( 11 juillet, 2019 )

INCROYABLE ! La tombe du général HEYMES va disparaître !

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Heymès chargeant aux côtés du maréchal Ney à Waterloo.

« Excusez du peu ! », comme on dit familièrement ! 

Un de nos correspondants et fidèle lecteur de « L’Estafette », M. Paul Matzynski, militaire en retraite,  nous a informé hier au  soir que,  au cours d’une visite qu’il a effectuée hier après-midi dans le petit cimetière de l’ancien village d’Auteuil (Paris 16ème [sud]) il a appris que la tombe du général Heymès allait être détruite. La conservatrice de ce ce cimetière lui a dit que la famille Heymès n’avait pas répondu à aucune des trois lettres adressées à elle par l’administration des Cimetière parisiens.

Nous avions déjà évoqué cette tombe sur « L’Estafette », en soulignant son mauvais état, c’était en 2013:

http://lestafette.unblog.fr/2013/07/29/la-tombe-d%e2%80%99un-colonel-d%e2%80%99empire%e2%80%a6/

Il serait navrant que la sépulture de ce militaire disparaisse !  A deux pas de cette tombe, M. Matzynski a remarqué que celle dans laquelle repose le peintre Hubert Robert (1733-1808) avait été sauvée et restaurée par l’ACMN, une association de sauvegarde des monuments napoléoniens.  Espérons que le général (sous la Monarchie de Juillet) et colonel (d’Empire, aide-de-camp du maréchal Ney) ne sera pas précipité dans le néant anonyme d’une fosse commune.

Rien ne serait pire pour ce militaire ayant servi la France au cours des guerres de la Révolution et de l’Empire ! 

C.B.

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Le général Heymès a fait l’objet d’une biographie

écrite par un de ses descendants.

Elle a été publiée chez Teissèdre en 2006.

 

 

( 5 mai, 2019 )

« Mes réflexions en apprenant la mort de Sa Majesté »

Napoléon

Paris, 20 mars [année laissée en blanc].

« Napoléon fut appelé grand A peine âgé de vingt-sept ans, pareil à un torrent, il précipita sa course impétueuse du haut des Alpes dans les belles plaines d’Italie. Ces champs, illustrés par les victoires Hannibal et de Marius, reçurent un nouvel éclat de ses trophées.

Empereur des Français, il subjugua le monde. Les rois de la Terre l’entouraient tous et formaient un cortège brillant qui annonçait sa présence. Ses armées assiégeaient Cadix. Quelque temps après, la victoire les conduisait jusque sous les murs de Moscou. Tant de prospérités ne pouvaient durer. Invincible jusque-là, la nature se chargea du soin de venger ses ennemis. Les glaces de l’hiver lui enlevèrent la plus belle armée qu’on eût vue sous le soleil. En une nuit tout changea.

L’étoile de l’Empereur, qui jusqu’alors avait jeté de si vifs rayons, commença à pâlir. Le monde s’ébranla ; des nuées de barbares l’entourèrent. Semblable à un gladiateur, qui, au milieu de l’arène couvert de blessures, porte des coups à tous ses rivaux et les menace encore avant de tomber, l’Empereur les anéantit partout où il put les atteindre.

L’Europe conservera un souvenir éternel de ses désastres et de ses victoires. Mais enfin l’Empereur était homme : il fallut céder à la fortune…

Retiré dans son palais de Fontainebleau, conservant pour tout bien son grand nom, abandonné de tous, il sut encore se faire craindre et respecté.

Il signa son abdication à Fontainebleau. Qui n’admirerait pas les desseins admirables de la Providence sur la destinée des hommes, quand on songe, que dans ce même palais dans cette même salle où l’Empereur signa son abdication, S.M. avait voulu forcer le pape Pie VII à renoncer à son trône. Pouvait-il prévoir que vaincu, abandonné de tous, il abdiquerait sa puissance et verrait le papa entrer dans Rome, rétabli par les Russes et les Anglais qui brûlaient naguères le pape en effigie ?

C’est dans la cour de ce palais que l’Empereur se vit dans cette première période entouré de ses vieux soldats.

 Qui pourrait peindre la douleur qui oppressait dans ce moment l’âme de l’Empereur à la vue de ces hommes intrépides qui, dans cent batailles, avaient contemplé de si près la mort sans rien craindre, versant des larmes à son départ, l’entourant de leurs armes, courbant, leur drapeau sur sa tête !

L’Empereur s’arracha de leurs bras… Il partit !

Un an s’était à peine écoulé. L’Empereur revint. Tout se souleva sur son passage. Le monde s’ébranla encore une fois pour le  vaincre. La France épuisée par tant de guerres ne put résister à tant d’ennemis. Nouveau Thémistocle, Napoléon allait s’asseoir au foyer du peuple britannique, mais ce peuple égoïste le relégua sur un rocher désert au milieu de l’Océan.

Cinq ans après l’Empereur n’existait plus. Quelques pieds de terre recouvraient celui à qui le monde n’avait pu suffire !  »

Guillaume PEYRUSSE.

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( 5 mai, 2019 )

Il y a 198 ans s’éteignait l’Empereur….

Napoléon le Grand

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( 24 mars, 2019 )

Un bon témoignage sur l’Empereur et ses campagnes…

Un GRAND témoignage sur NAPOLEON et ses campagnes.

Paru (en novembre 2018) chez AKFG: 

http://akfgedition.com/product/baron-guillaume-peyrusse

Logo

63, rue Grande- 77300 Fontainebleau

Tél : 09.73.68.64.07

 

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( 23 mars, 2019 )

A propos du livre « Lettres de grognards » et paru en librairie le 14 février 2019 (Editions du Cerf)…

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( 21 février, 2019 )

A propos de mon édition « Mémoires » de G. Peyrusse…

Un GRAND témoignage sur NAPOLEON et ses campagnes.

Cet ouvrage a fait l’objet d’une recension, dans le dernier numéro de la « Revue du Souvenir Napoléonien » (une publication que l’on trouve désormais en kiosque)

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( 29 décembre, 2018 )

Le nouveau numéro du « Bulletin de L’Estafette » vient de paraître…

A la bonne vôtre

Afin de le recevoir gracieusement, faites-en la demande ici : 

contact.lestafette@gmail.com

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( 10 décembre, 2018 )

Paru récemment…

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« Il arrive parfois, qu’au détour des pages glorieuses de l’Epopée, apparaisse un personnage oublié ou méconnu. Guillaume Peyrusse, qui fut un des collaborateurs de Napoléon, en fait partie. Entré en 1805, l’année d’Austerlitz, dans les bureaux du Trésor de la Couronne, Peyrusse va débuter une carrière fulgurante. En 1809, alors que se prépare la campagne d’Autriche, Peyrusse est nommé Payeur du Trésor de la Couronne à la suite de l’Empereur.  Dès le lendemain de cette nomination, qui le rapproche de Napoléon, il suit la Grande-Armée. 

C’est là que débute son passionnant témoignage.

Il va raconter notamment toutes les campagnes auxquelles il participe, les batailles dont il est témoin, toujours placé non-loin de Napoléon.

En 1812, débute une des plus fameuses campagnes de Napoléon : celle de Russie. G. Peyrusse suit l’Empereur, toujours en tant que Payeur du Trésor de la Couronne. Cette fonction lui va décidément à ravir, lui, dont la rectitude dans les comptes est légendaire. Aux batailles menées par Napoléon, il oppose des batailles de nombres. Son armée est composée de milliers d’opérations, de colonnes noircies à la plume par des combats d’additions et de soustractions qui doivent donner en finalité un résultat exact. C’est quelquefois pour lui un vrai casse-tête. Mais il n’oublie pas relater tout ce qu’il voit : la bataille de Borodino, Moscou, la ville aux mille clochers, l’incendie dantesque dont elle sera la proie et plus tard l’enfer blanc, ce froid, cette neige qui décimeront la Grande-Armée de l’Empereur, et le fameux passage de la Bérézina qui a tant marqué les esprits !

G. Peyrusse fait partie des survivants. Le voici en Allemagne, où il aura à peine le temps de se reposer. En ce début 1813, il doit suivre Napoléon dans la nouvelle campagne qui commence. En avril, il est à Mayence ; en mai, Peyrusse assiste aux batailles de Lützen et de Bautzen ; en août, il est témoin de la bataille de Dresde qui verra la mort du fameux général Moreau dans les rangs ennemis. Puis ce sera celle de Leipzig, le 16 octobre 1813, que Peyrusse qualifie « d’effroyable boucherie ». En janvier 1814, il est de retour à Paris. L’Empire est menacé. L’héroïque campagne de France commence. Elle est ponctuée par des noms de lieux, qui sont autant de combats et de batailles menés avec courage par les troupes de l’Empereur : Brienne, Champaubert, Montmirail, Vauchamps…

Mais tout est bientôt fini. Napoléon doit abdiquer. G. Peyrusse assiste aux émouvants Adieux de Fontainebleau, le 20 avril 1814, puis c’est le départ pour l’exil: l’île d’Elbe.

Durant cet intermède, il joue un rôle capital auprès de Napoléon : c’est lui qui occupe les fonctions de « Trésorier général de l’Empereur et Receveur général de l’île ». Celui que Napoléon aime à appeler, avec son accent si particulier, Peyrousse, a su obtenir la confiance du souverain.

Le 26 février 1815, lorsque l’Aigle prend soudain son envol, lorsque Napoléon décide de revenir en France, G. Peyrusse le suit et note tout, depuis le débarquement de la petite armée de l’Empereur à Golfe-Juan jusqu’ à son arrivée triomphale à Paris. Au soir du 21 mars, aux Tuileries,  Napoléon est accueilli par une foule en délire; moments d’une intensité incommensurable !

Deux jours après, l’Empereur nomme G. Peyrusse, Trésorier général de la Couronne. Il s’installe non loin du cabinet du souverain, se tenant toujours prêt à répondre à ses sollicitations. Peyrusse, travailleur infatigable, entreprend alors de remettre en ordre les comptes fastidieux de l’Empire. Resté à Paris, il ne participe pas à la campagne de Belgique. Le 21 juin 1815, à trois heures du matin, il apprend la défaite de Waterloo… Tôt ce même jour, Napoléon arrive à l’Élysée et convoque aussitôt Peyrusse afin de remettre de l’ordre dans ses finances. Mais l’Histoire suit son cours inexorable : l’Empereur  doit abdiquer pour la seconde fois.

 « Je rentrai aux Tuileries le cœur navré », écrit-il, après avoir rencontré Napoléon une ultime fois au château de Malmaison et assisté à son départ pour un exil, cette fois, définitif…

Ce sont les « Mémoires » de ce personnage attachant que nous vous proposons de découvrir, et ce dans une version intégrale. En effet, Christophe Bourachot, commentateur de cette nouvelle édition, a pu avoir accès au manuscrit original écrit de la main de Guillaume Peyrusse. L’ensemble a été complété par de nombreuses notes qui viennent éclairer cet important témoignage. »

Site internet de l’éditeur AKFG: http://akfgedition.com/product/baron-guillaume-peyrusse

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( 2 décembre, 2018 )

Il y a 213 ans: AUSTERLITZ…

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« Le 2 décembre [1805], ou 11 frimaire an XIV, à la pointe du jour, on battit la générale partout, la cavalerie monta à cheval ; chacun prit son rang et se disposa à combattre. L’ennemi avança dans le lointain, par division, en colonnes serrées et commença l’attaque ; le canon ronfle partout ; la lutte s’engage ; et ce jour fut donnée la fameuse bataille d’Austerlitz, où les empereurs de France, de Russie et d’Autriche commandaient en personne ; la bataille des Trois Empereurs ! Chacun fit son devoir. L’armée française s’est immortalisé là par son intrépidité en luttant contre deux armées coalisées, de force supérieures. L’affaire a été générale, et, en moins de quatre heures, l’armée ennemie fut coupée ou dispersée et noyée dans les lacs [on sait qu’il s’agit d’une légende]. Le succès de cette journée nous a valu quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale de Russie, cent vingt pièces de canons, vingt généraux et plus de trente mille prisonniers [en fait 9 767 prisonniers russes et 1 686 prisonniers autrichiens, soit 11 453 hommes au total, selon Alain Pigeard].

Jamais on n’a combattu avec tant d’acharnements de part et d’autre. Nous avons bivaqué sur le champ de bataille. ».

(Georges Bangofsky, du 7ème hussards, « Mes campagnes (1797-1815) », Editions du Grenadier, 2012).

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( 25 novembre, 2018 )

Merci !

… A tous les visiteurs qui sont venus me voir lors du Salon du Livre d’Histoire de Versailles hier et aujourd’hui.

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( 11 octobre, 2018 )

Grand succès pour la reconstitution du procès du général Drouot ! (Nancy, 4 octobre 2018)

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Communiqué de M. Thierry CHOFFAT, Président des Vosges Napoléoniennes: 

Notre reconstitution du procès du général DROUOT a été un véritable succès.  Merci à tous ceux qui y ont contribué, reconstitueurs de l’Obusier, personnels et magistrats de la Cour d’Appel, étudiants, Faculté de Droit….
Le spectacle a rassemblé plus de 300 personnes dans la salle d’assises et, faute de place et pour des questions de sécurité, nous avons été obligés d’en refuser entre 150 et 200. Le décor était splendide, de même que les uniformes. Les acteurs ont parfaitement joué leur rôle, appris et superbement déclamé leurs textes. Que tous soient remerciés.
Mes remerciements vont également au public venu nombreux.
Le procès a été filmé et nous espérons pouvoir le diffuser.
Nous avons reçu beaucoup de photos. Les médias ont relayé l’information. Ci-dessous, vous pourrez découvrir l’article de « L’Est Républicain » et qui synthétise notre manifestation.
Voici également quelques photos. D’autres circulent déjà sur les réseaux sociaux

https://www.dropbox.com/sh/qzjsynbvh3wol8x/AABOehM3pVjNjYf5D3ZZBM3va?dl=0

Certaines photographies sont déjà sur notre site internet:
Article Drouot EST Rep

 

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( 29 août, 2018 )

MÉMOIRES D’UN AVENTURIER …

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Voici un témoignage exceptionnel sur les grandes heures de la Révolution et de I’Empire. Celui du major Le Roy engagé en 1781 dans la Marine royale et qui connut I’armée révolutionnaire, la gloire de Valmy, les campagnes de I’Empire et enfin la terrible campagne de Russie.

Publiés pour la première fois en 1914, ces mémoires constituent un tableau poignant de réalisme et de justesse dont  l’humour n’est pourtant pas absent.

Un texte cru superbe et terrible qui éclaire d’un jour nouveau une période dramatique et troublée

« Dans les armées de Napoléon Souvenirs du Major Le Roy. Présentés par Christophe Bourachot » Editions Omnibus, 22 €

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Françoise SURCOUF. (Avis de lecture paru dans le magazine « Secrets d’Histoire », numéro hors-série, été 2018).

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