( 25 novembre, 2018 )

PARU !

Traditions n°23
Au sommaire  de ce numéro:
 
Batailles
- Wattignies, la nécessaire victoire Dominique Timmermans
- Ostrolenka, la victoire oubliée Natalia Griffon de Pleineville
Livres anciens : La guerre d’Alfred Duquet  Laurent Teitgen
Destins
- La carrière mouvementée d’Ignace François Bousson Philippe Arnould

Blasons : L’épée et la plume   Philippe Lamarque
Lieux de mémoire
- Le camp de Sathonay Jérôme Croyet

Actualités : Le 7e Champagne outre-Atlantique   Philippe Charlet
Revue de détail
- La vérité sur les wursts du service de santé   Patrick Ehresmann
Unités
- La compagnie de réserve du Puy-de-Dôme Fabien Pacaud
- Les gardes de la porte du roi à Versailles Maxime Blin
Livres
 
Editorial.
Lors de certaines batailles, les enjeux nationaux sont parfois doublés d’implications personnelles lourdes de sens. C’est le cas pour Jean-Baptiste Jourdan, tout juste nommé commandant en chef de l’armée du Nord. Compte tenu du contexte politique très tendu, il sait qu’il risque sa tête s’il ne remporte pas la victoire. Le 23 septembre 1793, les Autrichiens ont mis le siège devant Maubeuge afin de consolider leurs positions, pénétrer dans la vallée de l’Oise et viser le cœur de la France. Alors qu’il préférerait attaquer les flancs de l’ennemi, il doit en priorité dégager Maubeuge. Au terme de deux jours de combats acharnés et longtemps indécis, ses troupes entrent enfin à Wattignies le 16 octobre, obtenant la victoire qui conforte le redressement des armées de la République et garantit la carrière du général (voir page 14).
Les enjeux n’ont évidemment pas la même importance lors de la bataille d’Auer­staedt ; pourtant, en dépit (ou à cause) de son comportement héroïque, le colonel Jean-Baptiste Buisson y perd, en même temps que l’usage de sa jambe gauche, sa dernière chance de voir confirmer sa nomination au grade de général (voir page 44). Quelques mois plus tard, avec une mission précise, le général Savary prend momentanément la tête du Ve corps avec lequel il va remporter la victoire oubliée d’Ostrolenka. Cette belle bataille élimine les risques qui pesaient sur le flanc droit de la Grande Armée et embellit l’avenir du futur ministre de la Police (voir page 30).
La question ne se pose pas dans les mêmes termes pour les jeunes gens engagés dans la compagnie de réserve du Puy-de-Dôme. Cette affectation a au moins l’intérêt de leur donner une formation militaire qui leur sera bien utile lorsqu’ils intégreront l’armée (voir page 82). Sous l’Ancien Régime, les gardes de la porte du roi n’envisagent pas les choses de la même manière ; leur rôle est plus honorifique que militaire et leur somptueux équipement digne de leur fonction (voir page 89). 
Dans un tout autre domaine, celui du service de santé, Pierre François Percy, constatant la difficulté pour les chirurgiens de se déplacer rapidement sur le champ de bataille, imagine d’utiliser les fameux wursts dont est alors équipée l’artillerie. Bien qu’efficace, l’idée n’aura pas de suite, faute sans doute des moyens nécessaires, mais elle a frappé les imaginations et se retrouve régulièrement dans l’iconographie, y compris à contretemps, hors des périodes de réelle utilisation (voir page 72).
En plus de cet ensemble déjà bien riche en lectures passionnantes, ce numéro de Traditions vous invite à découvrir l’histoire d’un camp militaire, né sous le second Empire, dont la vocation se poursuit encore aujourd’hui sous une forme bien différente (voir page 56). L’actualité fournit également une rare occasion de revenir sur quelques épisodes de la guerre d’Indépendance américaine puisque, pour la première fois, un groupe de reconstitution français a participé aux commémorations (voir page 67). 
Nous espérons que ce sommaire varié, auquel il faut évidemment ajouter nos rubriques récurrentes (Livres anciens, Blasons, Actualités, Livres…), vous donnera autant de plaisir que nous en avons eu à le concevoir. »

 

 
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