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( 15 mars, 2019 )

Lettre du capitaine Heuillet sur la bataille de Waterloo…

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Une lettre du capitaine HEUILLET, du 2ème chasseurs de la Garde, au Directeur de la revue « La Sentinelle de l’Armée ».

Ce document fut publié le 8 septembre 1845 dans cette même revue. Ce témoignage est extrait d’un article concernant l’infanterie de la Garde à Waterloo et paru dans le « Carnet de la Sabretache » en 1905. Il me semble, de mémoire, que c’est le fameux Hippolyte de Mauduit qui était alors à la tête de cette publication.

Episode de la bataille de Waterloo. 

Monsieur et  cher camarade, 

…Je fus blessé à la jambe (à la défense de Plancenoit) et tombai entre les mains des Prussiens On me conduisit à Bruxelles, où je trouvai le chef de bataillon de Bat, L’Herminier, le comte Lobau [le général Mouton], le colonel Gentil et le colonel Carré.Le lendemain, au moment où l’on embarquait sur le canal d’Ostende pour l’Angleterre, je m’entendis appeler, et, me retournant, je reconnus le général Cambronne, qu’on avait dit mort à la suite d’une blessure à la tête : « Bonjour Heuillet, me dit-il, vous êtes prisonnier ? J’en suis bien fâché ; néanmoins, dans notre position, on aime à retrouver ses vieux amis. «Bientôt après, nous arrivâmes à Plymouth, et l’on nous laissa prisonniers sur paille, dans une vile de l’intérieur appelée Ashburton. C’est là que nous apprîmes par les journaux que le général Cambronne avait répondu à la sommation des Anglais par ces mots : «La Garde meurt et ne se rend pas ! » Comme nous prenions nos repas ensemble, nous lui fîmes nos compliments sur ces mots glorieux, qui immortalisaient sa mémoire, et illustraient toute la Garde Impériale. « J’en suis bien fâché, répondit-il, mais je n’ai « pas dit ce qu’on m’attribue : j’ai répondu autre chose…et non pas ce qu’on en rapporte. »  Nous le priâmes de maintenir toutefois le fait pour l’honneur de l’armée, mais il persista toujours dans sa première affirmation. 

Signé : HEUILLET, chef de bataillon en retraite. Officier de la Légion d’honneur.   

 

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( 15 mars, 2019 )

15 mars 1815, Napoléon est à Autun…

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« 15 mars. L’Empereur vint coucher à Autun . J’en parcourus les antiquités. » (Mémoires de G. PEYRUSSE).
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« Il [Napoléon] reçut un peu prudemment le maire et le conseil municipal de cette ville. L’Empereur ayant appris que ces messieurs se laissaient diriger par les nobles et les prêtres, dont ils suivaient toutes les impulsions, leur dit, entre autres choses, que les fonctions, dans toute circonstance, étaient de maintenir l’ordre, la tranquillité et la paix, et non d’obéir aux nobles et aux prêtres qui cherchaient à mettre le trouble dans les esprits, à fomenter la discorde et à exciter au désordre. » (Ali, Arléa, 2000, pp.101-102). Sur les événements qui se produisirent à Autun, lire la relation de Louis Abord-Guéniot, membre du conseil municipal de cette ville (« Précis des événements qui se sont passés à Autun. (Mars-juillet 1815) et celle de Jean Pignot, premier magistrat (« Napoléon à Autun »). Ces deux témoignages sont contenus dans « De l’exil au retour de l’île d’Elbe…, Teissèdre, 2001, pp.101-109 et pp.113-119),

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