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( 20 avril, 2019 )

Une version méconnue des Adieux de Fontainebleau (1814)…

Napoléon le Grand

« 20 avril [1814]. Les chevaux furent commandés pour 9 heures. L’Empereur désira parler au général Koller. Il parla avec vivacité contre sa séparation d’avec sa femme et son enfant, et de l’ordre de retirer les canons de l’île d’Elbe, disant qu’il n’avait rien à débattre avec le gouvernement provisoire. Son traité avait été conclu avec les Alliés. Il dit qu’il n’était pas dépourvu de moyens de faire la guerre, mais qu’il ne lui plaisait pas de la continuer. Il fit ensuite venir le colonel Campbell, se déclara très satisfait de ce que Lord Castlereagh [Secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères. Il fut un de ceux, dans les années 1813/1814, qui contribuèrent à soulever les puissances alliées contre l’empereur Napoléon], eût mis à sa disposition un vaisseau de guerre, soit pour la traversée, soit comme escorte, et fit l’éloge de la nation anglaise. Ensuite, il dit qu’il était prêt. Le duc de Bassano [Maret], le général Belliard, [le général] Ornano et quatre ou cinq aides de camp, avec environ vingt autres officiers, étaient dans l’antichambre. Un aide de camp ferma subitement les portes, ce qui nous fit supposer que l’Empereur faisait des adieux particuliers à Belliard et Ornano. Ensuite, les portes de rouvrirent, et l’aide de camp annonça : « L’Empereur ! » Il passa en souriant et en saluant, descendit dans la cour, harangua la Garde, embrassa le général Petit et le drapeau, et monta dans sa voiture qui partit aussitôt.»

(« Relation du capitaine Thomas Ussher » in « Toute l’Histoire de Napoléon. La Déportation de Napoléon  à l’île d’Elbe », n°3-Avril 1952, Editions Académie Napoléon, pp.12-13). Ussher commandait la frégate l’Undaunted [l’Intrépide] qui conduisit l’Empereur de France à l’île d’Elbe. Il suivra Napoléon tout au long de son parcours vers cette destination.

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( 20 avril, 2019 )

Retour sur la scène des Adieux de Fontainebleau…

20 avril 1814

« Je vois au moins une fois par semaine [vers 1847-1848], aux Invalides, le général Petit. C’est lui qui, en avril 1814, commandait la Garde Impériale à Fontainebleau. Napoléon l’embrassa avec effusion au moment de partir pour l’île d’Elbe, en disant : « Mes vieux camarades, je voudrais pouvoir ainsi vous presser tous sur mon cœur. » Le général Petit m’a raconté plusieurs fois cet intéressant épisode. Au moment où Napoléon saisit l’aigle du régiment, il éprouva une forte émotion qui humecta ses yeux ; ce fut l’affaire d’un instant, et il prononça d’une voix forte et retentissante ces mots fameux : « Adieux, chère aigle, puisse ce baiser retentir dans la postérité ! ». On sait que ces deux scènes ont été reproduites un millier de fois par la gravure. »

(Docteur Poumiès de la Siboutie (1789-1863), « Souvenirs d’un médecin de Paris … », Plon, 1910, pp.144-145)

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A propos des batailles de Brienne et de La Rothière…

Contre amiral Pierre Baste - Copie

Le contre-amiral Pierre Baste, tué à Brienne.

Brienne (29 janvier 1814).

Forces françaises : 16 000 hommes.

Forces prusso-russes : Entre 25 000 et 28 000 hommes

Pertes françaises : 3 000 à 4 000 tués et blessés.

Officiers supérieurs tués : Contre-amiral BASTE, commandant une brigade de voltigeurs (Jeune Garde, division Decouz).Général DECOUZ, commandant la 2ème division de la Jeune Garde. Général FORESTIER, commandant la 2ème division du 2ème corps. Adjudant-commandant, LEROY-DUVERGER, sous-chef d’état-major du 2ème corps (blessé mortellement).

Pertes alliées : Entre 3 000 et 6 000 tués et blessés.

 

La Rothière

La Rothière (1er février 1814).

Forces françaises : Entre 32 000 et 36 140 hommes, selon les historiens. 128 canons.

Forces alliées : 106 7000 hommes.

Pertes françaises : 5 000 tués et blessés.

Officier supérieur tué : Général MARGUET, employé à la 5ème division d’infanterie de Jeune Garde sous Ney.

Pertes alliées : 6 000 tués et blessés.

 

(Source : « Dictionnaire des batailles de Napoléon » d’Alain PIGEARD, Tallandier, 2004). 

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