( 30 octobre, 2018 )

Un MOT du GENERAL PELLETIER…

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Jean-Baptiste Pelletier, né le 16 février 1777 à Eclaron dans la Haute-Marne, élève à l’École d’artillerie de Châlons et lieutenant en 1793, capitaine en second l’année suivante, capitaine en premier en 1800, chef de bataillon en 1804, lieutenant-colonel en 1806, colonel du 7ème régiment d’artillerie en 1808, général de brigade au service du Grand-Duché de Varsovie pour commander l’artillerie et le génie (4 mars 1809), commandait, depuis le 1er juin 1812, l’artillerie du 5ème corps d’armée ou corps du prince Poniatowski. A Smolensk, il rétablit sous le feu des ennemis les ponts du Dnieper qu’ils avaient brûlés, et il reçut alors une forte contusion d’un biscayen qui tua un jeune officier de sapeurs, son officier d’ordonnance. A La Moskowa, Pelletier plaça si habilement ses batteries de réserve qu’elles souffrirent très peu des projectiles russes. A Winkovo ou Taroutino, il fut félicité par Poniatowski. Mais le 2 novembre 1812, à Wiazma, il tombait entre les mains des Russes, et il eut alors avec Anstett (Cf. « Papiers » de Nesselrode, IV, p.116) une curieuse conversation.

Voici comment il jugeait la situation de l’armée française. 

Arthur CHUQUET.

« Napoléon a fait une grande faute de conserver au-delà de 100 pièces d’artillerie. Il eût mieux vaut jeter 500 canons pour arriver avec toute l’armée à Smolensk, au lieu qu’il a perdu la moitié dans les combats qu’il a été obligé de soutenir et dans les affaires journalières aux quelles il n’a pu désormais échapper, sa cavalerie étant exténuée ainsi que ses attelages. Et la cavalerie russe et son charroi sont dans toute leur vigueur ! Et 20.000 cosaques sont sur toutes les routes, en front et en queue ! Et chaque paysan est un ennemi ouvert et déterminé ! »  A son retour de captivité le général Pelletier fut nommé maréchal de camp au service de la France, mais à dater du 20 septembre 1814. Sous les Cent-Jours, il commanda l’artillerie du 2ème corps d’armée et plus tard, l’École d’artillerie de Valence et celle de Toulouse, l’artillerie du siège de Pampelune, l’École d’artillerie et du génie à Metz .

Le 22 novembre 1836, il fut promu lieutenant général. 

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