( 20 janvier, 2014 )

Marmont, Victor et Macdonald (1814)…

03-003635

Maréchal MARMONT

[Pièce n°6395]. Lettre de Berthier à Marmont.

Paris, 17 janvier 1814.

Monsieur le duc de Raguse, l’Empereur espère que vous n’aurez pas quitté Metz car c’est très mal à propos que le duc de Bellune [maréchal Victor] a quitté Nancy pour se porter à Toul. Rien n’est aussi ridicule que la manière dont ce maréchal évacue le pays. Je lui donne ordre de tenir à Toul.

L’Empereur va se porter à Châlons.

J’écris au  duc de Tarente [maréchal Macdonald] de se rapprocher de nous ne suivant nos mouvements.

Je reçois à l’instant votre lettre du 16, à midi ; je vais la mettre sous les yeux de l’Empereur.

(Arthur CHUQUET, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815). Tome quatrième », Librairie Ancienne Honoré Champion Éditeur, 1912, p.427).

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( 19 janvier, 2014 )

Les Polonais…

1814-2014

[Pièce n°6402]. Paris, 19 janvier 1814.

Le duc de Valmy [maréchal Kellermann] a dirigé de Sedan sur Reims la division polonaise ; doit-elle rester sur Reims ou reculer encore ?

[Réponse de Napoléon]. Drouot me fera connaître si on ne pourrait pas placer ces Polonais, avec ceux de la garde, du côté de Chantilly. Il faudrait envoyer un Polonais pour savoir si l’on peut compter sur eux.

 

(Arthur CHUQUET, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815). Tome quatrième », Librairie Ancienne Honoré Champion Editeur, 1912, p.430)

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( 18 janvier, 2014 )

Le maréchal Berthier au maréchal Marmont.

Berthier

[Pièce n°6399]. Paris, 18 janvier 1814.

Monsieur le duc de Raguse, l’Empereur me charge de vous écrire de tenir le plus de temps que vous pourrez sur Metz. Sa Majesté désire que vous me fassiez connaître qu’elle est la force de Yorck et de Sacken. Beaucoup d’habitants et de militaires doivent les avoir vus passer et avoir des idées sur l’endroit où ils sont et sur leur force.

 

(Arthur CHUQUET, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815). Tome quatrième », Librairie Ancienne Honoré Champion Editeur, 1912, p.428).

 

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( 17 janvier, 2014 )

LA CAMPAGNE DE FRANCE VÉCUE PAR UN CHEF D’ESCADRON…(4)

Montereau

Le maréchal, voyant que la cavalerie était ramenée de la sorte, piqua des deux et fut rejoindre l’infanterie qui suivait son mouvement de retraite et qui ne se doutait pas de ce qui se passait derrière elle, vu qu’un bois lui dérobait notre position.

Je me trouvais donc totalement coupé du corps d’armée. Je me suis mis en mouvement pour suivre la même route au lieu d’aller sur Reims. Je mis seulement six bouches à feu en batterie et les autres à la prolonge et marchant à une petite distance.

Mes postes d’infanterie étaient sous mes ordres, d’après ce que m’avait dit le maréchal. Je les plaçai sur la droite des batteries avec ordre de ne faire feu que quand je l’ordonnerai. Il n’y avait rien de bien rassurant pour nous, maos j’avais grande confiance dans la bravoure des canonniers de ma compagnie. Je me mis en avant et la cavalerie vint à nous, croyant avoir beau jeu. Je marchais toujours.

Les canonniers avaient l’ordre de ne tirer que de très près, de ne rien craindre, en leur disant :

« Soyez tranquilles, mes amis, nous n’avons que de la gloire à acquérir dans la position malheureuse où nous sommes. »

L’ennemi sonne la charge, il vient droit à nous. J’ordonne à mes six bouches à feu de tirer à mitraille et aux six autres de tirer à boulet. Ce feu fit un effet magique sur la cavalerie qui se retira près du bois où était le passage par où le corps avait passé et où nous devions passer aussi.

Le général ennemi m’envoya un officier avec un trompette et cet officier me dit qu’il m’était impossible de me retirer, que son général m’offrait de nous recevoir comme prisonniers, mais que nous irions en France avec notre promesse de ne pas servir contre eux avant un an et un jour.

Je lui dis : « Monsieur, je ne sais pas quel est le sort qui m’est réservé, mais je vous prie de dire à  votre général, en le remerciant de son offre que je n’ai jamais pu croire qu’un officier puisse penser à capituler en plaine ; si je ne peux mieux faire, j’accepterai ses offres. »

Un moment après, l’officier revint et me dit :

« On vous donne vingt minutes pour vous rendre à discrétion- Moi, Monsieur, je vous ne donne dix pour vous retirer. »

Je donnai l’ordre de marcher en avant. Je mis mes 4 obusiers sur la gauche de mes 12 bouches à feu. Le feu de mes batteries faisait sauter hommes et chevaux. Malgré cela ils tentèrent une charge. Je les laissai venir tout près.

Notre infanterie, quoique couverte par mes batteries, murmurait, et parlait de se rendre, il y avait avec elle un colonel et je n’en savais rien. Il voulut s’autoriser de son rang. Je lui dis :

« Mon colonel, après l’affaire je vous répondrai, en attendant, obéissez, je suis le chef ici. »

A SUIVRE…

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( 16 janvier, 2014 )

Encore des mouvements, toujours des mouvements…

N1814

[Pièce n°2246]. Lettre de Napoléon au général Clarke, duc de Feltre, ministre de la Guerre.

Paris, le 13 janvier 1814.

Monsieur le Duc de Feltre, réitérez les ordres pour l’approvisionnement d’Ostende et de Nieuport. Il y a à Ostende et à Nieuport des canonniers vétérans hollandais. Donnez ordre qu’on les fasse venir dans l’intérieur et faites-les remplacer par des Français.

Donnez ordre au général commandant la 24ème division de visiter les places d’Ostende et de Nieuport et d’y assurer une garnison raisonnable qui mettre ses villes à l’abri d’un coup de main.

Qu’est-ce que la cohorte urbaine d’Ostende ? Si elle se compose des habitants d’Ostende, on ne saurait guère y compter. Il serait préférable d’avoir leurs fusils pour en armer la garnison. Fixez l’attention du général commandant la division sur ces deux places.

——–

[Pièce n°2247]. Lettre de Napoléon au général Clarke, duc de Feltre, ministre de la Guerre.

Paris, le 13 janvier 1814.

Écrivez au général Berthier [frère du maréchal], commandant en Corse, qu’il peut chasser tous les officiers croates dont il n’est pas sûr, les éloigner, les envoyer à Caprara, dans l’île d’Elbe ou à Toulon et de donner des officiers corses et français aux Croates afin d’en être plus sûr.

(« Dernières lettres inédites de Napoléon 1er. Collationnées sur les textes et publiées par Léonce de Brotonne. Tome II », Honoré Champion, Libraire, 1903 » p.498).

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( 14 janvier, 2014 )

Questions…

 Chasseur à cheval.

[Pièce n°6382]. Note de l’Empereur pour le duc de Feltre [général Clarke, ministre de la Guerre].

Paris, le 13 janvier 1814.

Où sont les dépôts des bataillons du train d’artillerie ?

Quels ordres faudrait-il donner pour les grouper autour de Paris ?

Idem pour les dépôts des régiments d’artillerie à pied et à cheval.

Idem pour les régiments de cavalerie.

Idem pour les régiments d’infanterie.

Il faut voir tous les dépôts qui sont dans les places celles du Nord, celles de la Meuse, de la Moselle, de la Meurthe, de la Saône, rapprocher tout cela de Paris et ne laisser dans les places que le nombre de cadres nécessaires d’après le nombre d’hommes, c’est-à-dire un cadre de bataillon pour 800 hommes, etc. et faire revenir sur Paris les autres cadres pour recevoir la levée de 1815. J’entends de Paris à la mer, enfin le centre de la France, de sorte que l’ennemi, masquant les places de la Meuse, de la Moselle, etc., n’empêche pas les corps de se réorganiser. Il faut donc faire un travail là-dessus et le présenter à mon approbation.

(Arthur CHUQUET, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815). Tome quatrième », Libraire Ancienne Honoré Champion, Editeur, 1912, p.414).

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( 7 janvier, 2014 )

« Vous n’êtes plus roi d’Espagne… »

Joseph

Lettre de Napoléon à son frère Joseph.

Paris, 7 janvier 1814.

J’ai reçu votre lettre [Joseph, voyant la France près d’être envahie, avait écrit à l’Empereur pour se mettre à sa disposition.-Note de Léon Lecestre]. Il y a trop d’esprit pour la position où je me trouve. Voici en deux mots la question. La France est envahie, L’Europe tout en armes contre la France, mais surtout contre moi. Vous n’êtes plus roi d’Espagne ; je n’ai pas besoin de votre renonciation, parce que je ne veux pas de l‘Espagne pour moi, ni je ne veux pas non plus me mêler des affaires de ce pays que pour y vivre en paix et rendre mon armée disponible.

Que voulez-vous faire ? Voulez-vous, comme prince français, venir vous ranger auprès du trône ? Vous avez mon amitié, votre apanage, et serez mon sujet, en votre qualité de prince de sang. Il faut alors faire comme moi, avouer votre rôle, m’écrire une lettre simple, que je puisse imprimer, recevoir toutes les autorités et vous montrer zélé pour moi et pour le roi de Rome, ami de la régence de l’Impératrice.

Cela ne vous est-il pas possible ? N’avez-vous pas assez de bon jugement pour cela ? Il faut vous retirer à 40 lieues de Paris, dans un château de province, obscurément. Vous y vivrez tranquille, si je vis. Vous y serez tué ou arrêté si je meurs. Vous serez inutile  à moi, à la famille, à vos filles, à la France ; mais vous ne me serez pas nuisible et ne me gênerez pas. Choisissez promptement et prenez votre parti. Tout sentiment de cœur et hostile est inutile et hors de saison.

(« Lettres inédites de Napoléon 1er (An VIII-1815). Publiées par Léon Lecestre. Tome second (1810-1815) », Plon, 1897, lettre n°1123, pp.306-307).

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( 5 janvier, 2014 )

5 janvier 1814…

N1814

Napoléon au duc de Feltre, ministre de la Guerre.

[Pièce n°6362]. Paris, 5 janvier 1814.

Le 1er régiment de la Vistule sera sur-le-champ armé et habillé à neuf et partira de Sedan pour Epinal où il sera sous les ordres du général de division de la Jeune Garde qui s’y trouve. Aussitôt que la brigade du général Pac, composée des 1er et 2ème régiments de lanciers et du régiment d’éclaireurs polonais sera en état de partir, elle se rendra aussi à Epinal. Donnez ordre qu’elle soit sur-le-champ armée, montée et équipée.

(Arthur CHUQUET, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815). Tome quatrième », Librairie Ancienne Honoré Champion Editeur, 1912, p.404).

 

 

 

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( 4 janvier, 2014 )

« J’ai toute l’Europe armée contre moi. »

Louis

Lettre de Napoléon à son frère Louis.

Paris, 4 ou 5 janvier 1814.

J’ai reçu vos deux lettres, et j’ai appris avec peine que vous soyez arrivé à Paris sans ma permission. Vous n’êtes plus roi de Hollande, depuis que vous avez renoncé et que j’ai réuni ce pays à la France. Le territoire de l’Empire est envahi, et j’ai toute l’Europe armée contre moi. Voulez-vous venir comme prince français, comme connétable de l’Empire, vous ranger auprès du trône ? Je vous recevrai, vous serez mon sujet ; en cette qualité, vous y jouirez de mon amitié et ferez ce que vous pourrez pour le bien des affaires. Il faut alors que vous ayez pour moi, pour l’impératrice, pour le roi de Rome, ce que vous devez avoir.

Si, au contraire, vous persistez dans vos idées de roi et de Hollandais, éloignez-vous de 40 lieues de Paris. Je ne veux pas de position mixte, de rôle tiers. Si vous acceptez, écrivez-moi une lettre que je puisse faire imprimer.

(« Lettres inédites de Napoléon 1er .(An VIII-1815). Publiées par Léon Lecestre. Tome second (1810-1815) », Plon, 1897, lettre n°1122 , p.306).

 

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( 2 janvier, 2014 )

Napoléon au duc de Feltre, ministre de la Guerre.

Laubressel 3 mars 1814

[Pièce n°6349]. Paris, 2 janvier 1814.

Le major général  [maréchal Berthier] qui arrive demain 3 janvier à Reims, avec la division de Vieille Garde, cinq à six batteries d’artillerie et la division de Vieille Garde à  cheval, de continuer sa route par Châlons et de se diriger sur Chaumont-en-Bassigny et Langres où il arrivera du 10 au 13 janvier. Mon intention est de réunir une armée de 80.000 hommes à Langres et Chaumont. Il faut donc donner des ordres sur-le-champ pour l’établissement des magasins de vivres et de fourrages nécessaires à l’entretien de cette armée et pour l’établissement d’une manutention.

(Arthur CHUQUET, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815). Tome quatrième », Librairie Ancienne Honoré Champion Editeur, 1912, p.397).

 

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( 30 novembre, 2013 )

Novembre 1813…

1813-2013

[Pièce n°1269]. Napoléon à Maret, duc de Bassano, Ministre des Relations Extérieures, à Paris.

Saint-Cloud, 16 novembre 1813.

Monsieur le Duc de Bassano, il faudrait avoir à Strasbourg des agents qui fussent autorisés à faire des dépenses pour envoyer des espions dans toute l’Allemagne. Il faudrait également en avoir à Bâle.

————

[Pièce n°1270]. Napoléon au général Savary, duc de Rovigo, Ministre de la Police Générale, à Paris.

Paris, 28 novembre 1813.

Je suis fort surpris que malgré les ordres que j’ai donnés on ait laissé venir le général Fournier à Paris. Faites-le arrêter sur-le-champ.

———-

[Pièce n°1271]. Napoléon au général Clarke, duc de Feltre, Ministre la Guerre, à Paris.

Paris, 28 novembre 1813.

Monsieur le duc de Feltre, je suppose que vous avez fait ôter les prisonniers de guerre espagnols qui se trouvaient à Bruges. Il faut les faire entrer dans l’intérieur.

 

(« Lettres inédites de Napoléon 1er. Collationnées sur les textes et publiées par Léonce de Brotonne »,  Honoré Champion, Libraire, 1898, p.515).

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( 21 novembre, 2013 )

NAPOLÉON AU MARÉCHAL BERTHIER.

Berthier

[Pièce n°6218]. Paris, 21 novembre 1813.

Écrivez au général Curial que, pour tout ce qui est relatif au placement des conscrits dans les différents régiments de la Garde, il doit se conformer à ce que lui dira le général Drouot. Écrivez la même chose au général Michel. 

————–

[Pièce n°6219]. Paris, 21 novembre 1813.

J’approuve que le général Belliard passe la revue des dépôts du 5ème corps de cavalerie et qu’il fasse réformer et vendre tous les chevaux hors de service et hors d’état de se rétablir. J’approuve que les hommes à pied se rendent au dépôt des Deux-Ponts pour y être montés et que les hommes qui auraient besoin de repos se rendent aux dépôts de leurs régiments respectifs . Je pense cependant qu’il convient de conserver le petit dépit pour les chevaux blessés. Le commandant du corps doit s’occuper de ce petit dépôt.

(Arthur CHUQUET, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815. Tome quatrième », Librairie Ancienne Honoré Champion, Éditeur, 1912, pp.351-352).

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( 10 novembre, 2013 )

10 novembre 1813…

10 novembre 1813... dans TEMOIGNAGES 1813-20131

[Pièce n°6148]. Napoléon au duc de Feltre [général Clarke, ministre de la Guerre].

Mayence, 10 novembre 1813.

Faites-moi connaître quand le régiment croate arrivera à Lyon. Si les chevaux et les selles de ce régiment sont en bon état, peut-être conviendrait-il de le démonter et de donner les chevaux et les selles à un régiment français, car il est probable que ces Croates déserteront.

(Arthur Chuquet, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815) », Librairie Ancienne Honoré Champion, Éditeur, 1912,  Tome IV, p.326).

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( 8 novembre, 2013 )

8 novembre 1813…

8 novembre 1813... dans TEMOIGNAGES 1813-20131

[Pièce n°2583]. Berthier à Macdonald.

Mayence, 8 novembre 1813.

L’Empereur m’a ordonné de parcourir la ligne de la frontière du Rhin et de passer la revue des différents corps d’armée. Je finirai ma course sur le haut Rhin d’où je dois aller rendre compte à l’Empereur. L’intention de Sa Majesté est qu’en votre qualité d’aide-major général, vous me remplaciez. L’Empereur a accordé un congé de quinze jours au général Monthion pour se rendre près de sa femme. Comme vous avez besoin de repos pour votre blessure, l’Empereur consent qu’au retour du général Monthion, vous lui remettiez le détail et qu’ensuite vous vous rendiez à Paris.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Ancienne  Librairie Fontemoing et Cie.-E. de Boccard Éditeur, 1914-1919, tome II, pp.246-247).

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( 7 novembre, 2013 )

7 novembre 1813…

7 novembre 1813... dans TEMOIGNAGES cuirassier-blesse

[Pièce n°2578]. Berthier au duc de Feltre [général Clarke, ministre de la Guerre].

Mayence, 7 novembre 1813.

D’après les intentions de l’Empereur, je donne l’ordre à M. le maréchal Duc de Valmy [Kellermann] de partir de Mayence, de porter son quartier-général à Metz et d’y prendre le commandement de toutes les troupes qui se forment dans cette ville ainsi que dans la 2ème et 3ème divisions militaires.

[Pièce n°2579]. Berthier au duc de Feltre [général Clarke, ministre de la Guerre].

Mayence, 7 novembre 1813.

Des ordres sont donnés pour que le général de brigade comte Pac soit reconnu comme étant employé près de Sa Majesté l’Empereur à dater du 16 avril 1813

[Pièce n°2580]. Berthier à Macdonald.

Mayence, 7 novembre 1813.

D’après les instructions de l’Empereur, je donne l’ordre au général Charpentier de se mettre en marche le 10 de ce mois avec tout ce qui compose le 11ème corps d’armée pour se rendre à Cologne où il sera à votre disposition.

[Pièce n°2581]. Berthier à Macdonald.

Mayence, 7 novembre 1813.

L’Empereur me charge de vous réitérer l’ordre de faire venir sur la rive gauche du Rhin tous les bateaux, ponts volants, etc., de la rive droite. L’intention  de sa majesté est aussi que vous fassiez établir deux chaloupes canonnières à Wesel ; les marins de la Garde seront chargés de les servir ; on peut faire venir deux petites chaloupes de Hollande.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Ancienne  Librairie Fontemoing et Cie.-E. de Boccard Éditeur, 1914-1919, tome II, pp.245-246).

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( 6 novembre, 2013 )

6 novembre 1813…

6 novembre 1813... dans TEMOIGNAGES 1813-20131

[Pièce n°2576]. Berthier au général Sébastiani.

Mayence, 6 novembre 1813.

L’Empereur ordonne qu’avec le 2ème corps de cavalerie que vous commandez, vous continuiez votre marche de Coblentz pour vous rendre à Cologne où vous serez sous les ordres du maréchal duc de Tarente [maréchal Macdonald]. Vous serez chargé de surveillance le Rhin jusqu’à Wesel.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Ancienne  Librairie Fontemoing et Cie.-E. de Boccard Éditeur, 1914-1919, tome II, p. 244).

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( 4 novembre, 2013 )

4 novembre 1813…

4 novembre 1813... dans TEMOIGNAGES nap-et-et-ses-officiers

[Pièce n°2568]. Le général Drouot au Duc de Feltre [général Clarke, ministre de la Guerre].

4 novembre 1813.

Le dépôt de la Garde établi à Mayence sera envoyé à Metz et les 9.000 conscrits destinés à compléter les régiments de voltigeurs seront dirigés sur Metz au lieu d’être envoyés à Mayence, leur première destination.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Ancienne  Librairie Fontemoing et Cie.-E. de Boccard Éditeur, 1914-1919, tome II, p. 240).

 —————

[Pièce n°2569]. Napoléon à Cambacérès.

Mayence, 4 novembre 1813.

J’ai écrit  au ministre de la Guerre pour les drapeaux à présenter à l’impératrice. Ils le seront dans la salle du trône autour duquel seront réunies toutes les autorités. Au sortir de là, le ministre portera ces drapeaux aux Invalides. J’ai envoyé à l’Impératrice la réponse qu’elle doit faire. Il serait convenable que, quelques jours après, une députation de trente invalides, parmi lesquels il y aurait plusieurs centenaires, ayant leur gouverneur à leur tête, vinssent remercier l’Impératrice de ce qu’elle a dit soit d’eux, soit de la supériorité du courage de l’armée française. Vous aurez soin de soigner le discours du gouverneur ; vous trouverez ci-joint une note indiquant comme je le conçois.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Ancienne  Librairie Fontemoing et Cie.-E. de Boccard Éditeur, 1914-1919, tome II, p. 242).

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( 3 novembre, 2013 )

3 novembre 1813…

[Pièce n°2566]. Berthier au duc de Feltre.

Mayence, 3 novembre 1813.

D’après les intentions de l’Empereur, je donne l’ordre aux troupes polonaises commandées par le général Dombrowski actuellement en marche pour Deux-Ponts de continuer leur route pour se rendre à Sedan où ces troupes achèveront de se réorganiser.

[Pièce n°2567]. Berthier au duc de Feltre.

Mayence, 3 novembre 1813.

L’intention de l’Empereur est que tous les Polonais qui sont à  Düsseldorf, se rendant au dépôt de Sedan.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Ancienne  Librairie Fontemoing et Cie.-E. de Boccard Éditeur, 1914-1919, tome II, p. 240).

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