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( 28 février, 2020 )

Une citation tellement juste…

Napoléon

« La méditation des leçons du passé est

la seule prophétie des gens raisonnables. »

NAPOLEON.

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( 28 février, 2020 )

A propos du Congrès de Châtillon (1814).

Napoléon à cheval.

C’est dans la petite ville de Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or) que se tint du 4 février au 17 mars 1814, la dernière réunion diplomatique avant l’abdication de Napoléon. La France est représentée par Caulaincourt, l’Autriche par le comte Stadion, la Prusse par le baron Humboldt, la Russie par le comte Razoumovski. Le Royaume-Uni a délégué les lords Aberdeen et Cathcart, ainsi que le général Charles Stewart. Lord Castlereagh, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, et très hostile à la France est également présent. Les puissances alliées posent leurs conditions, exigeant que la France retrouve ses frontières de 1791 et veulent la mettre à l’écart de la réorganisation de l’Europe.  Napoléon refuse ces conditions. Les négociations sont suspendues le 9 février, avant de reprendre mais sans aucune issue positive.

C.B.

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( 28 février, 2020 )

28 février 1815: « Une journée d’Austerlitz… »

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Voici un extrait intéressant du témoignage du trésorier Guillaume Peyrusse . Rappelons que deux jours avant, l’Empereur s’était embarqué pour la France, à bord du navire « L’Inconstant ». Peyrusse y avait sa place; laissons-le parler:

 » 28 février. A la pointe du jour, on reconnut un bâtiment de soixante-quatorze, se dirigeant sur la Sardaigne ; on reconnut bientôt qu’il ne s’occupait pas de nous. L’Empereur ayant échappé aux croisières anglaises et françaises, en témoigna la joie la plus vive. C’est, dit-il, une journée d’Austerlitz… Malgré mes souffrances, je partageai la joie de tout le monde. Sa Majesté descendit dans sa chambre et en revint avec toutes les proclamations qu’elle destinait au peuple français et à l’armée, et ordonna à tous ceux qui avaient une belle plume d’en faire des copies pour qu’on pût les distribuer dans les premiers lieux de notre débarquement et de notre passage. J’étais sur le pont, adossé au mât et souffrant beaucoup.

Sa Majesté me heurta du pied, en me disant de me joindre aux autres écrivains ; je m’excusais sur le mal de tête que me causait la mer. – « Bah ! Bah ! me dit Sa Majesté, l’eau de la Seine guérira tout cela. » Je fis avec mon épaule un signe d’incrédulité. – « Monsieur le Trésorier, c’est pour la fête du Roi de Rome que nous serons à Paris. Cette noble assurance ranima nos esprits et fixa nos incertitudes. Tenus depuis quatre jours dans un état continuel d’agitation, jetés dans une entreprise dont nous ignorions même le dénouement, effrayés même de sa hardiesse, livrés, dès notre début, à des dangers de toute espèce, nous vîmes avec la plus vive joie se soulever le voile qui avait couvert les projets de Sa Majesté.

La noble simplicité, la mâle énergie de ses proclamations, en même temps qu’elles s’adressaient à tous les souvenirs, devaient ranimer toutes les espérances.

Dans l’après-midi, Sa Majesté annonça qu’elle décorait de la croix d’honneur tous ceux d’entre eux qui, partis avec elle de Fontainebleau, comptaient quatre années de service. La joie de ceux de ces militaires qui avaient part à cette faveur, n’eut plus de bornes ; ils entourèrent Sa Majesté et firent retentir le bord de leurs plus vives acclamations. Ils coururent à la caisse des signaux, où le capitaine Chautard leur fit délivrer des morceaux de serge rouge qu’ils mirent à leur boutonnière. Nous déjeunâmes tard, Sa Majesté fut très gaie ; nous nous réunîmes sur le pont autour d’elle – « Aucun exemple historique, nous fit l’Empereur, ne m’engage à tenter cette entreprise hardie ; mais j’ai mis en ligne de compte l’étonnement des populations, la situation de l’esprit public, le ressentiment contre les alliés, l’amour de mes soldats, enfin tous les éléments napoléonistes qui germent encore dans notre belle France. »

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