( 21 avril, 2014 )

Vive l’Empereur !

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On sait que le 21 avril 1814, Napoléon en route vers son exil elbois, passe à Briare. Voici un rapport adressé par Beugnot à Louis XVIII, dans le courant du mois de mai 1814.

« Bulletin des 18 et 19 mai 1814. A son passage à Briare, Bonaparte a été accueilli aux cris de «Vive l’Empereur !». Les militaires qui provoquaient ces cris menaçaient de voies de fait les habitants qui n’étaient  pas de leur parti. En général les militaires se conduisent très mal et sont animés d’un mauvais esprit. Les soldats du train d’artillerie se sont fait redouter par leurs rapines et leurs excès. Le peuple est écrasé de réquisitions de guerre et le pays ruiné pour longtemps. »

(« Napoléon et la police sous la Première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annotés par Eugène Welvert», R. Roger et F. Chernoviz, s.d. ). Louis XVIII nomme en 1814, le comte Beugnot (1761-1835) Directeur général de la Police, puis ministre de la Marine en décembre de la même année, Beugnot suit le Roi à Gand (Belgique) durant les Cent-Jours.

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( 19 avril, 2014 )

Un LOGEMENT MECONNU du GENERAL BONAPARTE…

Nous voici devant le n°10 de la rue de la Huchette (Paris 5ème). Ici logea le général Bonaparte de juillet à octobre 1795, dans une des chambres de Un LOGEMENT MECONNU du GENERAL BONAPARTE... dans HORS-SERIE snb16738l’Hôtel du Cadran Bleu (au 3ème ou au 4ème étage: fenêtres entourées en rouge). Cette petite rue aujourd’hui très touristique, a échappé comme quelques unes aux alentours, aux travaux importants du baron Haussmann durant le Second Empire (Place Saint-Michel, Boulevard Saint-Michel et Boulevard Saint-Germain).

 C.B.

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( 12 avril, 2014 )

« Porte-drapeau des armées de Napoléon » (Hachette-Collections) n°3…

Paru hier en kiosque, il s’agit de celui du 2ème bataillon de la 9ème demi-brigade d’infanterie légère. (11,99 euros).

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( 9 avril, 2014 )

Un blog dédié à Paris et à son histoire…

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( 30 mars, 2014 )

Une auberge entre dans l’Histoire…

1814

Après de vifs combats, le 30 mars 1814, c’est chez un marchand de vins tenant enseigne « Au Petit Jardinet »,  à La Villette, face à la rotonde, sur l’actuelle place de la Bataille de Stalingrad (19ème arrondissement) que parvint au Alliés l’autorisation de capituler. Un accord venant du roi Joseph, observant la situation depuis le Château Rouge. Les envoyés russes, prussiens et anglais se réunirent dans une salle basse de la modeste auberge et y rencontrèrent le maréchal Marmont afin de décider qu’il y aurait un armistice pour laisser à l’armée française le temps d’évacuer Paris, et permettre aux troupes alliées d’y pénétrer à leur tour. Le lendemain très tôt, l’armée coalisée prenait possession de la capitale. Le propriétaire du lieu, qui reçut la visite de nombreux parisiens, suite à cet événement,  fit peindre sur une planche l’inscription suivante : « Au Petit Jardinet, l’an 1814, le 30 mars, (jour à jamais prospère pour le bonheur de notre nation), la plus sage capitulation rendit aux  Français un père [Louis XVIII]. Thouront, marchand de vins, traiteur ».

C.B.

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( 28 mars, 2014 )

Le n°2 de la série « Porte-drapeaux des armées de Napoléon » (Hachette-Collection).

Ce nouveau numéro est sorti en kiosque ce vendredi 28 mars. Il s’agit du porte-étendard du 1er régiment de cuirassiers (1803-1804), vendu 5.99 euros.

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( 27 mars, 2014 )

27 mars 1814…

N1814

Une lettre de l’archichancelier Cambacérès adressée à Napoléon.

[Paris] 27 mars 1814.

Sire,

Nous avons su aujourd’hui des nouvelles de votre Majesté par un officier qui a porté des lettres de M. Fain [secrétaire de l’Empereur]. Elles donnent des détails sur ce qui s’est passé jusqu’au 25 [mars 1814], et nous rassurent sur la santé de Votre Majesté. Aujourd’hui, le roi Joseph a passé la revue de la Garde nationale et de quelques troupes de lignes. Ce spectacle militaire avait attiré beaucoup de monde autour du château [celui des Tuileries].

Hier au soir, nous avons présenté à Sa Majesté l’Impératrice un rapport du ministre de la Guerre [général Clarke, duc de Feltre], auquel était joint un projet de décret contenant diverses dispositions relatives à la levée de la conscription de 1815, dans les départements envahis, en tout ou partie, par l’ennemi. Le ministre expose, dans son rapport, qu’il a fait ce travail en conformité des ordres de Votre Majesté, qui lui ont été transmis par le duc de Bassano [Maret].

(« Cambacérès. Lettres inédites à Napoléon. Tome II, 1808-1814 », Klincksieck, 1973, pp.1142-1143, lettre n°1395).

 

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( 26 mars, 2014 )

Situation générale…

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Une lettre de l’archichancelier Cambacérès adressée à Napoléon.

[Paris] 26 mars 1814.

Sire,

Notre situation ne change point. Il n’y a pas de nouvelles de Votre Majesté. L’opinion en est alarmée, malgré toute la confiance qui se rattache à la présence de Votre Majesté.

Dans le midi, le mal s’accroît. Il ne nous vient rien que de fâcheux de Lyon, de Toulouse et de Bordeaux [Bordeaux est aux mains des royalistes, Augereau évacue Lyon où pénètre le prince de Hesse. Soult est replié sur Toulouse; la situation est en effet désastreuse]. Je craindrais d’affliger Votre Majesté en lui retraçant des faits et des renseignements qu’elle sait déjà.

L’esprit de la capitale est encore satisfaisant. Demain, le Roi [Joseph] se prépare à une grande revue de la Garde nationale. Cette disposition ne peut être qu’utile.

(« Cambacérès. Lettres inédites à Napoléon. Tome II, 1808-1814 », Klincksieck, 1973, p.1142, lettre n°1394).

 

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( 24 mars, 2014 )

24 mars 1814…

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Une lettre de Marie-Louise à Napoléon.

Mon cher Ami. Je suis bien tourmentée de n’avoir pas de tes nouvelles depuis deux jours ? Tu n’as pas d’idée comme cela m’inquiète. Je crains que tu ne sois souffrant et qu’on veuille me le cacher, et puis je m’imagine que toutes les communications sont interceptées et que je resterai comme l’année dernière pendant plus de 15 jours sans avoir de tes nouvelles. J’ai demandé au Toi [Joseph] s’il en avait. Il m’a dit que non. J’espère que cette nuit nous serons plus heureux et que nous aurons la nouvelle de quelque grande victoire.

On en a bien besoin à Paris, l’on  y est bien tourmenté. Il y a quantité de femmes qui se sont refugiées hier de Meaux à Paris, ce qui a jeté l’alarme dans tout le monde. Je suis contente de mon courage par rapport aux circonstances dans lesquelles nous nous trouvons. Mais je crois qu’il n’y a à présent guère une personne plus heureuse que ton fils qui t’embrasse et qui est d’une gaieté charmante ; je l’ai vu toute la journée bien occupé, parce qu’il s’imaginait qu’il était un courrier et qu’il t’apportait des nouvelles des armées et qu’il trouvait ton absence bien longue. Ma santé est très bonne, je trouve que je vais beaucoup mieux depuis quelque temps.

Je viens d’apprendre que l’estafette du 22 [mars 1814] a été prise. Quel contretemps fâcheux ! Si tu me donnes quelque ordre par ta lettre que tu m’auras écrite, je te prierai de me les répéter. Je suis bien fâchée que des vilains Cosaques aient interceptés le chemin. Cela m’ôte une grande partie du plaisir que j’éprouve à t’écrire. Je te prie de croire à tous les tendres sentiments de ta fidèle Amie Louise.

[Paris]. Ce 24 mars 1814, à dix heures du soir.

(« Marie-Louise et Napoléon, 1813-1814. Lettres inédites…Réunies et commentées par C.F. Palmstierna », Librairie Stock, s.d. [1955], pp.168-169, lettre n°132.)

 

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( 16 mars, 2014 )

« Nous faisons une rude campagne… »

« Nous faisons une rude campagne… » dans TEMOIGNAGES 1814-2014

Trois nouvelles lettres du jeune Faré, capitaine adjudant-major aux grenadiers de la Garde Impériale. Dans la première, l’auteur confie à ses parents son dénuement mais aussi son désespoir devant les horreurs qu’il croise, les exactions commises par ces hordes de cosaques, puis c’est l’angoisse pour les siens qui monte en lui. Au cours de la seconde, il parle du souhait général : « La paix, le repos ». Faré évoque, selon lui, la mission que devra avoir le nouveau gouvernement s’il veut se faire aimer des Français. La suite est connue…

C.B.

Reims, 16 mars 1814.

Mes chers parents, je profite d’un moment de repos qu’on nous accorde enfin pour vous donner de mes nouvelles. Au milieu de nos marches forcées et de nos bivouacs continuels, il m’a été impossible de trouver une seule occasion de vous écrire. Je ne me suis jamais trouvé dans une semblable situation. Je n’ai plus ni bottes ni pantalon. Jamais nous n’avons tant marché et avec si peu de repos. Nous faisons une rude campagne et, si nous parvenons enfin à chasser l’ennemi de notre patrie, je crois que nous aurons bien mérité d’elle. Que je vous félicite de n’avoir point encore eu à recevoir ces hôtes féroces ! On dit que dans l’intérieur on ne veut pas croire à l’atrocité de leur conduite. Certes, je ne désire pas aux incrédules d’être convaincus par leurs yeux. Je ne fais point de gazette et je dis ce que j’ai vu. Vingt fois des larmes de rages ont coulé de mes yeux à la vue et au récit des horreurs qu’ils ont commises. Le pillage le plus éhonté est le moindre de leurs forfaits. L’incendie le viol, la mort, voilà des biens qu’apportent les libérateurs de la France. Il semble que le sexe et l’âge, au lieu d’être pour eux un objet de respect, en soit un de fureur. Bien entendu, c’est dans les campagnes que se commettent les grandes horreurs. Pour les villes, où l’on observe une espèce d’ordre, ils ont une gentillesse. Ils rencontrent un bourgeois dans la rue, le jettent à terre et lui prennent ses bottes, ses boucles, ses souliers, sa montre. Ils entrent dans une maison, s’y font donner les couverts que l’on n’a pas eu le temps de cacher. Ils on surtout pour habitude de ne laisser aucun rideau dans les chambres où ils couchent. MM. Les officiers voient tout cela, et, loin de s’y opposer, en font autant.

Si le malheur voulait donc-ce qui, j’espère, n’arrivera pas, que ces monstres menaçassent la Touraine, cachez tout ce que vous trouverez en argent, linge, meubles, etc., et réfugiez-vous à la ville où l’on est toujours plus en sûreté. Mais par grâce, ne restez pas aux Amandières !

L’idée de les voir ravager nos belles contrées me rend furieux. Ah ! Pourquoi tous les Français n’entent-ils pas mieux leurs intérêts ? En moins d’un mois, tous ces brigands auraient repassé le Rhin. Ils sont pourtant parvenus à force d’horreurs, à animer les paysans de ces contrées-ci qui commencent à leur donner la chasse avec vigueur. Quand la saison sera moins rigoureuse, j’espère que tous se lèveront.

———-

Au bivouac près d’Essonnes, 5 avril 1814.

Mes chers parents, je me porte bien physiquement, et c’est beaucoup dans ces tristes circonstances. Du courage, de la santé, c’est ce que vous désire.

———

Egreville, 16 avril 1814.

Mes chers et bon parents, enfin, après bien des peines, biens des fatigues, je jouis d’un peu de clame et de repos. Lorsque je vous écrivis quelques mots au bivouac le 5 avril, nous ignorions encore les événements qui s’étaient passés à Paris [capitulation de la ville le 30 mars ; entrée des troupes alliées le lendemain] et nous nous attendions à  marcher sur cette ville. C’est le même jour qu’eut lieu la défection du maréchal Marmont, en suite de laquelle on nous fit revenir à Fontainebleau où nous apprîmes tout par les journaux. Que de trahisons ! Que de lâchetés ! Que d’ingratitude ! En vérité les hommes font horreurs et pitié tout ensemble. Quels ont été les premiers à abandonner l’Empereur ? Ceux qu’il avait comblés de biens et de dignités. Quels sont ceux qui lui sont resté fidèles jusqu’au dernier moment, qui presque tous ont demandé à l’accompagner dans son exil ? Nous, officiers subalternes de la Garde, et plus encore nos soldats dont une grande partie a déserté depuis que nous avons donné notre adhésion au nouveau gouvernement. Quelles faveurs avions-nous obtenues, quelle grâces particulières, que nos services ne nous eussent méritées sous quelque gouvernement que ce fût ?

Et nos braves grenadiers, sans solde depuis six mois, beaucoup sans souliers, sans pantalons, marchant sans cesse au milieu de la saison lap lus rigoureuse, volant d’une armée à l’autre, fixant la victoire par leur présence, est-ce l’intérêt qui les a guidés ? Non. C’est l’honneur fuyant les cordons, les plaques, les broderies et se réfugiant dans nos rangs.

Nous avons donné notre adhésion le 11. Nous ne pouvions pas faire plus pour l’Empereur qu’il ne voulait lui-même. Nous voilà donc sujets d’un nouveau gouvernement qui, quand nous aurons une fois prêté serment, pourra plus compter sur notre fidélité que sur cette foule de lâches dont l’intérêt et la crainte sont les seuls mobiles et qui ont si souvent brisé l’idole qu’ils avaient adorée la veille. Napoléon mérite une partie de ce qui lui est arrivé ; il a commis de grandes fautes ; chacun les dit. Une de celles que je lui reproche le plus, est d’avoir appelé ou souffert auprès de lui des gens qui n’étaient pas dignes de cet honneur. Il aurait pu et dû mieux choisir.

Si le nouveau gouvernement est prudent et ferme tout ensemble, il lui sera facile de se faire adorer. La paix. Le repos, c’est le cri général. Celui qui la donnera, cette paix tant désirée, sera un dieu pour la France. Heureux habitants des bords de la Loire, vous ignorez encore les maux de la guerre, vous ne les connaissez que par ouï-dire. Je vous ne félicité. Que mon père a bien fait de venir poser ses pénates dans notre belle et tranquille Touraine !

Nous sommes ici cantonnés à quatre lieues de Nemours, huit de Fontainebleau. Notre village, Egreville, est assez gentil. Nous attendons d’abord que la paix soit faite, ensuite ce que le nouveau gouvernement voudra faire de nous.

Toute votre société doit bien être triomphante, bien joyeuse de ce qui se passe. Eh bien, moi aussi, je serai content si le bien de la France en est la suite. Fidèle à l’honneur, j’ai fait tout ce que mon devoir exigeait de moi, sans animosité, sans passion. Que mon pays soit heureux et j’adorerai celui qui le rendra tel.

(Arthur CHUQUET, « L’Année 1814. Lettres et Mémoires », Fontemoing et Cie, Éditeurs, 1914, pp.123-126).

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( 15 mars, 2014 )

« Sa Majesté fait feu des quatre pieds… »

Meissonier 1814

Une lettre de Guillaume Peyrusse à son frère André.

Rappelons que Peyrusse était, durant la campagne de 1814, Payeur de l’Empereur. J’ai détaché les deux passages les plus intéressants de cette longue lettre qui est, majoritairement de par son contenu, à caractère domestique.

C.B.

A Meaux, le 15 mars 1814.

Détaché du quartier-général de l’Empereur, j’ai été fort longtemps, mon cher André, sans avoir de tes nouvelle ; je viens de recevoir aujourd’hui tes deux lettres des 25 [février ? ] et 2 mars…Nous sommes ici sans rien savoir de l’Empereur, parce que nous ne sommes pas sur la route de l’estafette ; nous étions à Château-Thierry ; par suite de son mouvement sur Soissons, nous sommes revenus à Meaux, mais nous n’y resterons pas longtemps, si, comme on nous l’assure, Sa Majesté se porte sur Reims. Sa Majesté fait feu des quatre pieds pour déjouer et anéantir les projets de l’ennemi. Et de vos côtés quelles sont vos craintes et vos espérances ?…

(« Lettres inédites du baron Guillaume Peyrusse, écrites à son frère André pendant les campagnes de l’Empire. De 1809 à 1814… », Perrin et Cie, Libraires-Éditeurs, 1894, pages 194 et 196).

 

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( 15 mars, 2014 )

Récupération…

Récupération… dans TEMOIGNAGES 1814-2014

Quelque peu étonnante est cette courte lettre de Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre.

Reims, 15 mars 1814.

Vous pouvez ordonner qu’à mesure que les prisonniers passent, on leur ôte leurs shakos et leurs bonnes capotes, pour les donner aux soldats et gardes nationaux qui en manquent

(« Lettres inédites de Napoléon 1er (An VIII-1815). Publiés par Léon Lecestre » Plon, 1897, tome II, p.321).

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