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( 5 mars, 2019 )

Napoléon arrive à Gap…

Napoléon le Grand2

Un nouvel extrait de l’excellent témoignage du trésorier Guillaume Peyrusse: « 5 mars 1815 . Dès la pointe du jour, M. le Grand-Maréchal me transmit l’ordre de Sa Majesté de cesser mes recherches et de rentrer. Je fis mon compte. Je trouvai un déficit de 37,000 Fr. Les rouleaux qui avaient échappé à nos recherches, avaient dû tomber dans le ruisseau, que la neige de la nuit avait grossi. Je rentrai à Digne, je m’assurai d’une voiture ; je congédiai avec largesse mes muletiers, je réglai avec M. le maire les fournitures faites. Ce fut à Digne qu’on imprima pour la première fois les proclamations que, pendant la traversée, l’Empereur avait dictées, à bord du brick, à tous les militaires qui savaient écrire, et qui se répandirent dans tout le Dauphiné avec la rapidité de l’éclair [1]. Le général Cambronne, avec une avant-garde de quarante grenadiers, eut ordre de s’emparer du pont et de la forteresse de Sisteron. Le général [de] Loverdo [2], trompé sur le nombre de nos forces, avait cru prudent d’aller replacer plus loin en arrière les troupes qu’il avait à sa disposition. C’était un point important qui eut pu ouvrir un passage aux troupes marseillaises, si le maréchal Masséna, qui les commandait, eut songé à s’opposer à notre passage. Je traversai Sisteron et rejoignis Sa Majesté à Gap. L’enthousiasme qu’inspirait la présence de Sa Majesté dans ces départements aux citoyens de toutes les classes, la sécurité parfaite avec laquelle l’Empereur poursuivait son entreprise, montraient assez quel était le vœu général de la province du Dauphiné. Avant de quitter ses habitants, l’Empereur leur exprima ainsi toute sa satisfaction :

Aux habitants des départements des Hautes et Basses-Alpes.

      « Citoyens,

J’ai été vivement touché de tous les sentiments que vous m’avez montrés ; vos vœux seront exaucés. La cause de la nation triomphera encore !!! Vous avez raison de m’appeler votre père ; je ne vis que pour l’honneur et le bonheur de la France. Mon retour dissipe toutes vos inquiétudes ; il garantit la conversation de toutes les propriétés, l’égalité entre toutes les classes, et les droits dont vous jouissiez depuis vingt-cinq ans, et après lesquels nos pères ont tous [tant] soupiré, forment aujourd’hui une partie de votre existence.

Dans toutes les circonstances où je pourrai me trouver, je me rappellerai toujours avec un vif intérêt tout ce que j’ai vu en traversant votre pays. »

A deux heures de l’après-midi, nous quittâmes Gap. La population entière se pressa sur notre passage et accompagna notre entreprise de tous ses vœux. A St-Bonnet, les habitants voyant le petit nombre de soldats dont Sa Majesté était entourée, proposèrent de faire sonner le tocsin pour réunir les villages, afin de l’accompagner en masse. – « Non, dit Sa Majesté, je voulais venir seul, me confiant aux bons sentiments des Français… Restez tranquilles chez vous. » Sa Majesté vint coucher à Corps.


[1] « Ce fut dans cette ville qu’il [Napoléon] fit imprimer pour la première fois ses proclamations ; elles se répandirent avec la rapidité de l’éclair et enflammèrent toutes les têtes et tous les cœurs d’un dévouement si violent et si prompt que toute la population du pays voulait se lever en masse et marcher à l’avant-garde », (Fleury de Chaboulon, ibid., tome I, p.134).

[2] Le général Nicolas de Loverdo (1773-1837), d’origine italienne, commandait alors la place de Sisteron. Refusant de se joindre à l’Empereur, il laisse, dans la  nuit du 4 au 5 mars 1815, entrer son avant-garde dans la ville. Sur cet épisode, lire le récit de Jean-Joseph Laurent de Gombert, maire de Sisteron (« Napoléon à Sisteron (5 mars 1815) », in   « De l’exil au retour de l’île d’Elbe … », Teissèdre, 2000, pp.71-85). 

 En complément lire  cet article totalement d’actualité: http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2015/03/04/gap-une-ville-en-effervescence

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( 5 mars, 2019 )

A propos du retour de Napoléon (mars 1815)…

A propos du retour de Napoléon (mars 1815)... dans HORS-SERIE retour-ile-delbe

« Le matin du départ, le lever de l’Empereur eut lieu comme à l’ordinaire, le Dr Foureau [de Beauregard] entre comme il était d’usage au moment où Sa Majesté allait faire sa barbe. » Eh bien ! Foureau, votre porte-manteau est-il fait ? Nous allons en France. » Le docteur sourit et répondit : «  Je ne demanderais pas mieux, mais je ne vois rien qui m’autorise à y croire ! – Comment ! Puisque je vous le dis c’est que ça y est ! Tenez-vous prêt néanmoins pour ce soir. » Saint-Denis [le mameluck Ali] qui tenait la glace dans laquelle l’Empereur faisait sa barbe, souriait en me regardant, pensant que c’était une mystification que l’Empereur faisait à son médecin. »

(Louis MARCHAND, « Mémoires… »)

La décision du retour fut mûrement réfléchie ; l’Empereur prenant en ligne de compte tous les éléments dont il disposait. Mais il fallait agir sans tarder comme le souligne G. Godlewski : « A l’automne de 1814, Napoléon entrevoyait donc l’avenir sous de tels auspices qu’à une échéance plus ou moins certaine il serait contraint d’opter entre la faillite certaine  et une aventure dont les chances de succès se précisaient de mois en mois » [1]. A la date du 7 décembre 1814, le trésorier Peyrusse mentionne dans ses mémoires la visite d’un étranger « mystérieusement introduit dans le cabinet de Sa Majesté ». A la suite de cette entrevue, Peyrusse reçoit l’ordre de faire préparer L’Inconstant « pour un voyage » et « de mettre à son bord 100,000 Fr. ». De plus, sans doute vers la fin de l’année 1814 ou au tout début de 1815, une nouvelle importante parvient jusqu’à l’Empereur. Elle est relevée par Pons : « …nous apprîmes par deux Anglais, venus exprès dans l’île pour donner cet avis qu’il avait été question au congrès de Vienne d’envoyer l’empereur Napoléon à Sainte-Hélène »[2]. L’administrateur des mines en bon observateur écrit dans ses « Anecdotes » que « A dater de cette époque, la conduite de l’Empereur prit une autre direction, et en l’observant il était permis de penser que Sa Majesté ne se croyait plus liée par le traité de Paris qui la reconnaissait [comme étant] souverain de l’île d’Elbe ».

Dès lors, Napoléon va demander à Pons « un rapport sur les moyens d’organiser une flottille expéditionnaire »[3]. On note durant toute cette période une augmentation de préparatifs pouvant laisser penser que l’Empereur prépare son départ, même si aucune nouvelle officielle ne transpire : « …Sa Majesté préparait de grands moyens de défense pour l’île et les moyens nécessaires à une expédition militaire », ajoute Pons dans son « Mémoire aux puissances alliées », à la p. 105. Guy Godlewski souligne à juste titre que « la facilité du débarquement reposa sur le secret absolu de sa préparation. Aucune parole, aucun ordre imprudent ne donnèrent l’éveil. Rien ne transpira pendant deux mois »[4]. Le mameluck Ali, indique que « peu de personnes du dehors étaient dans la confidence[5] ». Peyrusse, lié à bien des confidences impériales, note encore que l’Inconstant qui revient à Portoferraio avec « quatre mille sacs de blés » est envoyé à Gênes avec à son bord deux officiers de la Garde chargés d’acheter des draps et de la toile, comme on peut le lire dans son témoignage. Comme nous l’avons vu dans le récit de Pons, c’est vers cette période que le capitaine Taillade tentera de mettre ce navire hors d’usage ; sans doute pour essayer de faire avorter le départ de Napoléon vers la France…

« Le 20 [février 1815], je reçus les premiers ordres pour les préparatifs », écrit Pons[6]. Le 21 février, des caisses de munitions sont embarquées à bord de L’Inconstant, réparé de son avarie ; de l’artillerie est installée à bord du chébec L’Etoile. Deux jours plus tard, ces bâtiments reçoivent un stock de vivres et d’eau douce. Précisons que le colonel Campbell, ne se doutant de rien, s’était embarqué pour Livourne le 16 février, afin d’aller présenter une nouvelle fois ses hommages à une belle comtesse italienne…

« Quelques jours avant le 26 février, l’Empereur avait fait donner l’ordre à la Garde de faire un jardin d’un terrain inoccupé attenant à la caserne dans la partie ouest », précise encore Ali[7] ; histoire de tromper les apparences. Il est fort à parier qu’à cet instant les soldats ne se doutent pas de ce que leur prépare le Petit Caporal. Puis vint le jour crucial ; le 26 février au matin, Peyrusse reçut l’ordre de réquisitionner le Saint-Esprit afin d’y embarquer les Polonais du chef d’escadron Jerzmanowski.   « La générale battit ; les troupes s’élancèrent de leurs casernes. Bientôt la rade fut sillonnée de chaloupes ; quatre cents hommes de la Vieille Garde, grenadiers, chasseurs et canonniers furent embarqués sur le brick, armé de vingt-six canons : tout le reste de l’expédition prit place sur le Saint-Esprit, le chébec de l’Empereur l’Etoile, la spéronnade la Caroline, deux bâtiments de Rio et une petite felouque d’un négociant elbois. Le peuple garnissait le port, faisant retentir [dans] les airs les cris prolongés de Vive l’Empereur ! »

Napoléon s’embarque en fin de journée à bord de L’Inconstant.

« A neuf heures à peu près, l’escadrille sortit du port [8]».

Le 1er mars 1815, au matin, L’Inconstant et sa flottille sont en vue des côtes françaises. « L’Empereur ordonna alors de faire disparaître la cocarde de l’île d’Elbe et de la remplacer par celle aux trois couleurs (la cocarde de l‘île était rouge et blanche, le rouge au centre ; sur le blanc il y avait trois abeilles). En même temps que les soldats arboraient  la cocarde tricolore, M. Pons de l’Hérault donnait  lecture à haute voix de la proclamation de l’Empereur, laquelle fut accueillie par des transports de joie et des cris répétés de Vive l’Empereur ! [9]».

Après un parcours mémorable, l’Empereur arrivera à Paris le 20 mars 1815, en début de soirée.

Christophe BOURACHOT


[1] G. Godlewski, « Trois cents jours d’exil. Napoléon à l’île d’Elbe », Hachette, 1961, p.219.

[2] André Pons de l’Hérault, « Mémoire aux puissances alliées…», (Alphonse Picard et fils, 1899, pp.84-85). Guillaume Peyrusse, dans son témoignage, en date du 7 décembre 1814, complète ces informations en écrivant : « Il résultait de nos conversations avec les étrangers qui abordaient Portoferraio, de la lecture des journaux français et étrangers, que notre position à l’île d’Elbe, notre voisinage du continent, la facilité de nos communications, inspiraient des craintes sérieuses au congrès de Vienne ; que le projet de nous enlever et de nous déporter à Sainte-Hélène avait été formé. L’arrivée du personnage mystérieux introduit auprès de Sa Majesté donnait lieu à ces diverses suppositions une consistance alarmante. »

[3] Pons de l’Hérault, « Mémoire aux puissances alliées », p.95. Ce fait est également repris dans ses « Souvenirs », Plon, 1897; nouvelle édition: Les Editeurs Libres, 2005- sous le titre de « Napoléon, empereur de l’île d’Elbe »).

[4] Godlewski, p.231.

[5]  Ali, « Souvenirs sur l’empereur Napoléon. Présentés par Christophe Bourachot », Arléa, 2000, p.87.

[6] Pons, « Mémoire aux puissances alliées » , p.109.

[7] Ali, p.88.

[8] Ali, p.89.

[9] Ali, p.90.

 

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( 5 mars, 2019 )

Les derniers jours des Mamelucks…

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Au cours de la campagne d’Égypte, des cavaliers turcs syriens ou arabes furent incorporés dans l’armée française ; ces cavaliers, dont le général Bonaparte avait apprécié la valeur, suivirent en France le futur empereur et formèrent sous le nom de Mamelucks, un escadron qui prit rang dans la Garde consulaire. Cet escadron fit ensuite partie de la Garde impériale et la suivit sur tous les champs de bataille. Les Mamelucks avaient conservé leur pittoresque costume oriental, montaient des chevaux arabes et l’un d’eux, Roustam, devenue en quelque sorte l’ordonnance de Napoléon, figurait toujours dans son escorte. L’Empereur avait en lui la plus grande confiance et l’avait attaché à sa personne. Les mamelucks devaient ne se recruter que difficilement, les communications entre la France et l’Égypte étant coupées. Aussi, étaient-ils peu nombreux en 1814. Les survivants furent dirigés sur Melun, où leur escadron avait son dépôt, dans le quartier Saint-Ambroise, sur la rive gauche de la Seine. Ce quartier, qu’occupait sous Napoléon III un régiment de cavalerie de la Garde, à disparu.  A leur licenciement, après la campagne de France, les cavaliers de l’ancien escadron syrien de la Garde consulaire avaient conservé envers Napoléon, leur foi, leur idolâtrie. Il leur fallut quitter pour toujours leur costume oriental. « Ils furent bien empêtrés, les pauvres dit un historien local, Gabriel Leroy, en entrant dans la vie civile qu’ils n’avaient jamais soupçonnée. Jamais gens ne furent plus embarrassés quand il leur fallut se vêtir comme tout le monde. Où étaient leurs airs conquérants de naguère ? » 

Quelques-uns attirés par le soleil, peut-être par le voisinage de l’île d’Elbe, s’en furent à Marseille. Il en resta peu à Melun. Les officiers s’y fixèrent et leurs descendants s’y voyaient encore, il y a quelques années. Officiers et Mamelucks durent, pour vivre, faire des prodiges d’économie. Les pensions n’étaient pas grosses sous la Restauration. D’aucuns s’improvisèrent cuisiniers, sans grand succès d’ailleurs, leurs plats orientaux étant peu goûtés à Melun. D’autres vendirent ou mirent en loterie des débris de leur ancienne existence. Ceux qui avaient été ordonnances continuèrent leur service près de leurs officiers, défendant avec énergie, dans un sabir souvent peu compréhensible, les intérêts de leurs officiers contre les dames de la halle de Melun. Plus heureux, l’un d’eux, nommé Azaria, chevalier de la Légion d’honneur et ancien brigadier, obtint une place chez le duc de Choiseul-Praslin, à Vaux-le-Vicomte, et s’y montra impitoyable pour les braconniers. 

Roustam, auquel les gratifications de l’Empereur avait constitué une large aisance, ne suivit pas ses camarades à Melun. Resté à Paris, il obtint par la suite une place de receveur-buraliste à Dourdan ; où il mourut en 1845.  En 1830, le drapeau tricolore réveilla chez les Mamelucks de Melun les souvenirs de leur jeunesse et quelques-uns d’entre eux s’en allèrent en Algérie se battre contre les Bédouins, ainsi qu’on disait alors. Les autres, de moins en moins nombreux, vieux, infirmes, restèrent à Melun. Accompagnés de leurs femmes qui les avaient suivis en France, ils erraient dans les rues de la ville, cherchant un rayon de soleil. Misérablement vêtus, portant toujours le turban, ils étaient bien vus des habitants. 

Ils s’éteignirent ainsi les uns après les autres et aujourd’hui leur souvenir même a disparu.     

GENERAL DE MAINDREVILLE. 

Article paru dans le « Carnet de la Sabretache » en 1932.

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( 5 mars, 2019 )

5 mars 1815: Napoléon en route vers Grenoble…

5 mars 1815: Napoléon en route vers Grenoble... dans TEMOIGNAGES chrononapoleonparcharlet

 « 5 mars. Dès la pointe du jour, M. le Grand-Maréchal me transmit l’ordre de Sa Majesté de cesser mes recherches et de rentrer. Je fis mon compte. Je trouvai un déficit de 37,000 Fr. Les rouleaux qui avaient échappé à nos recherches, avaient dû tomber dans le ruisseau, que la neige de la nuit avait grossi. Je rentrai à Digne, je m’assurai d’une voiture ; je congédiai avec largesse mes muletiers, je réglai avec M. le maire les fournitures faites. Ce fut à Digne qu’on imprima pour la première fois les proclamations que, pendant la traversée, l’Empereur avait dictées, à bord du brick, à tous les militaires qui savaient écrire, et qui se répandirent dans tout le Dauphiné avec la rapidité de l’éclair . Le général Cambronne, avec une avant-garde de quarante grenadiers, eut ordre de s’emparer du pont et de la forteresse de Sisteron. Le général [de] Loverdo , trompé sur le nombre de nos forces, avait cru prudent d’aller replacer plus loin en arrière les troupes qu’il avait à sa disposition. C’était un point important qui eut pu ouvrir un passage aux troupes marseillaises, si le maréchal Masséna, qui les commandait, eut songé à s’opposer à notre passage. Je traversai Sisteron et rejoignis Sa Majesté à Gap. L’enthousiasme qu’inspirait la présence de Sa Majesté dans ces départements aux citoyens de toutes les classes, la sécurité parfaite avec laquelle l’Empereur poursuivait son entreprise, montraient assez quel était le vœu général de la province du Dauphiné. Avant de quitter ses habitants, l’Empereur leur exprima ainsi toute sa satisfaction :

Aux habitants des départements des Hautes et Basses-Alpes.

 « Citoyens,

J’ai été vivement touché de tous les sentiments que vous m’avez montrés ; vos vœux seront exaucés. La cause de la nation triomphera encore !!! Vous avez raison de m’appeler votre père ; je ne vis que pour l’honneur et le bonheur de la France. Mon retour dissipe toutes vos inquiétudes ; il garantit la conversation de toutes les propriétés, l’égalité entre toutes les classes, et les droits dont vous jouissiez depuis vingt-cinq ans, et après lesquels nos pères ont tous [tant] soupiré, forment aujourd’hui une partie de votre existence.

Dans toutes les circonstances où je pourrai me trouver, je me rappellerai toujours avec un vif intérêt tout ce que j’ai vu en traversant votre pays. »

A deux heures de l’après-midi, nous quittâmes Gap. La population entière se pressa sur notre passage et accompagna notre entreprise de tous ses vœux.

A St-Bonnet, les habitants voyant le petit nombre de soldats dont Sa Majesté était entourée, proposèrent de faire sonner le tocsin pour réunir les villages, afin de l’accompagner en masse. – « Non, dit Sa Majesté, je voulais venir seul, me confiant aux bons sentiments des Français… Restez tranquilles chez vous. » Sa Majesté vint coucher à Corps. »

(Extrait des « Mémoires » de G. Peyrusse, Editions AKFG, 2018)

Un GRAND témoignage sur NAPOLEON et ses campagnes.

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