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( 28 novembre, 2018 )

Pour m’écrire: une seule adresse !

DS

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( 28 novembre, 2018 )

Le général Bachelu

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Gilbert-Désiré-Joseph Bachelu est né le 9 février 1777 à Dôle (Franche-Comté).Reçu en l’an II à l’école du génie de Metz, en qualité d’élève sous-lieutenant.Nommé capitaine en l’an IV, il fait la campagne du Rhin puis la campagne d’Egypte où il est nommé chef de bataillon en l’an VIII. Après son rapatriement, il passe colonel du génie et embarque pour Saint-Domingue. De retour en France, il exerce les fonctions de chef d’état-major du génie au camp de Boulogne de l’an XI à l’an XIII, où il devient membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII et officier de l’Ordre le 25 prairial. Le 12 nivôse an XIII, il prend le commandement du 11ème de ligne ; à sa tête, il participe à la campagne d’Austerlitz puis à celle de Dalmatie. Il est nommé général de brigade le 5 juin 1809, se distingue à Wagram et au siège de Dantzig, ville dont il est nommé commandant en second en 1811. Il obtient le titre de baron de l’Empire le 29 août 1810. En 1812, il fait la campagne de Russie, puis revient à Dantzig dont il assure la défense jusqu’au 1er janvier 1814.

Il est nommé général de division le 26 juin 1813. Revenu en France, il reçoit la croix de Saint-Louis le 19 juillet 1814. Au retour de l’île d’Elbe, Napoléon lui confie le commandement de la 5èmedivision du 2ème corps (général Reille).Il se bat aux Quatre-bras et il est blessé à Mont-Saint-Jean. 

Après le licenciement de l’armée de la  Loire, il est arrêté et condamné à l’exil. Rappelé en 1817, il est replacé à l’état-major de l’armée. Il est finalement admis à la retraite en 1824. Bachelu s’éteint le 16 juin 1849 à Paris.

Son nom est inscrit sur l’Arc-de-Triomphe de l’Étoile, côté sud. 

Capitaine P. MATZYNSKI

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( 28 novembre, 2018 )

Retour sur l’incendie de Moscou…

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Aucun renseignement n’a pu être trouvé sur le signataire de cette lettre, un dénommé Coudère. Elle est extraite du livre intitulé « Lettres interceptées par les russes pendant la campagne de 1812 » et qui fut publié en 1913. 

Moscou, le 27 septembre 1812. 

Ma chère et tendre amie, c’est avec une joie sans égale que je viens de recevoir ta lettre du 12 juin. Donc que je te marque le temps qui s’était passé depuis le commencement de notre campagne, donc je te marque que nous irons à Moscou pour le 15 septembre, je te dirai que nous y sommes entrés le 14 au soir, qui a été notre étonnement c’est à voir que le feu qui a pris dans plusieurs maisons mis par les Russes. Je suis allé voir cette belle ville le même soir, mais quand j’ai vu que le feu prenait de toutes parts, je me suis retiré au camp. Je puis t’assurer que Moscou est en partie incendiée ; c’est une cruauté de voir une si belle ville comme est. Les Français ont été étonnés d’une pareille dévastation, on a cherché à éteindre le feu. Mais il a été impossible de pouvoir l’éteindre, car l’on avait enlevé toutes les pompes à feu. La plupart des habitants se sont sauvés et ont enlevé tout ce qu’ils ont pu. Lorsque la décision a été prise par les russes de réduire toute la ville en cendres, il était convenu de faire périr tous les Français ; mais notre empereur était plus fin qu’eux. Lorsque le feu prenait dans plusieurs maisons, cela par des mèches qui étaient dans les maisons, mis par des soldats et même par des officiers que l’on a pris, et par 20.000 galériens qui ont été lâchés avant notre arrivée à Moscou. Le feu a duré pendant 3 jours et nuits sans que l’on puisse l’éteindre. Quand notre Empereur a vu çà, il a donné le droit de pilage aux soldats. Il est impossible de te faire une idée combien cette ville est riche, aux personnes qui ne l’ont pas vue, car il y a tout ce que l’homme puisse s’imaginer. Tout ces magasins qui ont brûlé sans que l’ont ne puisse rien sauver, cela n’est pas étonnant, car l’on nous a assuré que le gouverneur de la ville [Rostopchine] a dit aux habitants de ne pas rendre la ville aux !français, qu’il fallait plutôt qu’elle soit réduite toute en cendres que de la rendre aux Français. Mais les habitants ne l’ont pas écouté, car lorsque l’armée française s’est approchée, l’on a apporté les clefs de la ville. 

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