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( 20 février, 2019 )

Rappel sur le parcours de Martial Lapeyre, 1904-1984, (qui légua une grande part de sa fortune au Souvenir Napoléonien et laquelle permit la création de la Fondation Napoléon) et sur l’influence du « management napoléonien »

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( 20 février, 2019 )

Retour sur l’affaire du duc d’Enghien….

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( 20 février, 2019 )

Le général Cambronne…

Cambronne

« Le général Cambronne commandait la compagnie dans laquelle La Tour d’Auvergne trouva une mort glorieuse. Il était d’une bravoure à toute épreuve. Sa carrière militaire est illustrée par beaucoup de traits de dévouement, mais la violence de son caractère était quelquefois effrayante. De retour de l’île d’Elbe, l’Empereur le nomma lieutenant général, et il refusa. À la funeste journée de Waterloo, il fut grièvement blessé, et les Anglais, qui l’avaient ramassé sur le champ de bataille, le conduisirent prisonnier en Angleterre. On lui a prêté ces belles paroles qu’il n’avait pas dites, qu’il n’avait jamais été en position de dire: «La Garde meurt, elle ne se rend pas», et pour rendre hommage à la vérité il les désavoua. De mauvais conseils lui firent rendre du service sous la Restauration. »

(André Pons de l’Hérault, « Souvenirs et Anecdotes de l’île d’Elbe », Plon, 1897. Nouvelle édition: Les Editeurs Libres, 2005. Préface et notes de Christophe Bourachot)

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( 20 février, 2019 )

Le suicide de Berthier (3ème partie).

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Les bruits les plus étranges, les plus inouïs coururent aussitôt. Des émissaires du Tugendbund, disait-on, des parents du libraire Palm que Berthier avait fait passer par les armes en 1806, des amis de Staps qu’il avait fait fusiller en 1809 [l’étudiant autrichien qui avait le projet d’assassiner Napoléon sous prétexte de lui remettre un missive lors d’une revue et qui manqua son coup, Rapp s’étant interposé entre lui et l’Empereur], avaient pénétré dans le château sous un déguisement et jeté le maréchal par la fenêtre. N’a-t-on pas défendu naguère, et très sérieusement, que Berthier fut assassiné sur un ordre parti de Gand par des hommes de main, émigrés ou chouans, parce que les royalistes craignaient qu’il ne rejoignît l’Empereur pour être de nouveau son major général ?

D’autres, avec plus d’apparence de raison, ont soutenu que Berthier était mort, soit d’une congestion cérébrale, soit d’un accident : pour mieux voir les troupes russes qui passaient devant le palais, l monta sur une chaise et, soudainement étourdi, frappé de vertige ou d’un transport au cerveau, il perdit l’équilibre, tomba dans le vide et vint s’écraser sur la pavé. Le général Thiébault qui défend cette opinion et qui n’est jamais à court d’arguments, affirme que l’apoplexie semblait endémique chez les Berthier ; que César Berthier et Mme d’Haurangeville étaient morts comme leur frère le maréchal, dans une attaque d’apoplexie ; que l’un, montant en bateau  sur le lac de Grosbois, tomba dans l’eau ; que l’autre, étant debout devant la cheminée de sa chambre, tomba dans le feu, et, parce qu’un autre frère, Léopold, est mort d’une sorte de malaria à Hanovre, Thiébault conclue ingénieusement, sinon subtilement, que ces quatre Berthier ont péri par les quatre éléments et que la nature leur a fait l’honneur de déployer contre eux  les plus nobles moyens de destruction, la terre, l’air, l’eau et le feu.

Eh bien non ! Berthier s’est donné volontairement la mort. Ce qui prouve son suicide, c’est ce mot d’un employé du ministère bavarois qui écrit au crayon sur une lettre du directeur de la police de Bamberg : « Le prince a mis fin lui-même à la surveillance. » C’est la missive du baron de Seckendorf, président du tribunal d’appel de Bamberg, qui mande le 5 juin à Montgelas : « Je déjeunais lorsque deux messagers, hors d’haleine, vinrent l’un après l’autre, m’annoncer que le prince Berthier s’était jeté du haut d’une fenêtre dans la rue et qu’il était mort sur la place. L’opinion qui règne ici croit à une mort préméditée. Les gens qui tiennent à la cour veulent expliquer la chose par le vertige qu’aurait excité un soudain retour de la goutte. »

C’est la lettre envoyée de Gand par Sir Charles Stuart le 9 juin à Castlereagh et ainsi conçue : « Des lettres de Bamberg annoncent que le maréchal Berthier a mis récemment à sa vie en se  jetant par la fenêtre  au moment où une colonne russe passait par la ville ». C’est ce rapport que le tribunal d’appel de Bamberg adressa le 21 juin au roi de Bavière. Le prince de Wagram, lisons-nous dans cette pièce capitale, vint entre midi  et une heure dans la chambre de ses enfants, au troisième étage du palais. Il s’entretint avec la gouvernante française, mlle Gallien ; il dit qu’il était souffrant, qu’il avait la langue toujours jaune, et il allait par la chambre, de long en large, absorbé dans ses pensées et rongeant ses ongles. Les troupes russes ne cessaient de passer. Il les vit de la fenêtre et il s’écria en soupirant : « Ce défilé n’aura donc pas de fin ! Pauvre France, que vas-tu devenir ? Et moi, je suis ici ! ». Puis s’éloignant de la fenêtre, il demande si Mlle Gallien allait sortir pour faire une promenade en voiture avec les enfants. La gouvernante répondit qu’elle ne pourrait sortir que lorsque le prince aurait quitté la chambre. Alors il voulut savoir où étaient les cabinets. Il ouvrit la porte et la referma. Soudain retentit un bruit. Mlle Gallien accourt, croyant le prince indisposé ; elle ne le voit plus ; mais la chaise placée entre la commode et la croisée est tombée et vacille encore ;  pendant que la gouvernante entendait le bruit de la chaise renversée, « avait lieu la malheureuse chute. »

 A suivre…

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