( 10 octobre, 2017 )

Napoléon à l’honneur à Arras…

C’est à l’occasion d’une exposition qui se déroule jusqu’au 4 novembre 2018.

https://napoleon.versaillesarras.com/

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( 29 avril, 2017 )

A propos du « Mémorial de Sainte-Hélène », du comte de Las Cases.

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A Longwood,  Las Cases et son fils recueillirent les propos de Napoléon.

Un grand quotidien français a récemment mis en cause la véracité de certains propos contenus dans ce fameux ouvrage.

Il y avait eu un précédent du même type. Les témoignages des généraux Gourgaud et Bertrand ont fait l’objet de controvers,  à l’époque de leur publication respective. Concernant le récit du général Gourgaud, aucune des deux éditions publiées à ce jour (1899 et 1944) n’est intégrale. Pour Bertrand, qui avait rédigé son témoignage sous une forme de sténographie, Fleuriot de Langle, conservateur d’alors à la Bibliothèque Marmottan (Boulogne, 92) avait établi une règle de décryptage qui a été contestée par certains spécialistes. Fleuriot publia la première fois ce témoignage entre 1949 et 1959. Pour en revenir à Las Cases, Jean Tulard a déclaré il y a fort longtemps que son « Mémorial » était «une œuvre empreinte de chambellanisme », en d’autres termes  un document rédigée à des fins plutôt hagiographiques…

Las Cases est expulsé de l’île Sainte-Hélène fin novembre 1816. Deux ans plus tard, paraît à Bruxelles une publication de son témoignage, sous une forme fragmentaire, avec comme finalité celle de connaître les conditions d’emprisonnement du Grand Homme. Ce volume ne comprend que 116 pages; il sera suivi par une autre édition,  publiée à Paris, en 1819, tout aussi peu importante: 132 pages. 

Une version beaucoup plus étendue verra le jour en 1823, en 8 volumes cette fois, ce qui implique très certainement que le fidèle (mais quelque peu opportuniste, voulant « surfer » sur le napoléonisme revenant à la mode et qui prendra son envol sous la Monarchie de Juillet) comte de Las Cases ait rajouté bien ultérieurement des faits…

L’Histoire réserve toujours des surprises !

C.B.

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( 5 avril, 2017 )

Dans les arcanes de la police impériale…

1505-1J’ai terminé il y a quelques jours déjà la lecture du dernier ouvrage de Jacques-Olivier Boudon : « L’Empire des Polices » paru en février dernier à la Librairie Vuibert).  Si cette étude, écrite tambour battant, n’apporte rien de nouveau sur le système policier napoléonien, elle a le mérite de nous en offrir un panorama complet. Certes, avant Boudon, il y a eu les études d’Ernest d’Hauterive (en 1943) et de Jean Rigotard (en 1990), ce dernier volume étant essentiellement axé sur la police parisienne, mais « L’Empire des polices » ne dépareille pas cette série de par l’intérêt qui trouvera certainement le lecteur voulant en savoir un peu plus sur le sujet. Boudon évoque notamment la création de la Préfecture de Police, la réorganisation de la gendarmerie en 1798. Il y décrit les multiples missions dont fut chargée la police impériale, sans oublier les différents complots visant le Premier Consul puis l’Empereur et qui furent déjoués, ou encore le contrôle de la presse par l’appareil policier. Quelques grandes figures telles celles de Moncey, Fouché, Dubois, Savary, Réal, Dubois et quelques autres apparaissent ci et là au gré des pages ; sans oublier le légendaire Vidocq ! Il s’agit donc globalement d’un bon livre malgré quelques maladresses d’écritures (répétitions de termes identiques d’une ligne à l’autre, mot employé à la place d’un autre, absence systématique de la majuscule au mot « empereur »; il s’agit de Napoléon ne l’oublions pas !). Ajoutons que, contrairement à ce qu’écrit l’auteur (à la p.21) , à Paris, le mur des Fermiers généraux, n’a pas été remplacé de nos jours par les « grands boulevards ».

C.B.

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( 9 janvier, 2017 )

L’Empereur retrouve sa tête…

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( 3 août, 2016 )

Napoléon, homme de parfum…

Napoléon portrait.

A écouter , cette émission de radio diffusée sur RTL:

http://www.rtl.fr/actu/economie/il-etait-une-marque-du-03-aout-2016-7784311515

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( 22 juillet, 2016 )

Napoléon dans le métro…

Voici une des 3 affiches (les 2 autres ne concernent pas l’Empire) que l’on peut voir dans le métro parisien depuis le 21 juillet. Il s’agit d’une campagne de publicité pour le Musée de l’Armée.

Campagne juillet 2016

 

 

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( 29 février, 2016 )

Keith Rocco: du grand ART !

Mameluck

Sur le lien ci-contre vous trouverez quelques informations sur la grande série d’ouvrages à paraître et illustrée par Keith ROCCO.

Quel réalisme !

C’est ici: http://napoleonslastarmy.com/

Infant.
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( 13 juin, 2015 )

A visionner…

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( 28 août, 2014 )

Retour sur un livre…

1814-1815

France-Info  a rediffusé ce matin, dans sa série « Le Livre de l’été »,  mon entretien réalisé à propos de « Napoléon. La dernière bataille. Témoignages, 1814-1815 «  (Omnibus, 2014). C’est ici :

http://www.franceinfo.fr/emission/le-livre-du-jour/2014-ete/le-livre-du-jour-ete-2014-du-28-08-2014-08-28-2014-06-10

 

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( 19 juillet, 2014 )

Dans toutes les bonnes librairies (et sur le net).

Coffret Omnibus 1

Depuis le 5 juin dernier, on peut se procurer ce beau coffret réunissant mes deux gros livres publiés chez Omnibus, respectivement en 2011 et en 2014.

Coffret Omnibus 2

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( 19 juin, 2014 )

Musée de l’armée ou Musée des larmes ?

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Depuis ma visite de juillet 2010 des salles « Empire » du Musée de l’Armée (Paris), et ma déception quant à leur muséographie, peu de médias, voire aucuns, n’avaient souligné l’absurdité avec laquelle les magnifiques objets historiques qu’elles contiennent sont présentés au public. Aussi, quelle a été ma surprise, quand dans « Le Figaro » de ce jeudi 19 juin 2014, je m’aperçois qu’Adrien Goetz abonde dans ce sens. Son article s’intitule « Jeu de massacre au Musée de l’Armée »; avec en sous-titre : « Si l’exposition « Mousquetaires ! »  est une réussite, les chefs-d’œuvre des Invalides sont présentés dans une scénographie ratée ». 

 C.B.

 ———————–

« Dans les salles rénovées en 2010- le parcours qui va du XVIIème  siècle au Second Empire, avec des morceaux de bravoure, l’Indépendance des États-Unis d’Amérique, la Révolution, Napoléon.-, la déception est grande. Domine une esthétique de salle d’honneur de caserne, avec des sabres alignés dans des vitrines au carré, des espaces fragmentés qui semblent plus conçus par un cuisiniste que par un muséographe, des spots alignés comme à la parade. Perdues au milieu de cette morne plaine, quelques reliques qui pourraient faire rêver : Vizir, le cheval emblématique de l’Empereur, le mocassin indien du vicomte de Noailles… Ces salles autrefois avaient un vrai charme, elles l’ont  perdu. Et n’ont guère gagné à se trouver enrichies de ces bornes bien nommées qui racontent sur écran, campagnes et coalitions, jusqu’au désastre de Sedan, pour lequel il ne manque pas un bouton de guêtre.

Le portrait de Napoléon sur le trône impérial peint par Ingres est la plus grande victime de cette mise en scène à la fois ringarde et high-tech. Ce tableau mondialement connu, aux Invalides depuis Louis-Philippe, était jadis au cœur de la salle des Emblèmes, au milieu des étendards des régiments dissous de l’armée française, et cela n’était pas sans grandeur. Aujourd’hui, entouré de vitrines de grand magasin, avec deux spots en pleine figure, sous un plafond trop bas aux poutres badigeonnées, barré d’un large ruban rouge, entre des plots de mise à distance, il n’est plus une œuvre d’art, il est un document . Pire, il a l’air faux. Comme une image de chocolat collée dans un bel album consacré aux grandes batailles du passé.

A côté de lui, un grand collier de la Légion d’honneur, des uniformes portés par Lannes, c’est intéressant, mais c’est Ingres qu’au passage on a assassiné, et Napoléon aussi. Rendre illisible une œuvre majeure, et si célèbre, c’est navrant. Si la Joconde était au Musée de l’armée, l’accrocherait-on au bout du couloir consacré à Marignan ? Pour faire écho à Clémenceau : le Musée de l’armée doit-il vraiment être à nos musées ce que la musique militaire est à la musique et les tribunaux militaires à la justice ? « 

 Mon reportage de l’époque est en ligne ici : http://lestafette.unblog.fr/2010/07/11/nouvelles-salles-empire-du-musee-de-larmee-paris-quelle-deception/

 Et là : http://lestafette.unblog.fr/2010/07/11/musee-de-larmee-paris-quelques-photos-commentees/

 

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( 19 mai, 2014 )

On en parle…

Mon dernier livre (« Napoléon, la dernière bataille… », Omnibus, 2014) a été évoqué dans « Le Figaro Magazine » du 16 mai 2014.

Le Figaro-Magazine 16 mai 2014

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( 11 mai, 2014 )

Un nouveau reportage sur l’île d’Elbe…

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( 3 mai, 2014 )

Sur France-Info…

Voici mon interview dans l’émission littéraire quotidienne (celle du 2 mai 2014) de Philippe Vallet sur France-Info:

http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/napoleon-la-derniere-bataille-1814-1815-temoignages-1403907-2014-05-02

1814-1815

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( 23 mars, 2014 )

A propos de « Avec Napoléon ».

En suivant lesz soldats de l'Empereur...

Un fidèle lecteur, vient de poster cette appréciation sur le forum d’un site d’hisoire napoléonienne bien connu:

« La lecture des ouvrages de notre ami Christophe est toujours un moment de grand plaisir. En relisant ces témoignages des années 1804-1815 (que j’avais déjà dégustés « in extenso » dans le gros pavé « Les Hommes de Napoléon »), je ne peux que confirmer ici ce que beaucoup ont déjà écrit : des textes vivants, en prise directe avec l’action, judicieusement choisis pour former un ensemble cohérent des luttes et péripéties de cette période de gloire, mais aussi de souffrances (« Dans le guêpier espagnol »,   »Dans l’enfer blanc » ). L’idée de ne retenir que des témoignages de soldats ou de gradés « subalternes » me semble excellente : aucun, dans ces pages, ne cherche à tirer la couverture à soi, ou à se justifier. Tous ne cherchent qu’à combattre, souvent dans des conditions extrêmes, pour la gloire de la nation et pour leur Empereur.

Encore un grand merci à Christophe pour ces compilations, qui nous permettent l’accès immédiat à tous ces textes émouvants. Et un rappel : pour plus de témoignages, lisez les deux « pavés » publiés chez Omnibus : « Les Hommes de Napoléon », et « La dernière bataille ». »

22 mars 2014.

Je n’ai qu’une réponse à lui adresser: « Merci ! ».

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( 20 mars, 2014 )

A propos d’un livre…

Napoléon

Lionel Jospin, ancien premier ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2002, est l’auteur d’un essai pamphlétaire qui est paru récemment en librairie. Je savais qu’un tel projet était en préparation depuis 2 ou 3 ans.

Selon lui : « Je ne m’inscris ni dans la ‘légende dorée’ ni dans la ‘légende noire’ de Napoléon. La gloire de l’Empereur est une évidence à laquelle je ne saurais porter atteinte. Je ne discute pas le génie du personnage, le talent du soldat, la puissance de travail de l’administrateur ni même le brio du propagandiste », écrit l’ancien Premier ministre. Mais selon lui, « l’Empire de Napoléon Ier, puis le second Empire, se sont achevés sur des désastres ».

———————
Et la République ? Commençons par citer la Commune véritable « guerre franco-française » en 1871. Morts par centaines, destructions de monuments séculaires (Palais des Tuileries, Château de Saint-Cloud…). N’oublions pas que l’opposition républicaine attendit que le Pays soit en guerre et sur le point d’être envahi pour déclencher son offensive du 4 septembre 1870, faisant fi d’une union nationale qui aurait été à mettre à son actif.

Concernant les conflits, la République n’est pas en reste :

La guerre de 1914-1918: encore « plus fort » que les guerres du Premier et du Second empire réunies: en moyenne 960 morts par jour durant 4 ans et demi.

La guerre de 1939-1945: rien qu’en mai -juin 1940: 100 000 français (militaires et civils) tués.

La guerre d’Indochine, 1946-1954. Ou comment décoloniser dans la douleur (épisode 1) en abandonnant aux mains des Viets ceux qui avaient servi la France avec fidélité. 

La guerre d’Algérie, 1954-1962.Ou comment décoloniser dans la douleur (épisode 2). « Je vous ai compris, je sais ce que vous avez voulu faire ». On connaît la suite… N’évoquons pas l’abandon des supplétifs musulmans, les harkis, abandonnés par milliers et voués à une mort certaine par les nouveaux maître d’une Algérie, qui fut, rappelons-le, de 1515 à 1830, sous la coupe de l’empire Ottoman ! 

Plus d’un demi-siècle après, cette guerre laisse encore des traces des deux côtés de la Méditerranée et depuis 1962, aucun ancien Président de la République n’a eu la volonté politique de cicatriser les plaies encore douloureuses des peuples français et algérien, dans une optique d’avenir.

Décidément cette République qui n’est pas synonyme de paix est bien mal placée pour donner des leçons à l’Empire ! 
————————–

« Lionel Jospin déclare également : « le général Boulanger dans l’opposition et le maréchal Pétain au pouvoir, qui peuvent être apparentés au bonapartisme, n’évoquent pas de souvenirs glorieux. Pourtant, on continue à se référer au bonapartisme de manière souvent flatteuse. J’ai voulu voir pourquoi. »

————————

Il s’agit d’une erreur. En effet, ni le général Boulanger, ni le maréchal Pétain ne peuvent s’apparenter au bonapartisme, il n’y a aucune filiation idéologique ! Il s’agit là d’un raccourci historique. L. Jospin a-t-il pris la peine d’ouvrir la brillante étude de François Bluche: « Le Bonapartisme. Aux origines de la droite autoritaire » (Nouvelles Editions Latines, 1980) ? Et celle de Francis Choisel, « Bonapartisme et Gaullisme », (Albatros, 1989) ? Car si un courant politique devait s’apparenter au bonapartisme, ce serait le gaullisme.

Enfin, on ne peut que s’étonner que L. Jospin oublie les créations napoléoniennes qui sont toujours en vigueur dans la France de 2014 et que la République si critique envers les deux Napoléon ne soit pas empressée de les supprimer toutes !

En voici la liste complète, extraite du site http://www.histoiredumonde.net/Les-realisations-de-Napoleon.html :

Les réalisations de Napoléon Bonaparte.

Sous le Consulat

Le Consulat est essentiellement une période de pacification et de stabilisation de la France, après la décennie révolutionnaire. De nombreuses institutions sont fondées, qui survivent longtemps à leur créateur ; elles reprennent certains acquis de la Révolution.

Le 13 décembre 1799 (22 frimaire an VIII)
• l’article 52 de la Constitution institue le Conseil d’État.
• Bonaparte crée le Sénat.
Le 13 février 1800 (24 pluviôse an VIII) création de la Banque de France.
Le 17 février 1800 (28 pluviôse an VIII) Bonaparte crée le corps préfectoral.
Le 15 juillet 1801 Napoléon Bonaparte signe avec le pape Pie VII le Concordat. Voir aussi : Jean Baptiste de Belloy
Le 1er mai 1802 (11 floréal An X) le Premier consul crée les lycées.
Le 19 mai 1802 (29 floréal an X) est créée la Légion d’honneur.
Le 24 décembre 1802 sont créées les 22 Chambre de commerce.
1803 : La Louisiane est vendue par la France aux États-Unis, dirigé par Thomas Jefferson, pour quatre-vingt millions de francs.
• le 7 avril (17 germinal an XI) est créé le franc Germinal.
Le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII) le Code civil français est promulgué.

Sous l’Empire

En 1806 l’empereur Napoléon Ier commande l’Arc de triomphe de l’Étoile.
• Le 18 mars 1806 (21 germinal an IX) le premier conseil de prud’hommes est créé à Lyon.
• Le 10 mai 1806 l’Université est recréée, après son abolition par la Révolution, sous une forme qui conduit aux actuelles universités.
En 1807 Napoléon confie à Alexandre Théodore Brongniart la construction de la future Bourse de Paris.
• Le 9 février 1807 il ressuscite la fonction de Grand Sanhédrin (ce qui facilite l’assimilation des juifs dans l’Empire). Napoléon a poursuivi l’œuvre de tolérance à l’égard des juifs amorcée par la Révolution.
• Le 16 septembre 1807 Napoléon crée la Cour des Comptes.
Le 17 mars 1808 Napoléon crée par décret le baccalauréat.
Le 12 février 1810, le Code pénal est promulgué.

L’œuvre législative

Bonaparte opéra dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l’éducation, la justice, la finance et le système administratif.
Son ensemble de lois civiles, rédigé par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et connu sous le nom de Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours.
Le Code civil français est toutefois très largement inspiré d’un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes sous l’Ancien Régime qu’il unifia. Son œuvre administrative se prolongea jusqu’en 1814. Entre autres réformes, il débutera le travail de cadastrer le territoire français.

En architecture et urbanisme

À Paris

L’érection de l’Arc de Triomphe du Carrousel (1808)
La construction de la colonne Vendôme (1805-1810)
L’Arc de triomphe de l’Étoile (1806)
La construction du palais Brongniart (Bourse de Paris)
L’Eglise de la Madeleine (finie en 1842)
La percée de la rue de Rivoli, de Castiglione et des Pyramides
La nouvelle façade du palais Bourbon (commencée en 1808)
La liaison entre le Louvre et le palais des Tuileries ; la finition de la Cour carrée du Louvre (construction de l’aile Ouest et Sud) ; le Louvre devient un musée.
La numérotation pair-impair des rues de la capitale
La construction de 3 ponts : le pont des Arts (1803), d’Austerlitz et d’Iéna
Le canal de l’Ourcq, de Saint-Martin et de Saint-Denis
La construction de dizaines de fontaines, comme l’Éléphant de la Bastille
L’aménagement du cimetière du Père Lachaise
L’aménagement de nombreux espaces verts, comme le Jardin des Plantes, ou l’embellissement du jardin du Luxembourg.

En province et à l’étranger

La fondation de Napoléon-Vendée (l’actuelle ville de La Roche-sur-Yon)
La transformation de la place Bellecour à Lyon
Le pont de pierre à Bordeaux
La construction de la place de la Paix à Milan.
—————-
Lionel Jospin qui soutient Anne Hidalgo lors des élections municipales à Paris, aura certainement l’occasion de s’entretenir sur l’œuvre des deux Napoléon avec un autre des soutiens de la candidate : le prince Charles Napoléon en personne.

(« Le mal napoléonien », Editions du Seuil.)

C.B.

———

Complément.

Dans « Le Figaro », du 6 mars 2014, Eric Zemmour remet les pendules à l’heure avec une fiche de lecture concernant ce pamphlet : « Cette réécriture de l’Histoire révèle finalement plus sur son auteur et sur la gauche que sur l’Empereur et ses successeurs. « Le Mal napoléonien » est le livre d’un bourgeois louis-philippard qui ne comprend plus qu’on puisse mourir pour la gloire de la patrie, confond les grognards de la Grand-Armée avec les fusillés de 1917, la Liberté avec la liberté du commerce, la démocratie avec le régime parlementaire er la soumission à l’hégémonie anglo-saxonne avec la paix. Il prouve avant tout la désagrégation de la gauche : Etat, peuple, nation, égalité et même gloire, tout a été renié, liquidé, bazardé. Avec Jospin, la gauche française a trouvé le plus digne des notaires pour annoncer aux ayants-droits du peuple français que son héritage avait été dilapidé. »

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La Chaîne parlementaire (LCP) a diffusé et rediffusé récemment un débat avec Lionel JOSPIN  face à Thierry LENTZ et Pierre BRANDA; ces deux derniers s’y connaissant bien plus en histoire napoléonienne que l’ancien Premier ministre, enfermé dans ses clichés dogmatiques. Voici le compte-rendu de cet émission par un téléspectateur:

« J’ai regardé cette émission rediffusée ce jour à 13h et mon ressenti de l’émission radio sur France Culture jeudi matin (je n’en avais entendu qu’une quinzaine de minutes) se trouve conforté quant à la perception de Jospin, à mon avis trop idéologique, car notamment portée sur des valeurs républicaines « modernes » et pas assez approfondies dans l’analyse.

Ainsi, Jospin part du postulat que le césarisme napoléonien a laissé la France plus petite et plus affaiblie sur la scène européenne en 1815 qu’avant la Révolution. C’est un fait, mais cette considération a des limites. En outre, le césarisme aurait conduit les classes politiques à une sorte de clivage durable ayant produit des soubresauts dans la suite de l’Histoire de France, ce qui peut se résumer dans le titre de son ouvrage, « le mal napoléonien ».
C’est une vision des choses qui peut être étayée par des éléments mais partielle et donc partiale.

Lorsque Jospin évoque la volonté de domination de Napoléon et le glissement autocratique du régime, il ne prend pas assez en compte le contexte, notamment le fait que la responsabilité des guerres ne sont pas du seul fait de Napoléon, mais aussi pour une part significative, des monarchies étrangères.

Ensuite, lorsqu’il extrapole sur le fait que si les libéraux -sont cités Benjamin Constant et Germaine de Staël- avaient gagné la lutte des idées et que ceci aurait façonné autrement la France, dans un sens plus positif, ce n’est que supputations puisque nous ne saurons jamais ce qu’il en serait advenu. C’est également oublier que Benjamin Constant ne faisait pas primer spécialement la nature du régime, mais plutôt la façon de gouverner, que ce soit une monarchie ou une république, sachant que ces régimes peuvent se décliner avec plus ou moins de libéralités, selon justement ceux qui gouvernent. En ce sens, l’approche de Jospin est trop idéologique par rapport à son extrapolation sur les libéraux.

D’ailleurs, dans le débat, le sort fait aux Indiens par les libéraux américains et leurs descendants a été abordé, afin de relativiser cette vision un peu trop idyllique, à juste titre.

Autre point évoqué : le mythe du sauveur. Jospin évoque un Napoléon ayant abandonné l’armée à 3 reprises, en Egypte, en Espagne fin 1808, puis lors de la retraite de Russie. Il convient d’ailleurs que sa fonction de chef d’Etat et non pas seulement de commandant des armées, expliquait ces abandons. Certes, mais il faut aussi ajouter que lorsque Bonaparte a quitté l’Egypte, la situation intérieure en France était précaire et que son retour a permis la consolidation du régime républicain, cher à Jospin ; que lorsque Napoléon a quitté l’armée en Espagne, la cause en était les velléités de guerre dont l’Autriche était responsable ; enfin, pour la Russie, la tentative de coup d’état de Malet à Paris n’a pas été évoquée pour expliquer la décision de Napoléon à ce moment.

Ce sont tout de même des raisons qui ont leur importance.

Autre point qui me semble discutable dans l’approche : l’analogie faite avec Pétain, autre « sauveur », instaurateur d’un régime autoritaire, Jospin faisant la nuance en induisant que le régime de Pétain étant un bonapartisme de la défaite alors que Napoléon incarnait le sien sur des victoires (c’est oublier en partie 1813 à 1815). Bon, c’est une analogie un peu faiblarde, car on pourrait aussi objecter que le régime de Vichy a contribué à pourchasser les Juifs, par exemple, alors que Napoléon, dans la lignée des débuts de la Révolution, a permis une émancipation des Juifs et leur intégration dans la nation, et que ceci s’est même répandu dans des territoires sous influence française, en Allemagne notamment. Ce n’est qu’un exemple, avec les limites que ça revêt.

Se référant à Tulard (probablement son livre sur le mythe du sauveur), il cite donc plusieurs personnes dont Napoléon III, Thiers, Pétain, de Gaulle. Pour ce dernier, il fait une distinction en considérant que de Gaulle n’a pas instauré une dictature mais une république.
C’est exact mais c’est oublier que l’instauration de l’Empire n’a pas tué la République et qu’il suffit de consulter des dossiers de l’époque pour lire que bien des documents comportent officiellement ce terme de « République ».

C’est aussi oublier que de Gaulle, grand homme lui aussi, n’a pas forcément eu la main heureuse en toutes choses, comme tout autre. La nomination de d’Argenlieu en Indochine, et le fameux « je vous ai compris » à Alger, par exemple. Enfin, les principes de la 5ème république consacre tout de même le président comme un personnage doté de pouvoirs très étendus, bien plus que ceux des monarques européens à la même époque. Ce n’est peut-être pas du césarisme mais ce n’est pas tout à fait une conception très libérale de l’exercice du pouvoir.

Il ne faut pas non plus oublier que la république, en tant que régime, fut également impérialiste, notamment la 3ème à laquelle Jospin se réfère pour l’instauration d’un régime moins autocratique, car parlementaire. La nature du régime n’est donc pas une garantie de valeurs opposées au césarisme. CQFD.

En outre, le droit de vote des femmes ne fut acquis qu’à la fin de la seconde guerre mondiale, autre sujet qui montre qu’un régime, même fondé sur les bases de l’égalité, n’accouche pas forcément illico de toutes les vertus prônées.

Jospin est évidemment un homme intelligent et cultivé, mais j’ai la conviction que son approche est avant tout politique et orientée idéologiquement, au détriment de l’historique, ce que lui a d’ailleurs dit Lentz, à sa façon.

Ce que je trouve dommage pour Lionel Jospin, qui fut un homme d’Etat, c’est qu’il affiche à cette occasion des limites tout de même assez grossières. Il n’a pas le comportement d’un illuminé prompt à dégainer à tort et à travers mais ce que j’ai entendu m’interpelle, même si son positionnement idéologique n’est pas surprenant.

S’il est conscient du fait que sa restitution est subjective, s’il ne dénie pas à Napoléon certaines qualités -génie militaire, administrateur, etc.-, il n’en tire pas moins des conclusions étayées souvent par des arguments limitatifs et qui, comme Lentz l’a dit, relève d’un niveau d’analyse de Sciences Po.
S’il est évident que son approche de la période souffre de carences historiques criantes, ceci n’explique pas qu’il puisse dire sur un plateau -comme écrire dans son livre si j’ai bien compris- qu’il aurait été opposant à Napoléon s’il avait vécu à l’époque. Comment est-il possible de sortir un tel propos, qui relève de la causette de comptoir ? Comment peut-il extrapoler ainsi, sans ignorer que ce n’est que supputation sans intérêt, puisqu’il raisonne sur ce qu’il est, dans une époque et un contexte différents de ceux de Napoléon ? Se projetterait-il dans une comparaison avec Napoléon au prétexte qu’ils ont tous deux abdiqué, celle de Jospin ayant aussi eu lieu après une défaite?

Jugerait-il fondée une telle analogie si elle lui était opposée ?

C’est pourtant à ce type de considérations auxquelles il s’est livré de façon récurrente et il était assez navrant pour lui qu’il affiche alors ce manque évident d’ampleur.

Mais certes, un homme est un homme, et si tous sont imparfaits, rares sont ceux à s’être élevés au rang de grand homme.

« Vélite » (8 mars 2014).

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( 28 février, 2014 )

A propos de « Napoléon, la dernière bataille »…

Un article paru dans le dernier numéro (mars 2014), de « Point de vue-Histoire ».(Cliquez sur l’image afin de l’agrandir).

Point de vue - La dernière bataille copie

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( 16 février, 2014 )

Comme un verre de vieux cognac !

Voici ce qu’a écrit ce soir, sur un forum napoléonien bien connu, un de mes lecteurs (à propos de « Napoléon. La dernière bataille. Témoignages, 1814-1815″):

« …Comment ne pas profiter de ce message pour inciter tous les amateurs, passionnés, ou simplement curieux, d’acheter incontinent cet ouvrage, et de le lire. Le plan rigoureux du livre nous permet de passer toute cette année 1814, et puis aussi 1815, chronologiquement, et d’accompagner les armées, et l’Empereur, sur ce chemin glorieux et épineux de ces deux années.

Comme un bon alcool, je ne vais pas engloutir ces quelques 850 pages d’un seul trait : je vais plutôt déguster à petites gorgées, en restant bien cadré sur la chronologie. J’en ai ainsi jusqu’en août 1815.

En toute honnêteté, si vous avez Thiry (ou, soyons justes Houssaye, Vandal, et quelques autres), et si vous avez ce livre de Christophe, que vous faut-il donc de plus ? « 

C. (à Héricourt, Haute-Saône, 70)

1814-1815

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( 8 février, 2014 )

TOUT l’EMPIRE !

Les hommes de N.

Avec « LES HOMMES DE NAPOLÉON. Témoignages, 1805-1815″ (Omnibus, 2011)

et « NAPOLÉON, LA DERNIÈRE BATAILLE. Témoignages, 1814-1815″ (Omnibus, 2014).

1814-1815

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( 30 janvier, 2014 )

A propos de « Napoléon, la dernière bataille. Témoignages, 1814-1815″ (Omnibus, janvier 2014).

1814-1815

Voici l’avis d’un nouveau lecteur:

« Après avoir feuilleté en détail ce livre, et lu certains témoignages notamment inclus dans la partie consacrée à 1814 (car pour 1815, je connais un peu le sujet), je pense que son auteur a réussi son affaire une fois de plus.  Christophe Bourachot sait très bien agencer les extraits de témoignages afin d’imprimer un rythme fort vivant au récit, façonner une saga qui peigne l’ambiance de l’époque, au gré d’une palette aux couleurs multiples, celle des acteurs. A ceux connus des habitués de la période, s’entremêlent des personnages nettement moins en vue, qui raviront les amateurs de nouveauté. Et tous les bords ont droit à leur part, royalistes comme bonapartistes, militaires comme civils.

Quelques cartes au début des grands chapitres permettent de suivre le cours des événements, ce qui n’est pas négligeable pour les lecteurs qui ne seraient pas familiers de ces événements.

En fin d’ouvrage, un lexique permet au lectorat « novice » de découvrir les éléments biographiques de la plupart des témoins cités, une chronologie énumère les faits essentiels de ces deux dernières années du règne impérial. Une bibliographie termine ce livre dont je pense qu’il fera carrière -comme son prédécesseur « Les Hommes de Napoléon » [Omnibus, 2011], et que l’un et l’autre seront lus longtemps dans les chaumières.

Pour conclure, cet ouvrage est à même d’intéresser tous les publics -initiés comme profanes- car il contient les ingrédients adéquats pour ce faire. »

                                                            (Christophe R., Sèvres (92)).

 

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( 27 janvier, 2014 )

Du canon de Brienne à celui de Waterloo…

Dans mon nouvel ouvrage, « NAPOLÉON, LA DERNIÈRE BATAILLE… », on  peut entendre tonner le canon, celui des deux dernières années de l’Empire: 1814 et 1815Une véritable anthologie de récits particulièrement vivants qui permet de revivre cette période magistrale de l’Épopée.

Paru le 9 janvier 2014 aux Editions OMNIBUS, 864 PAGES, 27.00 euros.

Napo_derniere-bataille

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( 20 janvier, 2014 )

On commence à en parler ici aussi…

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( 18 janvier, 2014 )

Un peu de lecture…

OMNIBUS a mis en ligne un extrait de mon dernier livre. C’est ici:  http://widget.editis.com/omnibus/9782258106123/#page/1/mode/1up

1814-1815

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( 16 janvier, 2014 )

Premières impressions d’un lecteur…

J’y suis toujours sensible.

« …je suis en train de lire votre nouvel « Omnibus » ……….. encore meilleur que le premier ["Les Hommes de Napoléon. Témoignages, 1805-1815", Omnibus, 2011] !

Patrick L.

 

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( 27 décembre, 2013 )

A ne pas manquer !

Le 9 janvier 2014, sortie en librairie de mon dernier ouvrage: « NAPOLEON, LA DERNIERE BATAILLE. Témoignages 1814-1815″, aux Editions OMNIBUS.  Dans ce nouveau livre, réalisé dans la lignée des « Hommes de Napoléon. Témoignages, 1805-1815″, paru chez le même éditeur en 2011, vous revivrez les deux dernières années de l’Empire, du canon de Brienne-le-Château à celui de Waterloo, de la campagne de France à celle de Belgique.

Une fois encore, j’ai voulu laisser la parole aux témoins. Civils ou militaires, bonapartistes ou royalistes, tous apportent leur contribution à cet épais volume (plus de 900 pages). 

A suivre…

Christophe BOURACHOT

1814-1815

 

 

 

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