérant qu’avec une armée formée en partie de nouvelles levées, il a lutté, dans cette sanglante journée, contre une armée presque triple du nombre, composée de vieilles troupes commandées par de très habiles généraux, animée par la présence de l’empereur de Russie, pourvue de tous les genres de munitions, et contre une artillerie plus forte de quatre cents pièces de canon que la sienne. »

 

 

 

Publié dans TEMOIGNAGES par
Commentaires fermés
|