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( 21 décembre, 2018 )

20 mars 1815, 9 heures du soir: arrivée triomphale de l’Empereur aux Tuileries, après son débarquement sur les côtes de France !

20 mars 1815, 9 heures du soir: arrivée triomphale de l'Empereur aux Tuileries, après son débarquement sur les côtes de France ! dans JOURS D'EPOPEE 11020091

« Neuf heures venaient de sonner au pavillon de l’Horloge ; je me promenais et causais avec mes camarades le long du château. Tout à coup des voitures très simples et sans aucune escorte se présentent au guichet du bord de l’eau et l’on annonce l’Empereur. Décrire ce moment n’est pas en mon pouvoir, il est impossible que des mots puissent le faire.  La grille est ouverte, les voitures entrent ; nous nous précipitons tous autour d’elles et nous en voyons descendre Napoléon. Oh ! Alors, toutes les têtes sont en délire : on se jette sur lui en désordre, on l’entoure, on le presse, on l’étouffe presque, et on finit, malgré tout ce que peuvent dire et faire les généraux qui l’accompagnent, par l’emporter dans ses appartements. (Capitaine Léon-Michel Routier, « Récits d’un soldat de la République et de l’Empire, 1792-1830 », Editions du Grenadier, 2001, p.154).

« Toute la partie du côté du Pavillon de Flore près duquel est l’entrée ordinaire du Palais [des Tuileries], était remplie d’une masse si compacte de généraux, d’officiers, de gardes-nationaux et d’une grande quantité de personnes de distinction, qu’il me fut impossible de faire avancer la voiture jusqu’au perron. L’Empereur, voyant qu’il ne pouvait aller plus loin, descendit au milieu de la foule immense qui se pressait autour de lui et, dès qu’il eut mis pied à terre, on s’empara de lui et on le porta, pour ainsi dire, jusque dans ses appartements, sans que ses pieds puissent toucher les degrés de l’escalier. Il était neuf heures environ ». (Mamelouck Ali, « Souvenirs sur Napoléon… », Arléa, 1999, p.107).

« Les salles du palais [celui des Tuileries] semblaient métamorphosées en un champ de bataille, où des amis, des frères échappés inopinément à la mort se retrouvent et s’embrassent après la victoire », écrit Fleury de Chaboulon dans ses « Mémoires » (tome I, p.204).

 

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