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( 3 février, 2019 )

Découvrez un blog dédié à celle qui incarna le rôle de l’impératrice Joséphine dans le film « Austerlitz » d’Abel Gance (1960)…

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( 3 février, 2019 )

A paraître en librairie…

Wilkin.

Ce sujet n’est pas nouveau et déjà exploité, mais cet ouvrage à paraître le 14 février prochain aux Editions du Cerf, mérite qu’on y porte un minimum d’attention. Les lettres de « Braves » de la Grande-Armée sont toujours intéressantes à découvrir.

 A suivre…

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Présentation de l’Editeur: « D’Austerlitz à la campagne de Russie, paysans, citadins, ils ont changé la face du monde. Ce sont l’Empereur et l’Empire qu’ils racontent, dans la boue et sous le feu, au cours de ces lettres inédites à leurs proches.

Que sait-on du quotidien des soldats de l’Empereur Napoléon ? De leurs craintes des combats, des souffrances endurées pendant les campagnes, des difficultés auxquelles ils étaient, chaque jour, confrontés ? 

Pour y répondre, voici 150 lettres écrites, de 1800 à 1814, par des conscrits de l’armée napoléonienne. Elles révèlent un aspect méconnu de l’Empire : la peur et le dégoût du combat. On lira des missives où ces jeunes hommes essayent à tout prix d’éviter la conscription, cherchent un remplaçant, voire désertent. C’est aussi la face cachée de la Grande Armée, celle de la misère, et de la captivité. Les soldats réclament de l’argent à leurs parents, se plaignent de leur équipement et des efforts exigés par le commandement. Certains sont capturés et emprisonnés par l’ennemi. Ils écrivent, à leurs proches inquiets, des lettres de désespoir. 

Ce recueil dévoile l’épopée d’une génération, mais aussi les lacunes d’une armée qui passait pour être la meilleure du monde, et enfin le quotidien de ces héros anonymes qui ont fait la gloire de la France. »

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( 3 février, 2019 )

Les journées de l’Empereur à Longwood.

Napoléon à Sainte-Hélène.

« Dans les premiers temps, il se levait assez tard, mais il ne tarda pas à prendre l’habitude de quitter le lit à 5 ou 6 heures. Il faisait une promenade à cheval, puis en rentrant il se mettait au bain. Il dînait généralement seul, vers 11 heures, et très sobrement : un plat de viande, tel que côtelette, beefsteak ou poitrine de mouton; des oeufs frais; comme légumes, le plus souvent des lentilles à l’huile, qu’il aimait beaucoup. Il commençait parfois le repas par une soupe au lait, avec beaucoup d’oeufs : c’était une sorte de lait de poule très sucré, qu’il prétendait être rafraîchissant; comme boisson, un peu de vin de Bordeaux, avec de l’eau.

A 2 heures, il s’habillait pour la journée et dînait vers 7 heures; plus tard, il supprima le déjeuner, et pour la convenance de Madame de Montholon, il y eut dîner à 3 heures et souper à 10.

L’Empereur mangeait avec appétit, mais vite; au dessert, il envoyait souvent chercher un volume, qu’il lisait tout haut, pendant le temps que le grand-maréchal  très’ gourmand, passait à croquer des bonbons. Après le dîner, il prenait une très petite tasse de café, et lorsque les domestiques s’étaient retirés, il se renfermait avec ses amis et refusait toute visite. Alors, il jouait au whist ou aux échecs, en faisant’ la conversation avec les personnages de sa suite, puis il congédiait tout le monde et, vers 10 ou 11 heures, il se retirait dans sa chambre à coucher. Il se couchait habituellement de très bonne heure, et comme il dormait peu, il envoyait chercher Las Cases ou Montholon, pour lui tenir compagnie jusqu’à ce que le sommeil le gagnât. Parfois, il faisait lever Montholon, pour lui faire des dictées. Il se réveillait assez régulièrement vers les 3 heures du matin: on lui apportait une lumière, et il travaillait jusqu’à 6 ou 7 heures; il se recouchait alors et essayait de se rendormir. Dans l’après-midi, quand il ne sortait pas pour faire son exercice quotidien, soit qu’il fît trop chaud ou qu’il se sentît fatigué, il lisait, lorsqu’il ne dictait pas ou ne sommeillait pas. Il lisait à sa manière, qui consistait à parcourir rapidement les pages avec le pouce, achevant ainsi deux ou trois volumes en moins d’autant d’heures. Il exigeait que tout le monde restât debout en sa présence, et la tête découverte. Lady Malcolm relate que l’Empereur et son mari se promenèrent un jour, pendant quatre heures, dans le salon de Longwood, avec leurs chapeaux sous le bras; il préférait subir cette fatigue que de se voir manquer de respect. Son médecin, Antommarchi, fut souvent sur le point de tomber en défaillance, pour être resté trop longtemps sans s’asseoir.

L’étiquette était rigoureuse : le médecin traitant devait endosser un habit de cour, toutes les fois qu’il rendait visite à son malade. « 

(Docteur CABANES, « Au chevet de l’Empereur », Albin Michel, s.d. [années 1920 ?], pp.307-309)

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