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( 8 juillet, 2020 )

Les deux mamelucks de l’Empereur…

Les deux mamelucks de l'Empereur... dans FIGURES D'EMPIRE roustamPortait de Roustam.

Le mameluck Roustam, ce dernier était né vers 1780 à Tiflis (de nos jours Tbilissi) en Géorgie. Il avait été enlevé puis acheté par un bey du Caire, entré dans le corps des mamelouks. Passé après la mort de son maître au service du cheikh El-Becri, ce dernier en fit présent à Bonaparte en août 1799. Roustam ne quittera pas la destinée du futur empereur, jusqu’en 1814… le 13 avril 1814, au matin, à Fontainebleau, Roustam, sans doute effrayé par la tentative de suicide de Napoléon, s’enfuit prétextant devoir embrasser sa femme à Paris, avant le départ pour l’île d’Elbe. Il ne revint pas… Roustam termina sa vie à Dourdan (Essonne) après avoir reçu de Louis-Philippe la charge d’un bureau de poste, jusqu’à sa mort en 1845. On peut voir sa tombe restaurée il y a quelques années dans le cimetière de cette même ville. Ce personnage sans grand caractère a laissé des « Souvenirs » qui furent publiés la première fois en 1911. Ils forment un témoignage d’un intérêt très limité : à l’opposé de ceux d’un autre mameluck (« faux » celui-là) : le versaillais Louis-Etienne Saint Denis (1788-1856). Voir mon édition de son témoignage publiée en février 2000 chez Arléa.

C.B.

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( 8 juillet, 2020 )

Suisses, Savoyards et Jomini…

A_Jomini

Bulletin du 7 septembre 1814.

Ain, Préfet, 1er septembre 1814.- Il s’est formé à Lausanne et aux différents points du canton de Vaud plusieurs réunion composées d’habitants de ce canton. On y a aussi remarqué beaucoup d’anciens Savoyards, qui ont tenu ou qui tiennent encore au service de France, même dans des grades élevés. Ces réunions, dans lesquelles les uns ont manifesté leur éloignement pour tout retour vers la suprématie de Berne, et les autres pour leur aversion pour le gouvernement actuel de la France, semblent avoir pour objet des plans, des espérances et des  vœux favorables à Bonaparte. Cependant on a assuré à M. Capelle que le général Jomini (le même qui a abandonné Bonaparte après les batailles de Lützen et Wurtzen pour passer du côté des Russes] a fait partie de ces rassemblements, et qu’il s’y est montré zélé partisan des intérêts du canton de Vaud. Il est fort possible qu’il soit en cela d’accord avec M. le colonel La Harpe, son compatriote, qui ne contribue sans doute pas à attacher l’empereur de Russie à la cause des petits cantons. Mais il est difficile de croire que général Jomini participe à des machinations qui se rattacheraient aux rêves insensés dont pourrait se bercer celui duquel il s’est montré le si ardent ennemi »

(« Napoléon et la police sous la Première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annotés par Eugène Welvert», R. Roger et F. Chernoviz, s.d., pp.180-181).

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