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( 17 novembre, 2018 )

Les effectifs de Napoléon à son départ pour l’île d’Elbe…

Les effectifs de Napoléon à son départ pour l'île d'Elbe... dans HORS-SERIE etendard-chevau-legers-polonais

« Les Alliés avaient d’abord fixé à 400 le nombre de soldats que Napoléon était autorisé à emmener à l’île d’Elbe. Dans la journée du 6 avril [1814], ils lui accordèrent un bataillon d’infanterie de 610 hommes, une compagnie d’artillerie de 120 hommes et 120 chevau-légers polonais, officiers non comptés. Le général Friant, colonel-général des grenadiers à pied, assisté des généraux Petit et Pelet, de la Garde, fut chargé par l’Empereur de l’organisation immédiate de ces divers détachements. Il y procéda aussitôt sans désemparer, Cambronne, souffrant d’une blessure grave, reçue à Craonne, eut le commandement des troupes. Le bataillon d’infanterie eut à sa tête le colonel Malet du 1er voltigeurs ; son adjudant-major fut le lieutenant-colonel Laborde du 2ème régiment de chasseurs à pied. Les six compagnies, formées de volontaires, furent recrutées [pour] moitié dans les grenadiers, [pour] moitié dans les chasseurs de la Vieille Garde. Mais dans la formation nouvelle, les uns et les autres ne furent plus dénommés que « grenadiers ». On s’était arrêté un moment à l’idée de former ce bataillon de 3 compagnies de chasseurs. Elle fut abandonnée. On ne retint pas davantage la formation de la compagnie d’artillerie que l’on remplaça sous le nom de Compagnie des marins. Enfin, l’escadron des chevau-légers ne réunit pas tout-à-fait 90 sabres. Dès sa constitution, cet escadron prit le nom d’Escadron Napoléon…Cette troupe d’élite ainsi formée, prit le nom de Bataillon de l’île d’Elbe.  Le 7 avril [1814], l’Empereur la passa en revue, dans la cour du palais de Fontainebleau, ainsi que tout le reste de la Garde… Dans la soirée du 6 avril [1814], l’Empereur avait reçu les officiers de la Garde qui allaient l’accompagner à l’île d’Elbe et s’était longuement entretenu avec chacun d’eux ». »

(Capitaine Jean Lasserre « Le Bataillon de l’île d’Elbe », in Bulletin de la Société Belge d’Études Napoléoniennes, 1994, n°22, p.9). 

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( 17 novembre, 2018 )

Krasnoïé, 17 novembre 1812…

Krasnoïé, 17 novembre 1812… dans TEMOIGNAGES les-grenadiers-hollandais-a-la-bataille-de-krasnoie-17-nov.1812

« … en approchant de Krasnoïé, nous sommes vivement attaqués en tête et sur nos flancs par le canon, la cavalerie régulière et les cosaques, mais bientôt nous voyons l’Empereur, à la tête de sa Garde. Cette vue triple notre courage  et, après six heures d’un combat acharné, nous sommes maîtres de la ville, mais la victoire avait encore coûté bien cher à notre division. Bivouac en dehors de la ville par 24° de froid. J’avais très soigneusement gardé dans mon sac un peu de la farine trouvée à Smolensk. Un artilleur m’ayant prêté une petite poêle, à la condition qu’il aurait sa part du festin, je projetai de faire une galette. A cet effet, je fixai ma poêle à un long bâton, et ayant fait fondre assez de neige pour obtenir un peu d’eau je fis la pâte et la présentai au feu. J’attendais avec ravissement que la cuisson fut complète, lorsque tout à coup nous recevons des boulets et de la mitraille. L’un de nos projectiles m’enleva la poêle et son contenu. Je n’eus d’autre mal qu’une secousse très forte dans partie droite du corps, mais, de désespoir, je me mis à pleurer ! Vers deux heures du matin le froid augmenta encore, et, à travers mes souffrances je revoyais l’Empereur  marchant, armé d’un long bâton, sur le terrain couvert de verglas et d’une neige épaisse. Au jour, nous nous remîmes en marche, abandonnant nos morts et nos blessés. Ceux-ci, ainsi que nous l’apprîmes de l’un  d’entre eux qui avait pu s’échapper, eurent à souffrir des cruautés des Cosaques. »

Capitaine Vincent BERTRAND, « Mémoires. Grande-Armée, 1805-1815….», (A la Librairie des Deux Empires, 1998, pp.148-150). L’auteur était à cette époque sergent dans les rangs du 7ème régiment d’infanterie légère, lui-même faisant partie du 1er corps (Maréchal Davout).

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