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( 6 mars, 2019 )

Daumesnil, le héros de Vincennes (1ère partie).

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Yriex-Pierre Daumesnil (il abandonnera pour le second son premier prénom trop singulier), né à Périgueux le 27  juillet 1776, engagé au 22ème chasseurs à cheval le 10 novembre 1793, fait campagne dans les Pyrénées, sous les ordres de Bessières, puis en Italie ; il aide à retirer le général Bonaparte des marais du pont d’Arcole où il s’enlisait. Il charge à Rivoli et, au cours de cette campagne, enlève six drapeaux à l’ennemi. Sous le commandement de Lannes est créé un corps monté de « Guides », devenus plus tard les Chasseurs à cheval de la Garde consulaire puis de  la Garde Impériale. En 1797 on y trouve Daumesnil, brigadier, puis maréchal des logis, un beau garçon, cheveux et sourcils châtains, front haut, yeux gris, héroïque, indomptable. Le 19 mai 1798, il s’embarque pour l’Egypte avec le corps expéditionnaire, se bat devant les Pyramides, monte un des premiers à l’assaut de Saint-Jean d’Acre et reçoit un sabre d’honneur. A Aboukir, il sauve une fois de plus la vie de Bonaparte, qui le choisit avec quelques autres chasseurs pour l’accompagner à son retour en France. Il prend part à la seconde campagne d’Italie et charge à Marengo. Mais, six ans près son engagement, il doit à son caractère difficile d’être encore sous-officier, adjudant sous-lieutenant en mai 1800. Il est enfin lieutenant le 18 juillet 1800, puis capitaine le 1er août 1801,Le 15 juillet 1804, au cours de la cérémonie des Invalides, il reçoit l’étoile de la Légion d’honneur de la main de l’Empereur. Et voici le camp de Boulogne, l’Armée des Côtes de l’Océan ; Austerlitz ; la terrible charge des Chasseurs de la Garde contre les Chevaliers-gardes du tsar Alexandre. Daumesnil, quoique blessé, sauve la vie de Rapp. Le 18 décembre 1805, il est nommé chef d’escadron dans la Garde. A l’automne 1806, c’est la campagne de Prusse, l’entrée à Berlin, à Varsovie, les tempêtes de neige sur les plaines glacées qui dégage Bessières cerné par l’ennemi. Daumesnil s’empare de dix-huit pièces de canon. Un détachement de  la Garde Impériales quitte Paris le 25 janvier 1808. Daumesnil en est,  à la tête d’un escadron de Chasseurs et de la compagnie de Mamelucks. Le 23 mars, Murat fait son entrée à Madrid.Quelques jours plus tard, Daumesnil, face à l’émeute, a deux chevaux tués sous lui. La guerre d’Espagne se déroule, atroce, inexpiable. Le 27 novembre 1808, Daumesnil, officier de la Légion d’honneur depuis le 14 mars 1806, est fait chevalier de la Couronne de Fer. Au printemps de 1809, 5ème Coalition : « Les Chasseurs et les Mamelucks de Daumesnil sont à Abensberg, Landshut, Eckmühl, Ratisbonne. Allant de victoire en victoire, l’Empereur, après une campagne-éclair, entre dans Vienne, le 11 mai. Après Essling, les régiments se regroupent. Le 13 juin, Napoléon élève Daumesnil au rang de major, c’est-à-dire de lieutenant-colonel. Mais un major de la Garde, lui, a rang de colonel. Daumesnil commande le 1er régiment de Chasseurs à cheval de la Garde, qui forme avec les chevau-légers polonais la brigade légère de la cavalerie de  la Garde. Il a 32 ans. Le voici au matin de Wagram : « Il arbore la tenue de parade, avec le lourd colback noir, le dolman vert, la pelisse écarlate bordée d’hermine, les culottes jonquille, bottes à la hussarde ; il est splendide, flamboyant. » En fin de journée, ses chasseurs font une brillante charge. Mais Daumesnil n’est plus là pour les enlever : un boulet lui a brisé la jambe gauche. Sa carrière militaire active est finie. Larrey va « scier sa jambe au-dessous du genou ». 

A suivre.

 

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( 6 mars, 2019 )

Le trésor du maréchal Brune…

Brune.
Le maréchal Brune fut assassiné par la populace royaliste à Avignon, le 2 août 1815. Il avait été l’un des braves de l’Empire et fut tué par des exaltés qui voyaient en lui par erreur, un des jacobins ayant participé en septembre 1792 au massacre de la princesse de Lamballe. L’un des participants de l’assassinat de Brune, un nommé Jacques Dupont, dit « Trestaillons », vint se réfugier à Saint-Etienne, chez des amis jacobins. Il y fut arrêté mais son jugement n’eut jamais lieu faute de témoins.
C’est étrangement aussi à Saint-Etienne que se serait réfugié, si l’on s’en tient à la version donnée en 1853 par un vieux stéphanois, l’aide de camp du malheureux maréchal. Après avoir assisté au massacre de son maitre, il s’enfuit précipitamment de la ville d’Avignon en emportant la cassette personnelle du maréchal, contenant plus de 100 000 francs en or, des billets, des bijoux et des pierreries non montées.
Arrivé à Saint-Etienne, l’aide de camp serait descendu à l’auberge du sieur Chomier, à Polignais. Il en serait sorti pendant la nuit pour aller cacher la cassette «à une petite demi-heure de la ville, dans une grande prairie en vallée descendant à Saint Etienne près d’un réservoir d’eau, à gauche de la route de Puy».
Par la suite, l’officier fut incarcéré à Lyon et c’est de cette prison qu’il écrivit à un habitant de Saint-Etienne pour lui demander de récupérer la cassette et solliciter de sa part quelque argent à valoir sur le trésor. 
Le voiturier Durand, dit Paturaud, oncle du narrateur de 1853 et bénéficiaire de cette proposition, y donna largement suite. II remua toute la prairie après avoir obtenu confirmation, par l’aubergiste de Polignais, du passage du voyageur. Il n’y découvrit jamais la cassette dont l’existence supposée fut, par la suite, mentionnée dans tous les actes de vente de la parcelle.
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