( 15 août, 2017 )

« Il n’est pas de NOM plus GLORIEUX que celui de NAPOLEON. »

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Il y a tout juste 248 ans, Napoléon Bonaparte ouvrait les yeux sur un monde qu’il allait marquer durablement de son empreinte impériale. Près de deux siècles et demi après sa naissance, l’Empereur peut être satisfait: on parle toujours de LUI… ! Voici un discours que prononça à la fin des années 1960, le Président de la République Georges Pompidou (1911-1974). Ajaccio était alors le théâtre en ce 15 août 1969, d’importantes festivités commémorant le bicentenaire de la naissance de Napoléon.

C.B.

Ce jeune Corse sans fortune et sans ressources»

En ce jour où la Corse et avec elle la France entière célèbrent le deuxième centenaire de la naissance de Napoléon, remontons le cours de l’Histoire, suivons ce jeune Corse sans fortune et sans ressources, voyons-le prendre conscience de ses immenses possibilités puis, progressivement, les orienter vers la France jusqu’à s’identifier avec la Nation, la lier à son sort, la façonner à sa mesure, la marquer d’une empreinte aujourd’hui ineffacée. 15 août 1769, Un an plutôt, jour pour jour, Louis XV a proclamé la Corse partie intégrante de la couronne de France. Trois mois plus tôt, en Angleterre, est né le petit Arthur Wellesley, qui sera duc de Wellington. Ainsi le veut l’Histoire. Dans Ajaccio, petit bourg de 5 à 6000 habitants, Laetitia Ramolino, épouse de Charles Bonaparte, met au monde un fils pour lequel on ressuscite un vieux prénom peu usité, Napoléon.

«Ce nom mystérieux, dira plus tard l’Empereur, j’étais le seul à le porter en France. Il était doué d’une vertu virile, poétique et redondante.».

Qui donc, en ce 15 août 1769, aurait imaginé non seulement le génie de l’enfant qui venait de naître, mais que son destin se confondrait avec celui de la France à laquelle la Corse ne se sentait encore guère attachée ?  

« Je naquis quand la Patrie périssait. »

Charles Bonaparte avait participé passionnément à la lutte contre la domination génoise. Il se rallie, il est vrai, à l’autorité française, ce qui lui vaudra d’obtenir des bourses pour Joseph et pour Napoléon. Mais le patriotisme est puissant, la nation corse une réalité et il faudra de longues années pour que Napoléon, malgré et peut-être à cause de ses dissentiments avec Paoli, renonce à la tentation de jouer un rôle de premier plan dans une Corse indépendante. «Je naquis, écrit-il, en 1789, à Paoli, quand la patrie périssait». Et pourtant, il a été «écolier du Roi», c’est-à-dire boursier, en 1779 au collège d’Autun où il apprend le français puis à l’école de Brienne où il reste cinq ans, et en 1784 à l’École militaire de Paris. En 1785, son père meurt. La même année, il sort de l’École militaire avec le grade de lieutenant en second et est affecté au régiment d’artillerie de La Fère, qu’il a choisi probablement parce qu’il est en garnison à Valence, sur le chemin de la Corse. 

« Napoléon Bonaparte, âgé de vingt-quatre ans, est nommé général de brigade. »

En France, c’est la Révolution. Mais Napoléon ne se soucie que de la Corse. Il obtient permission sur permission qu’il prolonge sans scrupule à Ajaccio où il est en contact permanent avec les «patriotes».  En quatre ans, il passe trente-cinq mois dans l’Ile, indifférent, semble-t-il, aux événements qui bouleversent la France, ne prenant le parti des Montagnards que par amitié pour Saliceti et par hostilité pour Paoli avec qui les Bonaparte se sont définitivement brouillés. C’est même cette brouille qui oblige la famille à partir pour la France en juin 1793 et qui va orienter différemment la vie de Napoléon. La protection de Saliceti lui vaut d’être nommé chef de bataillon et de commander l’artillerie au siège de Toulon. Le 19 décembre 1793 son action permet aux armées de la République de s’emparer de la ville. Trois jours plus tard, Napoléon Bonaparte, âgé de vingt-quatre ans, est nommé général de brigade. 

« De ce jour un grand destin commence.»

Mais la France traverse de nouvelles épreuves. C’est la grande terreur, puis le 9 thermidor et l’exécution de Robespierre. Napoléon, un moment arrêté, doit à Barras de rentrer en grâce. C’est encore Barras qui lui confie la répression de l’insurrection parisienne du 13 vendémiaire. Le succès lui vaut d’être nommé général de division et enfin, le 2 mars 1796, commandant en chef de l’armée d’Italie. De ce jour, un grand destin commence.La prodigieuse campagne d’Italie va révéler à Napoléon son propre génie….Où se déroulera le destin pressenti ?La France n’en constitue pas encore l’objectif nécessaire, même si, par le commandement de l’armée d’Italie, elle lui en a insufflé la résolution et donné les moyens. Au moment même d’Arcole et de Rivoli, quand, ayant écrasé les Sardes, il chasse et pourchasse les armées de l’Autriche, Bonaparte lisant Machiavel écrit en marge : «Moi aussi je suis italien.». L’Italie a enfin reconnu son rédempteur.Sans aucun doute, le rêve du royaume d’Italie, qu’il réalisera d’ailleurs plus tard mais de surcroît, est-il à ce moment plus présent à son imagination que la domination de la France. Plus présent que tout ailleurs, l’attrait de l’aventure personnelle, donc pour un Méditerranéen féru d’histoire, la tentation de l’Orient et des grands espaces où se lancèrent et se perdirent souvent tous les grands conquérants, de Cyrus à Alexandre jusqu’à Tamerlan. C’est elle qui va le saisir lorsque, rentré en France, couvert de gloire, adulé du peuple parisien, chargé de préparer, déjà, le débarquement en Angleterre, il s’arrache tout à coup aux intrigues du Directoire, fait décider l’étrange expédition d’Égypte, s’embarque pour Alexandrie. Et c’est la victoire des Pyramides, l’entrée au Caire, la campagne de Syrie, la prise de Jaffa, la victoire du Mont-Thabor… 

« Je pourrais quelquefois te faire mentir ».

Ici se situe l’affaire de Saint-Jean d’Acre. Phélippeaux, camarade de Bonaparte à Brienne, et émigré, organise la défense contre l’armée française qui, privée de son artillerie lourde, ne peut enlever la place. Napoléon revient au Caire, décide de rentrer en France. « Les hommes ne font qu’imiter leurs prédécesseurs », disait Machiavel. «Je pourrais quelquefois te faire mentir.» commentait Bonaparte. Quelle part dans sa décision a pu avoir l’échec de Saint-Jean d’Acre ? Faut-il y voir la cause du renoncement au mirage oriental que Napoléon a si souvent évoqué ?Saint-Jean d’Acre a peut-être changé le cap de la destinée napoléonienne.Si cela est vrai, alors Phélippeaux fut l’agent de la Providence : car le retour d’Égypte, c’est vraiment le mariage de Napoléon avec la France. A partir du moment où il débarque à Fréjus de la frégate Muiron, le sort est jeté. C’est en France qu’il réalisera la haute ambition conçue après Lodi. C’est à la France qu’il imprimera sa marque. C’est avec la France et les Français qu’il conduira sa grande aventure. Du même coup et à sa suite la Corse deviendra française non plus par l’effet du traité entre Louis XV et gênes mais par le cœur et par l’épopée.Désormais Napoléon peut dire : «Je n’ai qu’une passion, qu’une maîtresse, c’est la France.» La France est d’ailleurs prête à se donner. Le Directoire sombre dans le désordre, l’impuissance et la corruption. Tout le monde complote, tout le monde attend un coup d’État. «Voilà notre homme !» s’écrie Moreau apprenant le retour d’Égypte. 

 « Il sera maître et seul maître ».

Bonaparte, de fait, n’hésite ni se dissimule. Ce n’est pas pour Sieyès qu’il travaille. «L’occasion viendra, soyons prêts à la saisir», avait-il écrit. Elle est venue. Il sera maître et seul maître. La France se livre à lui plus encore par passion de la gloire que par lassitude du désordre et de l’anarchie.Entre elle et lui tout est clair. «Ni elle, ni moi nous ne nous trompons plus.», dit-il superbement. Il sait qu’il a à sa disposition le pays le plus peuplé d’Europe, la meilleure armée du monde et une nation convaincue d’être la première. Il sait l’immense réservoir de forces révélé par la Révolution et qu’il peut tout demander à la France à condition de la faire rêver. 

«Je n’agis, dit-il, que sur les imaginations de la Nation. Lorsque ce moyen me manquera, je ne serai plus rien 

Là est le secret de la longue marche qui mènera Napoléon et les armées françaises à Rome et à Vienne, à Madrid et à Berlin, à Varsovie et à Moscou.Et si forte sera l’emprise sur les esprits qu’en dépit des pertes humaines, de la conscription et des impôts, en dépit même des défaites, après la retraite de Russie, et la campagne d’Allemagne, et l’invasion, et les Alliés à Paris malgré la merveilleuse campagne de France, il suffira que l’exilé de l’île d’Elbe débarque à Golfe-Juan pour qu’à nouveau la nation toute entière se rallie à lui et que l’aigle vole de clocher en clocher jusqu’à Notre-Dame. 

« De la victoire à la défaite, il n’y a qu’un pas ».

Que reste-t-il de cette longue suite de victoires qui débouche sur Waterloo dont on peut penser qu’il était inscrit dans les faits depuis Trafalgar ?C’est bien à tort que l’on reproche à Napoléon l’esprit de conquête. La suprématie maritime acquise par l’Angleterre condamnait littéralement l’Empereur à attaquer et à vaincre sans cesse, dans une lutte que son seul génie empêcha l’Europe entière, et à certains moments le Gouvernement anglais lui-même, de comprendre qu’elle était, dès le départ, désespérée. Mais malgré l’échec final, Napoléon n’a pas légué à la France que l’éclat d’une prodigieuse épopée militaire ; c’est ici qu’il faut rappeler que le Premier consul puis l’empereur a de ses mains pétri littéralement notre pays et nous a légué une nation où tout porte encore sa marque. 

 « Il n’est pas de nom plus glorieux que celui de Napoléon ».

C’est à lui que nous devons l’essentiel des institutions qui, au travers des siècles et en dépit des évolutions indispensables, constituent encore l’armature de notre pays. C’est lui qui a contraint les Français, déchirés et coupés les uns des autres par la tourmente révolutionnaire, non pas à oublier leurs divisions mais à les dominer et à refaire l’unité nationale. Et c’est pourquoi aujourd’hui, dans cette ville où il est né, dans cette île dont il est l’orgueil, le Président de la République célèbre la mémoire de l’Empereur en présence de celui sur qui repose l’héritage d’un nom prestigieux [Le Prince Napoléon (1914-1997)].

Car nos gloires n’appartiennent qu’à la France et il n’est pas de nom plus glorieux que celui de Napoléon.» 

GEORGES POMPIDOU 

Président de la République Française. Ajaccio, le 15 août 1969. 

 

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( 22 juillet, 2017 )

22 Juillet 1832…

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Il y a 185 ans, s’éteignait au château de Schoenbrunn, près de Vienne, sous l’uniforme autrichien, NAPOLÉON II, le fils de l’Empereur. Il n’avait que 21 ans… Depuis le 15 décembre 1940, il repose tout près de son père, sous le Dôme doré des Invalides….

Resquiescat in Pace  !

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( 20 mai, 2017 )

Un nouveau jeu à thématique napoléonienne…

Bonjour à tous,

Nous sommes un nouvel éditeur de jeu de société et au mois de septembre nous allons lancer notre premier jeu qui se nomme «Napoleon Saga ». Il s’agit d’un jeu de stratégie entre le jeu de plateau et le jeu de cartes. Le thème est la campagne de Belgique de 1815 et plus particulièrement Waterloo. Ce jeu s’adresse aussi bien aux joueurs chevronnés qu’aux personnes souhaitant découvrir cette période de façon ludique.

Les dessins sont de Giuseppe Rava, incroyable artiste connu et reconnu dans le milieu de l’uniformologie, les peintures historiques et le jeu.

Le système de jeu qui est accessible pour les débutants, permet aussi de créer votre propre armée afin de simuler des affrontements qui auraient pu avoir lieu (« What if »).

Ce jeu pour 2 joueurs est proposé sur le site KickStarter par le biais d’un financement participatif. N’hésitez à consulter notre site ou à vous abonner à nos réseaux sociaux afin de connaître toutes les dernières news et visuels du jeu.

Merci et Vive l’Empereur !

Frédéric ROMERO

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Pour plus d’informations et voir les premiers éléments du jeu :

Le site : http://www.napoleonsaga.com/

La page Facebook : https://www.facebook.com/NapoleonSaga/

Et le compte twitter : https://twitter.com/Napoleon_Saga

 

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( 18 mai, 2017 )

IL Y A 213 ans: la NAISSANCE de l’EMPIRE…

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Il y a tout juste 213 ans,  le SENATUS-CONSULTE ORGANIQUE du 28 FLOREAL AN XII, entérinait la création du Premier Empire en commençant par ces articles:

« Article 1er. Le Gouvernement de la République est confié à un Empereur, qui prend le titre d’Empereur des Français. – La justice se rend, au nom de l’Empereur, par les officiers qu’il institue.

Article 2 - Napoléon Bonaparte, Premier consul actuel de la République, est Empereur des Français…. »

Découvrez l’intégralité de ce texte-fondateur ici: http://napoleon1er.perso.neuf.fr/Senatus1804.html

 

 

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( 5 mai, 2017 )

Mes réflexions en apprenant la mort de Sa Majesté.

Napoléon

Paris, 20 mars [année laissée en blanc].

« Napoléon fut appelé grand A peine âgé de vingt-sept ans, pareil à un torrent, il précipita sa course impétueuse du haut des Alpes dans les belles plaines d’Italie. Ces champs, illustrés par les victoires d’Annibal et de Marius, reçurent un nouvel éclat de ses trophées.

Empereur des Français, il subjugua le monde. Les rois de la Terre l’entouraient tous et formaient un cortège brillant qui annonçait sa présence. Ses armées assiégeaient Cadix. Quelque temps après, la victoire les conduisait jusque sous les murs de Moscou. Tant de prospérités ne pouvaient durer. Invincible jusque-là, la nature se chargea du soin de venger ses ennemis. Les glaces de l’hiver lui enlevèrent la plus belle armée qu’on eût vue sous le soleil. En une nuit tout changea.

L’étoile de l’Empereur, qui jusqu’alors avait jeté de si vifs rayons, commença à pâlir. Le monde s’ébranla ; des nuées de barbares l’entourèrent. Semblable à un gladiateur, qui, au milieu de l’arène couvert de blessures, porte des coups à tous ses rivaux et les menace encore avant de tomber, l’Empereur les anéantit partout où il put les atteindre.

 L’Europe conservera un souvenir éternel de ses désastres et de ses victoires. Mais enfin l’Empereur était homme : il fallut céder à la fortune…

Retiré dans son palais de Fontainebleau, conservant pour tout bien son grand nom, abandonné de tous, il sut encore se faire craindre et respecté.

Il signa son abdication à Fontainebleau. Qui n’admirerait pas les desseins admirables de la Providence sur la destinée des hommes, quand on songe, que dans ce même palais dans cette même salle où l’Empereur signa son abdication, S.M. avait voulu forcer le pape Pie VII à renoncer à son trône. Pouvait-il prévoir que vaincu, abandonné de tous, il abdiquerait sa puissance et verrait le papa entrer dans Rome, rétabli par les Russes et les Anglais qui brûlaient naguères le pape en effigie ?

C’est dans la cour de ce palais que l’Empereur se vit dans cette première période entouré de ses vieux soldats.

 Qui pourrait peindre la douleur qui oppressait dans ce moment l’âme de l’Empereur à la vue de ces hommes intrépides qui, dans cent batailles, avaient contemplé de si près la mort sans rien craindre, versant des larmes à son départ, l’entourant de leurs armes, courbant, leur drapeau sur sa tête !

L’Empereur s’arracha de leurs bras… Il partit !

Un an s’était à peine écoulé. L’Empereur revint. Tout se souleva sur son passage. Le monde s’ébranla encore une fois pour le  vaincre. La France épuisée par tant de guerres ne put résister à tant d’ennemis. Nouveau Thémistocle, Napoléon allait s’asseoir au foyer du peuple britannique, mais ce peuple égoïste le relégua sur un rocher désert au milieu de l’Océan.

Cinq ans après l’Empereur n’existait plus. Quelques pieds de terre recouvraient celui à qui le monde n’avait pu suffire !  »

Guillaume PEYRUSSE.

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( 5 mai, 2017 )

Il y a 196 ANS…

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Le 5 MAI 1821, à l’île Sainte-Hélène, s’éteignait le grand NAPOLEON…

Qu’il repose en paix !

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