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( 21 mars, 2019 )

Les dépenses du maréchal Marmont

Marmont« Le maréchal Marmont, duc de Raguse, avait été sans contredit un des hommes les plus capables de l’Empire. On pouvait dire de lui qu’il connaissait toutes choses, qu’il savait tout. C’était aussi l’homme le plus prodigue, le plus dépensier du monde. Pendant qu’il gouvernait l’Illyrie, il tenait une véritable cour ; il avait cent domestiques à livrées, des chevaux, des voitures, des équipages de chasse, des meutes considérables. Ces détails m’ont été fournis par M. Heim, qui a été plusieurs années secrétaire général de son gouvernement [Alexandre-Gabriel Heim (1773-1836), nommé secrétaire général du gouvernement des Provinces Illyriennes par décret du 4 mars 1810]. En 1826, nommé ambassadeur extraordinaire à Saint-Pétersbourg pour représenter la France au sacre de l’empereur Nicolas 1er , Marmont reçut une indemnité de trois cent mille francs. Cette ambassade devait durer six semaines ou deux mois. Il dépensa plus d’un million. Une autre fois, une dame dont il était le chevalier témoigna le désir de voir un simulacre de guerre : il donna à Vincennes une fête à laquelle la cour assista et qui lui coûta quarante mille francs. En dehors de cet amour du faste et de cette magnificence royale, il se livra à des spéculations commerciales, à des entreprises industrielles, dans lesquelles il engloutit des capitaux énormes. Il était le plus souvent besogneux, dénué d’argent. A Paris, il était tellement connu que personne ne lui aurait fait crédit de la plus minime somme. M. Heim le rencontra, un jour, chaussé de socques, vêtu et coiffé à l’avenant. »

(Docteur POUMIES DE LA SIBOUTIE (1789-1863), « Souvenirs d’un médecin de Paris… », Plon, 1910, pp.187-188)

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( 21 mars, 2019 )

Un mot de Victor Hugo au général de Brack

Antoine-Fortuné de Brack.Qui sait que le célèbre écrivain et le fameux colonel de Brack (nommé plus tard général) se connaissaient ? Ce document (malheureusement ne comportant pas d’année) fut publié la première fois en 1899 dans « Le Carnet Historique & Littéraire).

J’arrive, Général, de Bretagne, où ma famille passe les vacances, et je trouve votre précieux billet. Jugez de mon regret. Je me mets a votre disposition, choisissez (dimanche ou lundi exceptés) le jour qui vous plaira. Seulement, si vous prenez l’après-midi, soyez assez bon pour me prévenir la veille par un mot; si vous prenez le mardi, veuillez m’en faire part l’avant-veille. Tout ce qui me donnera occasion d’avoir l’honneur de vous voir sera un bonheur pour moi.

Victor HUGO.

Vendredi 14 septembre.

 

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