( 5 avril, 2012 )

MASSENA à la CAMPAGNE…

Nous voici rue Jean MASSENA à la CAMPAGNE... dans HORS-SERIE Masséna3-256x300Dolent, à Paris (14ème); tout près de la célèbre prison de la Santé… Au n°23 de cette paisible voie, se cache une maison de campagne du XVIIIème siècle qui aurait appartenu au maréchal Masséna. Ce même numéro fut fréquenté par le peintre Renoir qui y peignit des portraits, vers 1875. Plus récemment, l’écrivain d’origine suisse Blaise Cendrars (né en 1887) y vécut. On peut voir une petite plaque  sur le mur d’entrée qui mentionne le nom du maréchal. (Source : J. Hillairet, « Dictionnaire historique des rues de Paris », Editions de Minuit, 1979, tome I, p.672).Masséna-300x225 dans HORS-SERIEMasséna2-300x225

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( 8 mars, 2012 )

Une VOITURE du SERVICE de CAMPAGNE de l’EMPEREUR, prise à WATERLOO, entre au MUSEE de MALMAISON…

Depuis hier, se tient à Paris, une exposition sur la voiture de l’Empereur prise le soir de Waterloo; voir « L’Estafette » à la date du 7 mars 2012 . J’ai pensé qu’il serait utile de reproduire ici cet article paru dans le Bulletin de la Société Belge d’Etudes Napoléoniennes (SBEN) en avril 1974 (dans son n°86). Il vous éclairera sur la provenance et le devenir de cette fameuse voiture. Les photos (celles en noir et blanc) qui viennent compléter cet article sont celles diffusées à l’époque dans ce bulletin.

C.B.

Une précision: la berline qui a donc fait l’objet d’un dépôt en 1973 a été donnée par les descendants de Blücher à l’Etat français en 1975; ce que j’ignorai.

Grâce à l’heureuse initiative de M. Gérard Souhami, membre du conseil d’administration de la Société des amis de Malmaison, et à  l’exceptionnelle générosité du comte Blücher von Wahlstatt, descendant du feld-maréchal Blücher, qui en a consenti le dépôt, le « landau en berline » du Service de Campagne de l’Empereur durant la malheureuse campagne de Belgique vient d’entrer au Pavillon des voitures du Château de Malmaison. Il y voisinera désormais avec l’OUne VOITURE du SERVICE de CAMPAGNE de l’EMPEREUR, prise à WATERLOO, entre au MUSEE de MALMAISON… dans A LA UNE ! Landau-300x200pale, berline de cérémonie, qui emmena l’Impératrice répudiée à Malmaison le 16 décembre 1809 et avec la voiture moins élégante offert au Musée par le Prince Murat, toutes deux signées de Devaux, carrossier habituel de Napoléon, comme Cauyette et Getting.S.A.I. le Prince Napoléon et plusieurs des hautes personnalités, qui ont daigné accorder leur patronage àla Société des Amis du Musée, ont honoré de leur présence la cérémonie intime de mis en dépôt du « landau », le 31 octobre 1973. Le Directeur des Musées de France souligna la portée de cet acte, le comte Blücher, dans sa réponse, exprima de façon éLandau-092011-300x202 Blücher dans INFOmouvante la satisfaction que lui procurait le retour en France de ce souvenir d’un passé glorieux. Photos au-dessus et à droite: la berline photographiée au moment de son entrée en 1973 dans le Pavillon des Voitures du château de Malmaison. Puis la même berline mais capotée cette fois. Etat actuel. ( sept.2011).

Cette voiture, exposée pour la dernière fois à la fin de 1933 dans une cour de l’Arsenal de Berlin avec une partie du butin fait après Waterloo, n’avait pas attiré l’attention des historiens, autant que celle offerte au Prince-Régent par le major von Keller, puis cédée à Bullock qui l’exposa dès 1818 à l’Egyptian Hall de Londres. Cette dernière voiture brûla le 18 mars 1925 au Musée Tussaud, où elle se trouvait depuis longtemps. Il n’en reste que des fragments dépourvus d’un réel intérêt. En revanche, le « landau » conservé dans la famille des princes Blücher est pratiquement intact, sauf la garniture moderne de drap bleu. Il porte encore, avec la marque du carrossier répétée six fois, les deux numéros qui lui furent attribués en 1812 puis en 1815 par le service du Grand-Ecuyer. On doit regretter que nul historien n’ait songé  à relever les numéros de la voiture londonienne, qui les portait nécessairement aux mêmes emplacements. Grâce aux indications que porte le « landau » les documents des Archives de France permettent en effet de préciser que le mémoire pour un « landeau (sic) en berline », mis en service le 12 juin 1812 sous le numéro 429, montant à11.560 F., somme fort élevée si on la compare avec le prix des autres voitures fournie par le même fabricant, est transmis par Caulaincourt à l’Intendant général le 21 août 1812. Or, le landau porte la marque de Getting, lequel dirigea longtemps les ateliers de Cauyette, rue des Martyrs, avant de créer en 1815 sa propre firme. Les noms de Cauyette et de Getting sont associés ou cités indifféremment dans les pièces d’archives avant 1815. Le numéro 429 apparaît toujours sur les moyeux de roues. A l’inventaire de 1815 le numéro 301 fut donné à ce landau ; il est spécifié qu’il a été « pris à l’armée ». Il convient de rappeler l’organisation minutieuse des déplacements de l’Empereur qui relevaient du Grand-Ecuyer. Elle ne variait guère. Il y avait toujours trois « services » de plusieurs voitures. L’un précédait Napoléon de quelques heures. Lui-même prenait place dans une voiture du deuxième [service]. Le troisième [service] partait ensuite. Le baron Fain, confirmé par tous les documents officiels, a pris soin de détailler la manière dont l’Empereur effectuait ses « voyages de guerre », empruntant d’abord un « coupé » à l’usage de « dormeuse » pour les « traites de longue haleine ». Quand l’Empereur quittait cette voiture pour marcher avec ses troupes, on la laissait à l’arrière-garde avec les fourgons dela Maison : c’était ce qu’on appelait « les gros équipages »… « La calèche, attelée par des relais dela Maison, servait à l’Empereur pour se transporter d’un corps d’armée à un autre ».

L’« Ordre de marche » dicté par Napoléon le 10 juin 1815 et mis au net par le Grand-Ecuyer, qui ne devait pas accompagner cette fois l’Empereur, est d’une précision absolue. Le premier Service, scindé en deux groupes de voitures, l’un partant le 10 à 11 heures du soir, l’autre partant le 11 à 4 heures du matin, comprend d’abord le « landau 301 » dans lequel prendront place le général comte de Fouler de Relingue, Ecuyer-Commandant (troisième personnage dela Grande-Ecurie, après le duc de Vicence, Grand-Ecuyer, tous deux indisponibles), et M. Gy, Quartier-Maître des Ecuries, responsable de toutes la marche des équipages, plus un ouvrier et un domestique. Les autres voitures sont celles de la chambre et six « chariots » ou « pourvoyeuses ». L’heure du départ du « Service de l’Empereur » n’est évidemment pas précisée : il comprend la «berline 51» pour les quatre aides-de-camp : Drouot, Flahaut, Corbineau et Labédoyère ; la « battardelle [sic] 399 », avec Marchand, premier valet de chambre [de l’Empereur], un chirurgien, le garde du Portefeuille et une autre personne, le « dormeuse 389 » qui « restera à l’armée », emportant Napoléon et le Grand-Dormeuse-300x236 GenappeMaréchal ,plus Saint-Denis [le mameluk Ali] et des chasseurs, escorté d’un écuyer, d’un page, de deux officiers d’ordonnance, de courrier et de piqueurs. Vient enfin le troisième service, « partant après l’Empereur », comprenant le « voiture du Cabinet 379 » avec le baron Fain, le général Bernard, un garde du Portefeuille et un garçon de bureau, la « gondolle  [sic] 262 », pour les gens des officiers, et la « chaise 22 » pour un secrétaire du Grand-Maréchal et un maître d’hôtel de l’Empereur. Soit au total quatorze voitures. Il est précisé qu’un « un lit de fer complet » sera placé « sur la dormeuse de Sa Majesté» et un « lit de fer sans bidet ni chaise sur le landeau (sic) ». La « dormeuse » et le « landau », que Napoléon devait emprunter de préférence sur le terrain des opérations, constituaient donc les voitures essentielles de cet équipage de guerre, l’une plus lourde, au rayon de braquage moins large, pour la route, l’autre plus légère, décapotable, pouvant presque tourner sur elle-même, destinée à affronter tous les terrains. Photo en haut: « Voiture des équipages de Napoléon prise par les Prussiens le soir de Waterloo. Exposé à Londres, elle fut détruite dans l’incendie du Musée Tussaud en 1925. »

On sait la suite : les rapports allemands, anglais, français sont formels et ne contredisent pas les souvenirs des témoins privilégiés, Marchand, Saint-Denis. Au soir du 18 juin 1815, à Genappe, le major von Keller, du 15ème fusiliers prussiens s’empara sur la route encombrée de toutes les voitures arrêtée. Il conserva la « dormeuse » vendue en Angleterre par ses soins, dont les anciennes photographies, les dessins détaillés et les descriptions correspondent bien à ce type de voiture spécialement aménagée pour Napoléon. Seul manque le relevé du numéro pour emporter notre conviction absolue. C’est dans cette voiture, plus personnelle encore que le  landau, que furent trouvés les objets les plus intimes, les plus prestigieux, répartis ensuite entre les vainqueurs.

Mais Blücher se réserva le landau armorié, jugé sans doute plus pratique, qu’il envoya à sa femme. La lettre qu’il dicta pour elle le 25 juin 1815, de Gosselies, est trop décousue pour que l’on puisse affirmer que Napoléon a quitté brusquement ce landau pour fuir à cheval. Il est plus probable que l’Empereur a abandonné la « dormeuse » aujourd’hui détruite dans laquelle il devait normalement monter. Si les termes employés pour désigner les différentes voitures de voyage utilisées par Napoléon lui-même, berline, coupé, dormeuse, calèche, landau,… varient  suivant les documents contemporains, leurs numéros, leur prix d’achat suffit à les distinguer des simples « chaises, gondoles, batardelles, pourvoyeuses ou chariots… Si nombreux dans les équipages impériaux qui comptaient encore au 12 juillet 1815, 179 voitures auxquelles il faudrait ajouter les 43 voitures « sorties depuis le 20 mars [1815] », c’est-à-dire « prises à l’armée » ou « prises par les Prussiens à Versailles et à Saint-Cloud ». Le « landau en berline » pouvait d’ailleurs servir de « dormeuse » pour le voyageur placé à droite, grâce à un ingénieux dispositif. De par sa qualité et sa provenance, il mérite à coup sûr qu’un spécialiste lui consacre une étude technique détaillée. 

Gérard HUBERT,

Conservateur des Musées Nationaux, chargé du Musée de Malmaison.

  

 

 

 

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( 17 décembre, 2010 )

La demeure du Prince Roland BONAPARTE renaît de ses cendres…

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Le somptueux palace qui vient tout juste d’ouvrir des portes à Paris est un lieu historique. Il fut la demeure du prince Roland Bonaparte (1858-1924), fils du prince Pierre Bonaparte, petits-fils de Lucien Bonaparte, un des frères de Napoléon. Roland Bonaparte, lieutenant au 36ème régiment d’infanterie de ligne, épouse en novembre 1880 Marie-Félix Blanc, héritière de François blanc, fondateur du casino de Monte-Carlo. Deux ans après, naît sa fille Marie, qui deviendra une psychanalyste célèbre. L’épouse du Prince disparaît la même année, en septembre, victime d’une embolie. En 1886, une loi radiant de l’armée les princes des maisons ayant régné en France est votée. Le prince Roland Bonaparte quitte définitivement l’armée pour entreprendre de nombreux voyages dans le monde. Il commence à accumuler une importante documentation géographique, ethnologique et botanique. Notons que le Prince sera d’ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages sur ces disciplines. En 1891, il fait l’acquisition de terrain, avenue d’Iéna, à Paris, en surplomb de la rue Fresnel, sur une partie la colline de Chaillot et dominant la Seine.

L’avenue d’Iéna fut ouverte en 1858, en partie sur l’emplacement de la rue des Batailles (curieux hasard toponymique), voie principale de l’antique village de Chaillot.

C’est dans cette même rue, à l’emplacement du n°12 de l’avenue d’Iéna, qu’habita Balzac, en 1834. En 1892, l’architecte Ernest Janty commence les imposants travaux de la demeure du prince. Ils se poursuivront jusqu’en 1894. Cette même année le prince Roland et sa fille la princesse Marie emménagent dans cet endroit somptueux. Cette immense demeure, entretenue par un personnel composé de 30 personnes, comporte une importante bibliothèque, comprenant 6 kilomètres de rayonnages… 

En avril 1924, le prince Roland meurt dans ce même endroit. L’année suivante, sa fille Marie, devenue par son mariage en 1907, princesse de Grèce vend l’hôtel de l’avenue d’Iéna à la Compagnie financière du Canal de Suez. La bibliothèque du prince érudit est alors louée à la société de Géographie, dont il fut Président. 

Par la suite, dans les années 1926/1929, le corps de l’hôtel Roland Bonaparte sera surélevé de deux étages. Des appartements locatifs sont emménagés. Le peintre Jean-Gabriel Domergue (1889-1962) qui a commis avec talent quelques peintures légères,  en sera un des locataires. Quatre niveaux de garages seront crées sur la rue Fresnel. La cour de la bibliothèque sera transformée en salle de spectacle et les galeries du rez-de-chaussée en foyers. En 1944, l’immeuble est acquis par le Centre National du commerce Extérieur (CNCE), nouvellement créé. Cette institution deviendra par la suite le Centre Français du Commerce Extérieur (CFCE) et occupera les lieux jusqu’en 2004. En 1966 un sixième étage est ajouté au bâtiment. De 1983 à 1987, d’importants travaux de rénovations sont entrepris. 

Cet endroit, que j’ai eu l’occasion de visiter en 1992, contenait çà et là quelques rappels napoléoniens. Ici ce sont des abeilles dans une moulure, un plâtre superbe représentant Bonaparte à cheval franchissant le Saint-Bernard surmontait la cheminée de l’ancienne salle à manger princière, devenue le siège du très confidentiel « Club Carrefour Iéna International »…Il est à souligner que l’entier contenu de l’hôtel, formé par le mobilier, les tableaux, les livres de l’imposante bibliothèque, a été dispersé après la mort de Roland Bonaparte. 

Le groupe Shangri-La, qui n’a pas donné un nom très original à ce nouvel établissement  en le baptisant « Shangri-La Hôtel, Paris », n’oublie nullement que ce lieu fut construit pour un descendant du grand Napoléon, un prince lettré et cultivé.

Ainsi, la chambre la plus somptueuse porte le nom de « Suite Impériale » et occupe l’emplacement des appartements privés du Prince Roland Bonaparte. 

C.B.

Ici un article récent du « Parisien » (26 octobre 2010) sur cet endroit (400 personnes formeront le personnel de l’hôtel. Shangri-La a préféré donner la priorité à la qualité qu’à la quantité : 81 chambres (de 47m2 en moyenne) et 27 suites-de 50 à 300 m2- occupent les lieux) :

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75005/l-hotel-shangri-la-devoile-son-decor-de-futur-palace-26-10-2010-1123691.php 

Site institutionnel :

http://www.shangri-la.com/fr/property/paris/shangrila 

Illustrations: Portrait du prince Roland Bonaparte dans sa tenue de lieutenant au 36ème de ligne. Ce tableau d’Edouard Armand-Dumaresq ornait le trumeau de la cheminée de son cabinet de travail, avenue d’Iéna.

Une lettre du même en date du 20 octobre 1894. Elle porte les initiales « R.B. » [Roland Bonaparte] surmontées de la couronne princière et l’adresse « Paris, 10, avenue d’Iéna ».

 

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( 30 septembre, 2010 )

Petite visite de nuit aux Invalides…

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Hier soir, mercredi 29 septembre, avec deux amis, j’ai eu l’occasion d’effectuer une visite très privée du dôme des Invalides et du Caveau des gouverneurs. Il est environ 20h30 lorsque nous pénétrons sous le dôme. Ce qui est frappant c’est le silence qui règne sur cet endroit. Ce dernier nous paraît encore plus grand, vide de tout visiteur. Je lève les yeux et peux contempler la fresque magnifiquement illuminée (elle n’est éclairée que la nuit) du plafond; et là, devant moi, s’élève le tombeau de quartzite….

Petit moment d’émotion intérieure au cours duquel, nous nous retrouvons tous les 3, accompagnés de notre guide, face à la dernière demeure du Grand Homme… Que sommes-nous bien petits face à l’immensité de ce monument ! Personne ne prononce un mot. Mais il faut déjà quitter ce lieu unique pour partir en direction du Caveau…

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( 11 juillet, 2010 )

Musée de l’Armée (Paris): quelques photos commentées…

Ceci fait suite à mes impressions après une visite des nouvelles salles « Empire » (VOIR PLUS BAS SUR CE BLOG)

Voici dans l’ordre (de haut en bas), leurs légendes: 1. Salle « Vauban »: le visiteur peut voir alignement bien ordonné de cavalerie derrière de belles vitrines Saint-Gobain (Ah quelle belle invention le sponsoring d’entreprise !), qui ont été réalisées tout spécialement et qui ont toutes les vertus, sauf celle de n’être pas anti-reflets. Que cette salle, naguère si chargée d’objets intéressants, a perdu de caractère ! Mais ce n’est que le début ! Poursuivons !

2 et 3: Non vous ne rêvez pas: Nous voici au royaume des ténèbres ou plutôt dans le couloir desservant les salles. Je rappelle que toutes mes photos ont été prises sans flash, respectant le règlement intérieur. Quelqu’un veut-il une torche ?

4: Ce tableau ? Un « Picasso » sans doute ou une toile de Francis Bacon. Comment ? C’est un grand panorama du peintre militaire Charles Langlois ?? Incroyable ! Mais pourquoi est-il dissimulé dans l’obscurité ? Une nouvelle vision de l’histoire napoléonienne sans doute. Bref…

5: Une belle vitrine de sabres 1er Empire mais à peine éclairée d’où ce flou photographique. Et les légendes ? A votre gauche mon bon monsieur. Je sais, c’est écrit en petits caractères. La tendance est au minimaliste…

6: « Vous me reconnaissez ? Je suis « Vizir », un des chevaux de l’Empereur. Fini le temps où j’étais mis en valeur ! Maintenant je suis relégué au bout d’un couloir; à moitié caché par l’obscurité ambiante. Heureusement, j’ai de bon yeux ! »

7: La salle de la Seconde abdication. Bien vide ! Un tableau de l’Empereur. A droite (invisible sur cette photo) une vitrine avec un drapeau de l’île d’Elbe encadré par toute une série d’aigles de drapeaux, posées là comme de simples pigeons ! Avec des commentaires très vagues sur leur provenance. Devant le tableau de l’Empereur, cette « table basse de salon » contient le fameux drapeau des Adieux. Un vrai bonheur pour les photographes ! Des reflets, des reflets, encore des reflets… (Comme chantait Serge Gainsbourg…). Ah oui, j’oubliais, à l’autre bout de cette petite salle se trouve un imposant buste de Louis XVIII…

8: Voici justement une de ces aigles. Ah, bon sang ! Encore un reflet !

9: Un mètre d’une présentation banale pour aborder le Congrès de Vienne, le licenciement de l’armée et Sainte-Hélène. Cà c’est un vrai résumé ! Et le personnage mort sur la gravure ? C’est curieux, je ne le voyais pas comme çà Napoléon…

10: Une vitrine contenant plaques de shakos et hausse-cols. Bien sagement alignés comme des images. Et les légendes ? Regardez en bas à gauche mon bon monsieur…

11: Une série de tableaux sous un éclairage encore « intimiste »…

12: Un bel habit ayant appartenu au maréchal Lannes dans une vitrine avec de beaux reflets…

13:  Une vue « aérienne » du drapeaux des Adieux dans sa « table de salon » en verre. Un tel objet meritait bien mieux comme présentation ! Comme tous ceux présentés dans cette muséographie avant-gardiste…

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( 11 juillet, 2010 )

NOUVELLES SALLES « EMPIRE » du MUSEE de l’ARMEE (PARIS): QUELLE DECEPTION !

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Je me suis rendu avec un ami le samedi 10 juillet 2010 aux Invalides afin de visiter les nouvelles salles « Empire » du Musée de l’Armée (ouvertes en mai 2009)… Dès notre arrivée dans la salle « Vauban », j’ai pu constater que la muséographie était celle d’un bloc opératoire : minimaliste à souhait ! Plus loin,dans notre progression, par une chaleur insoutenable (la climatisation étant en panne pour la 3èmefois nous a confié un gardien…), je suis allé de déception en déception :

description approximative des objets, et visibilité minimale pour ces mêmes descriptifs, éclairage très faible (pour préserver les objets exposés selon un écriteau) et mal orientés ; en effet, impossible de réussir une photo avec les revêtements conçus par les « têtes pensantes » de ces nouvelles salles : aucun verre anti-reflets, vitrines orientées de telles façon qu’il est tout aussi impossible de photographier un objet en entier ! Quelle ingéniosité  volontaire (difficile de croire que ce soit le simple fait d’un hasard répétitif…) afin d’interdire tout cliché (même sans flash !) Quant à l’histoire napoléonienne elle est (très) survolée dans la présentation générale. On notera quand même l’absence de la fameuse redingote de l’Empereur. De plus, pas un des chapeaux de Napoléon ne figure en exposition comme auparavant.. 

Que les amateurs de la période Sainte-Hélène se rassurent : elle est passée aux oubliettes ou plutôt à la moulinette avec une mini-présentation de 1 mètre faisant très sommairement allusion à la captivité de l’Empereur ; sa mort n’étant à peine évoquée  !! On remarquera sur cette même présentation la reproduction d’une gravure figurant le maréchal Ney après son exécution, sans mentionner l’identité du personnage que le visiteur mal informé historiquement pourra prendre pour étant Napoléon sur son lit de mort ! 

Oui, quelle déception et quels pincements au cœur de voir ce beau musée devenu désormais sans âme, dépourvu de cette intimité historique qui pouvait lier le visiteur avec les objets présentés ! Ces nouvelles salles, reliées par couloirs plongés dans une quasi-obscurité (sur le coup j’ai cru à une panne électrique !) sont désormais aseptisées et sans caractère ! 

Que de temps et d’argent investi pour un tel résultat ! 

Le visiteur peut voir à la sortie un panneau indiquant que plusieurs personnalités ont donné leur aval à la réalisation de cette nouvelle muséographie : La Fondation Napoléon, Éric Anceau, Jacques Garnier, etc.… 

Quelle vision de l’histoire napoléonienne auront les générations futures au travers de cette muséographie n’appelant pas à la curiosité de l’esprit ? 

Reviens Napoléon ! 

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VOIR PLUS HAUT:  Musée de l’Armée: quelques photos commentées.

 

 

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