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( 7 décembre, 2018 )

La taille de Napoléon et celle de ses maréchaux…

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Napoléon était loin d’être petit, puisqu’il fut reconnu, après sa mort qu’il mesurait 1m687 ; c’est-à-dire 5 pieds 2 pouces, mais la plupart de ses maréchaux étaient de beaux hommes à la taille élevée. Mortier semble détenir le record avec 1m94. Après lui vient Murat avec 1m81 ; Marmont, Soult, Augereau, Bessières, Kellermann (1m78) ; suivent par rang de taille : Moncey, Suchet, Oudinot (1m74) ; Berthier, Lefebvre, Perrin dit « Victor » (1m73) ; Masséna, Ney, Davout (1m72) ; Lannes, Pérignon, Sérurier, Macdonald (1m70). Brune avec ses 1m68 ne dépassait pas, de la taille, l’Empereur qui, répétons-le, n’était pas petit. La taille a toujours eu un prestige incontestable, mais Bonaparte qui le connaissait  bien n’hésitait pas à dire à Kléber qui était une sorte de géant : 

« Vous avez tenu des propos séditieux : prenez garde que je ne remplisse mon devoir : vos cinq pieds dix pouces ne vous empêcheraient pas d’être fusillé dans deux heures ». 

Robert MERGET.

(« Waterloo illustré », 2/1, sans date [circa 1960/1970]).

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( 7 décembre, 2018 )

Qui se souvient de « La Chronique des Deux Empires » ?

Chronique

Ce bulletin, diffusé à partir de juin 1996 (et qui a connu 39 numéros) de format A5, de couleur mauve, était offert à tous les clients de la Librairie des Deux Empires, qui ferma ses portes en 2003. 

Il contenait de nombreux extraits de témoignages (Lyautey, Turno, Salle, etc), articles et autres informations. Une publication artisanale devenu quasi-introuvable de nos jours !

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( 7 décembre, 2018 )

Napoléon descendant du fameux « Masque de fer » ?

N13

Dans le « Mémorial de Sainte-Hélène » du comte Las Cases, on peut lire à la date du 12 juillet 1816 le fait suivant : « La conversation a conduit aujourd’hui à traiter le masque de fer. On a passé en revue ce qui a été dit par Voltaire, Dutens, etc., et ce que l’on trouve dans les Mémoires de Richelieu : ceux-ci le font, comme l’on sait, frère jumeau de Louis XIV et son aîné. Or, quelqu’un a ajouté que travaillant à des cartes généalogiques, on était venu lui démontrer que lui, Napoléon, était descendant linéal de ce masque de fer, et par conséquent descendant l’héritier légitime de Louis XIII et de Henri IV, de préférence à Louis XIV et à tout ce qui en était sorti. L’Empereur, de son côté, a dit en avoir en effet entendu quelque chose, et i la ajouté que la crédulité des hommes est telle, leur amour du merveilleux si fort, qu’il n’eût pas été difficile d’établir quelque chose de la sorte pour la multitude, et qu’on n’eût pas manqué de trouver certaines personnes dans le Sénat pour les sanctionner, et probablement, a-t-il observé, celles-là mêmes qui plus tard se sont empressées de la dégrader, sitôt qu’elles l’ont vu dans l’adversité. On est passé alors à  développer les bases et la marche d cette fable. Le gouverneur des îles Sainte-marguerite disait-on, auquel la garde du Masque de fer était alors confiée, se nommait M. de Bonpart, circonstance au fait déjà fort singulière. Celui-ci, assurait-on, ne demeura pas étranger aux destinées de son prisonnier. Il avait une fille ; les jeunes gens se virent ; ils s’aimèrent. Le gouverneur en donna connaissance à la cour ; on y décida qu’il n’y avait pas grand inconvénient à laisser cet infortuné chercher dans l’amour un adoucissement à ses malheurs; et M. de Bonpart les maria.

Celui qui parlait en ce moment disait que quand on lui raconta la chose, qui l’avait fort amusé, il lui était arrivé de dire qu’il la trouvait très ingénieuse ; sur quoi le narrateur s’était fâché tout rouge, prétendant que ce mariage pouvait se vérifier aisément sur les registres d’une des paroisses de Marseille qu’il cita, et qui ne attestait, disait-il toutes les traces. Il ajoutait que les enfants qui naquirent de ce mariage furent clandestinement, ou sans bruit, écoulés vers la Corse, où la différence de langage, le hasard ou l’intention avait transformé leur nom de Bonpart en Bonaparte, et Buonaparte; ce qui au fond présente le même sens. »

 

 

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( 7 décembre, 2018 )

7 DECEMBRE 1815: La FIN du «BRAVE DES BRAVES»…

7 DECEMBRE 1815: La FIN du «BRAVE DES BRAVES»... dans FIGURES D'EMPIRE ney

Arrêté le 3 août 1815 au château de Bessonnies (Lot), où il avait trouvé refuge, Ney est transféré à Paris, sous la pression des ultras , » Louis XVIII est prié de se monter intraitable », comme l’écrit un de ses biographes, Éric Perrin. Un procès est inévitable et Gouvion Saint-Cyr, ministre de la Guerre prie le ministre de la Police Decazes « de mettre le prince de La Moskowa à sa disposition comme justiciable des tribunaux militaires… ».  Ney arrive à Paris le 19 août 1815, le jour même où est fusillé le brave Labédoyère. Il est enfermé à la Conciergerie. Il faudra attendre le 10 novembre pour que débute son procès. On peut y voir Metternich et le prince Auguste de Prusse. Parmi les 7 juges: les maréchaux Jourdan, Masséna, Augereau, Mortier; les généraux Gazan, Claparède et Villate. Moncey s’est récusé dans une lettre courageuse au Roi. Il a été aussitôt destitué et condamné à une peine de trois mois de prison. Au soir du 6 décembre, la sentence tombe: Ney est condamné à mort par 139 voix contre 5 abstentions et 17 voix pour la déportation. Parmi ceux qui votèrent la mort on note les noms de Marmont, Sérurier, Kellermann, Pérignon, Victor; les généraux Dupont, Latour-Maubourg, Lauriston, Dessolles, et Maison. « Le maréchal, écrit Perrin, qui s’était endormi profondément après avoir dîné, est réveillé à 3 heures du matin, ce 7 décembre 1815. D’une voix tremblante, un fonctionnaire lui communique l’arrêt. Ney est alors rouge de colère… » Ney s’exclame: « C’est digne du règne de Caligula, dit-il, spontanément, on prend un homme, il veut se défendre, on le bâillonne et on l’envoie à la mort ! ». Eglé Ney, son épouse, compte se rendre aux Tuileries afin d’obtenir du Roi sa grâce En vain !… Un peu avant 9 heures du matin, Ney, après avoir accepté les secours de la religion, se rend sur les lieux de son exécution. Il marche d’un pas ferme.  Il sera fusillé au bout de l’avenue de l’Observatoire. Mort, Ney est effectivement redevenu le premier soldat de Napoléon qui se rue à bride abattue sur les carrés ennemis », écrit Éric Perrin au terme de son étude. Une statue, œuvre de Rude, sera inaugurée sous Napoléon III, le 7 décembre 1853, à l’emplacement de son exécution. Plusieurs années après, en 1895, se trouvant sur la trajectoire de la future voie de chemin de fer reliant Paris à Sceaux, elle sera déplacée en face de son endroit initial. C’est là que le passant amoureux de l’Histoire peut la contempler encore aujourd’hui.   

C.B. 

 

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( 7 décembre, 2018 )

Jour sombre…

Ney-7 décembre 1815« Le 7 décembre 1815, étant interne à l’Hôtel-Dieu, je vis entrer chez moi de grand matin Beaupoil de Sainte-Aulaire, mon ami et camarade de collège, plus tard colonel: « Viens avec moi, me dit-il ; on va exécuter Ney. » Nous partîmes par un brouillard très froid. Nous arrivâmes au lieu de l’exécution par la petite rue de Chevreuse. Ney arriva peu de temps après : il était vêtu d’une redingote bleue, coiffé d’un chapeau rond ; sa démarche, sa tenue, sa figure étaient calmes, sans ostentation. Tout en lui respirait le courage, l’honneur, la dignité. Sa présence excita un grand mouvement. Bien que les hommes de la réaction qui l’avaient fait condamner fussent là en grand nombre, en majorité, ils ne purent empêcher les manifestations de regrets, d’admiration, données au malheureux Ney. On ne s’en gênait pas. Cependant Ney arriva devant le peloton de sous-officiers vétérans chargés de l’exécution; il ôta son chapeau, salua le commandant du peloton qui, par habitude ou par un mouvement qu’il n’avait pu maîtriser, avait abaissé son épée devant le maréchal. Bien que toutes les relations publiées aient consigné quelques mots comme ayant été prononcés par lui, je crois pouvoir assurer qu’il ne dit pas une parole. Il tomba droit devant lui, les pieds contre le mur à l’est, et la tête à l’ouest. La mort fut instantanée, sans être même accompagnée des soubresauts convulsifs qui s’observent en pareil cas. Trente-huit ans plus tard, à pareil jour, j’assistai à l’inauguration du monument de l’illustre maréchal. Le discours que Dupin prononça d’une voix ferme et fortement accentuée, produisit une grande impression. »

(Docteur POUMIES DE LA SIBOUTIE, « Souvenirs d’un  médecin de Paris… », Plon, 1910, pp.174-175).

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Le monument érigé en 1853 est toujours visible de nos jours, non-loin de l’avenue de l’Observatoire. Il n’est plus à son endroit d’origine car déplacé lors de la construction de la voie de chemin-de-fer de Paris à Sceaux, un segment de notre actuel RER B.

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