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( 4 janvier, 2019 )

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Napoléon1

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( 4 janvier, 2019 )

Le général Bertrand à l’île d’Elbe…

Général Bertrand

Un extrait du témoignage d’André Pons de l’Hérault, directeur des mines de l’île d’Elbe (depuis 1809): « Le général Bertrand, grand maréchal, était chargé des affaires civiles, ce qui équivalait au ministère de l’intérieur. Le général Bertrand était un homme de bien, dans toute l’étendue du mot. Il se serait dévoué pour l’Empereur au moment où son dévouement aurait pu sauver l’Empereur, mais ce moment ne s’était pas présenté, et il ne l’avait suivi que par un sentiment d’honneur. Les événements qui avaient brisé le trône impérial avaient aussi brisé l’âme du général Bertrand. Sans cesse en proie aux souvenirs déchirants de cette immense catastrophe, ce n’était plus un homme de travail, c’était un homme de repos. Son coeur était tout entier à sa famille; sa femme et ses enfants absorbaient toutes ses pensées. Que si l’on exigeait rigoureusement mon opinion sur l’essence des liens qui avaient attaché Napoléon au général Bertrand, je dirais, d’après tout ce que j’ai vu: les deux natures, celle de l’empereur Napoléon et celle du général Bertrand, n’étaient pas sympathiques, et le resserrement de leur union, plus apparent que réel, était plutôt une affaire d’habitude qu’une affaire de sentiment. Jamais leurs premières opinions n’étaient les mêmes; elles commençaient toujours par se heurter, et le général Bertrand ne cédait pas facilement.

J’ai vu, plus d’une fois, l’empereur Napoléon renoncer aux débats. Cela n’empêchait pas que le général Bertrand n’aurait jamais eu une pensée contraire aux intérêts de l’empereur Napoléon. »

(« Souvenirs et Anecdotes » de Pons l’Hérault , Plon, 1897)

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( 4 janvier, 2019 )

Paysans et cosaques (1814)…

1814...

De tous côtés, l’invasion, Le maire de Phalsbourg, Parmentier, écrit au préfet de la Meurthe qu’il a vu arriver dans la ville nombre d’Alsaciens qui fuient devant l’ennemi. Les Cosaques approchent, mais, conclut Parmentier, s’ils viennent, les Phalsbourgeois sauront les recevoir.

4 janvier 1814.

Hier nous avons eu l’idée de la désolation. Un grand nombre d’habitants du Bas-Rhin sont arrivés dans nos murs, traînant à leur suite leurs femmes, leurs enfants : ils étaient chassés par l’inquiétude, que leur inspiraient les Cosaques qui, hier soir, ont eu l’impertinence de se glisser jusqu’à Haguenau où ils ne sont restés que quelques heures. Ils avaient passé le Rhin entre Beinheim et Seltz, mais dans l’intention seulement de favoriser un passage plus sérieux qui s’effectuait à Mannheim. Le maréchal Marmont s’est porté à la rencontre de l’ennemi ; mais il n’était point en force et on dit qu’il a été obligé de se rejeter sur Mayence. Le duc de Bellune [maréchal Victor] vient de prendre position sur la côte de Saverne avec son corps d’armée. Si ce passage est bien défendu, J’espère que ces Messieurs ne viendront pas jusqu’à nous. Dans tous les cas je vous promets que nous les recevrons en Phalsbourgeois, je veux dire en patriote. Car il serait difficile de manifester un meilleur esprit que celui dont je suis journellement témoin.

(Arthur CHUQUET, « L’Année 1814. Lettres et Mémoires », Fontemoing et Cie, Éditeurs, 1914, p.7).

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