L’adjudant-major Etienne LABORDE raconte: « Le 9 mars, l’Empereur coucha à Bourgoing [Bourgoin-Jallieu] avec la Garde. De Grenoble à Lyon son voyage ne fut qu’une marche triomphale . L’Empereur, fatigué, était dans sa calèche avec le général Bertrand, allant toujours au pas, environné d’une foule innombrable de paysans ayant leurs maires en tête, décorés de l’écharpe tricolore, chantant des chansons qui exprimaient la noblesse des sentiments des braves Dauphinois . Le comte d’Artois , le duc d’Orléans et le maréchal Macdonald étaient déjà arrivés à Lyon ; l’argent avait été prodigué aux troupes, on voulait couper le pont de La Guillotière et le pont Morand . L’Empereur riait de ces ridicules préparatifs ; il n’avait aucun doute sur les dispositions de ses bons Lyonnais »
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« [9 mars 1815]. Nous couchâmes à Bourgoin [Bourgoin-Jallieu]. La foule et l’enthousiasme allaient, s’il était possible, en augmentant ». (G. Peyrusse, « En suivant Napoléon. Mémoires… », p.373).
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« Napoléon monta en calèche à quatre heures du soir, il quitta Grenoble accompagné de son état-major et d’une foule compacte qui se pressait sur son passage et dont l’enthousiasme allait, s’il est possible, toujours en augmentant. Sur sa route jusqu’à Bourgoing [Bourgoin-Jallieu], petite ville à environ dix lieues de Grenoble [en fait à un peu plus de 17 lieues], où il alla coucher, le peuple dans son délire disait : « Il y a longtemps que nous vous attendons ; vous voilà enfin arrivé, sire, pour délivrer la Patrie de l’insolence des nobles, des prétentions des prêtres, de la honte du joug de l’étranger ! » Et Napoléon attendri disait de cette voix qui lui était si propre, de cet accent qui allait à l’âme : « Ah, je retrouve ici les sentiments qui me firent saluer la France, il y a vingt ans, du nom de grande nation ! Oui, vous êtes encore la grande nation, vous le serez toujours ! » (J. Chautard, « L’île d’Elbe et les Cent-Jours… », p.138).
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Le docteur Renoult à travers son témoignage.
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Infortuné Planat (de la Faye) !
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