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( 21 octobre, 2013 )

Instructions de NAPOLEON au maréchal BERTHIER…

Instructions de NAPOLEON au maréchal BERTHIER... dans TEMOIGNAGES berthier

[Pièce n°6067]. A Berthier.

Freyburg, 21 octobre 1813.

Dans les ordres que j’ai donnés, j’ai oublié le corps du duc de Castiglione [maréchal Augereau] ; il restera près Freyburg toute la journée d’aujourd’hui et jusqu’à nouvel ordre pour y garder le pont. J’ai aussi oublié le 8ème corps. Le 8ème corps se rendra comme les autres, à Eckartsberga.

(Arthur Chuquet, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815) », Librairie Ancienne Honoré Champion, Editeur, 1912,  Tome IV, p.300)

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( 20 octobre, 2013 )

Ordres du maréchal BERTHIER au maréchal MACDONALD…

Ordres du maréchal BERTHIER au maréchal MACDONALD... dans TEMOIGNAGES macdonald 

[Pièce n°2536]. Berthier à Macdonald.

Weissenfels, rive gauche de la Saale, 20 octobre 1813.

L’Empereur ordonne que vous vous mettiez en marche demain avec le 11ème corps d’armée pour vous rendre à Freyburg, mais l’intention de sa majesté est que vous ne partiez qu’après la Garde impériale au plus tôt à 7 heures du matin après vous être bien rallié. L’intention de Sa Majesté est que toutes les mesures soient prises de manière qu’il n’y ait d’autre intervalle dans la marche des corps que celui voulu par l’ordonnance.

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[Pièce n°2537]. Berthier à Macdonald.

Weissenfels, rive gauche de la Saale, 20 octobre 1813.

L’Empereur me charge de vous renouveler l’ordre de m’envoyer tous les soirs un officier pour faire connaître votre quartier-général, l’emplacement de toutes vos troupes, et vous porter les ordres de Sa Majesté.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Ancienne  Librairie Fontemoing et Cie.- E. de Boccard Éditeur, 1914-1919, tome II, p.234).

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( 19 octobre, 2013 )

19 octobre 1813…

[Pièce n°2534]. Napoléon au roi de Saxe. Leipzig 19 octobre 1813.

J’envoie à Sa Majesté le bataillon saxon de ma Garde pour qu’Elle ait ans cette journée autour d’Elle quelques-unes de ses troupes qui puissent servir de garde à sa famille. J’ai chargé le général Gersdorff de lui réitérer l’assurance de tous mes sentiments qui sont inébranlables et de la peine que j’éprouve des embarras où elle va se trouver. Je prie Votre Majesté de dire où Elle ca se trouver. Je prie Votre majesté de dire à la reine et à la princesse que j’ai pensé à elles pendant la bataille d’hier et qu’elles devaient être bien inquiètes.

 19 octobre 1813… dans TEMOIGNAGES 1813-20131

[Pièce n°2535]. Note au roi de Saxe. Leipzig, 19 octobre 1813.

Sa Majesté désirait que les malades français dans toute la Saxe ne fussent pas prisonniers de guerre. On pourrait le demander en présentant que ce serait un soulagement pour la Saxe, attendu qu’on obtiendrait de la France qu’elle continuât à payer les journées à raison de 30 sous par malade. L’Empereur pense que le roi ne doit pas renoncer à la confédération ni au duché de Varsovie et renvoyer toutes les questions à la paix générale. S’il est contraint d’adhérer à la coalition, il ne doit le faire qu’avec le motif d’arriver à la paix générale en y renvoyant toutes les questions qui ne peuvent se décider qu’alors.  Le roi peut se servir du prétexte de la détresse de son pays pour tâcher d’empêcher qu’on ne l’oblige  à lever des troupes ; si l’on exigeait que le roi, comme duc de Varsovie, ordonnât la remise de Modlin et de Zamosc, il ne faudrait le faire qu’à la condition que les garnisons rentreraient, savoir les troupes saxonnes en Saxe et les troupes françaises en France, et ne seraient point prisonnières de guerre.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Ancienne  Librairie Fontemoing et Cie.- E. de Boccard Éditeur,  1914-1919, tome II, p.233).

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( 19 octobre, 2013 )

Instructions de NAPOLEON au maréchal BERTHIER…

Instructions de NAPOLEON au maréchal BERTHIER... dans TEMOIGNAGES berthier

[Pièce n°6066]. A Berthier.

Leipzig, 19 octobre 1813.

Donnez l’ordre pour que tous les bataillons qui sont à Leipzig rejoignent le général Durutte et pour que les bataillons badois rejoignent le général Marchand. Avez-vous donné des ordres au général Le Fol ?

(Arthur Chuquet, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815) », Librairie Ancienne Honoré Champion, Éditeur, 1912,  Tome IV, p.300)

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( 18 octobre, 2013 )

Au hasard de mes lectures…(1)


Au hasard de mes lectures...(1) dans TEMOIGNAGES au-hasard-de-mes-lectures.-2

Itinéraire d’un officier de la Grande-Armée…

Il y a près de vingt-cinq ans, fut publiée une biographie du général Pierre Decouz (1775-1814). Elle a été réalisée à partir d’extraits de sa correspondance familiale et militaire; cette dernière étant minoritaire. L’ouvrage fait revivre cette figure militaire de la Révolution et de l’Empire. Ce Savoyard, né à Annecy, servi au siège de Toulon, fut lieutenant dans les rangs de l’armée d’Italie. Plus tard, Decouz, devenu sous-chef d’état-major au 5ème corps de la Grande Armée, est présent à la bataille d’Austerlitz. Il se fera remarquer à Wagram. En 1813, il est nommé commandant du 1er régiment de chasseurs à pied de la Vieille Garde, puis général de division, avant de prendre la tête de la 51ème division d’infanterie. Il se bat encore à Dresde. Le 29 janvier 1814, le général Decouz, commandant la 2ème division de la Jeune Garde, est blessé par deux fois. Il mourra à Paris, le 18 février suivant. Possédant une forte personnalité, cet officier est attachant par cette correspondance dans laquelle il fait preuve d’une extrême tendresse à l’endroit de sa famille. Son nom méritait bien de figurer en bonne place sur l’un des côtés de l’arc-de-Triomphe, à Paris.

« Pierre Decouz par lui-même. Soldat de la Révolution et général d’Empire. Lettres inédites présentées et annotées par Maurice Messiez. Préface de Jean Tulard. Avant-propos d’André Palluel-Guillard », Curandéra, 1989, 205 pages.

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Sur ce personnage, qui repose au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, lire cette page : http://napoleon-monuments.eu/ACMN/Decouz.htm

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Un témoignage inédit sur l’île d’Elbe.

Je viens d’achever la lecture des Souvenirs du capitaine Raoul (1788-1850) sur le séjour de Napoléon à l’île d’Elbe. Cet officier, à son arrivée sur l’île fut nommé directeur du génie militaire par Napoléon. L’Empereur n’eut pas à s’en plaindre. Pons de l’Hérault, dans ses « Souvenirs » dresse un portrait plutôt positif de Raoul. En revanche, le témoignage du capitaine, resté inédit, est d’un intérêt limité. Les encadrés et notes élaborés pour cette édition comportent des erreurs : Napoléon s’embarquant à Fréjus pour l’île d’Elbe alors que c’est depuis Saint-Raphaël; les adieux de Fontainebleau ont lieu le 21 avril 1814… Celles concernant les noms cités et commises par Raoul ne sont pas rectifiées… Autre chose curieuse, pourquoi dans sa préface, la publicatrice, accable Napoléon par les termes d’égoïste, d’autoritaire, de mégalomane et… d’inhumain ? Autant de qualificatifs que montrerait, à l’en croire, ce récit. Ce qui n’est pas le cas.

Ni dans les témoignages Pons, ou dans celui de Peyrusse, pour ne citer que les plus connus; ni dans ceux du sellier Vincent, de l’adjudant Pierre Labadie, ou bien encore du lieutenant du génie Larabit, il ne ressort une quelconque impression de ce type.

« Souvenirs d’un officier de Napoléon à l’île d’Elbe. Le capitaine Raoul », Editions Soteca, [septembre] 2013, 76 pages.

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( 14 octobre, 2013 )

14 octobre 1813…

 14 octobre 1813... dans TEMOIGNAGES 1813-20131

[Pièce n°2533]. Napoléon au roi de Saxe.

Düben, 14 octobre 1813.

Le duc de Bassano [Maret] m’a fait connaître que Votre Majesté préférait se rendre à Leipzig. Elle s’y trouvera environnée d’armées nombreuses, et probablement des événements importants vont se passer. Je verrai Votre Majesté aussitôt que je serai arrivé à Leipzig. Il est probable que je prendrai encore quartier hors de la ville.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Fontemoing et Cie, Éditeurs, 1914-1919, tome II, pp.232-233). 

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( 13 octobre, 2013 )

13 octobre 1813…

13 octobre 1813... dans TEMOIGNAGES 1813-20131

[Pièce n°1173]. Napoléon au maréchal Berthier.

Düben, 13 octobre 1813, 1 heure du matin.

Donnez ordre au général Pajol de prendre le commandement de tout le 5ème corps de cavalerie. Donnez ordre que tous les détachements et régiments soient réunis, et que les divisions soient formées. Faites connaître au duc de Castiglione [maréchal Augereau] que le 5ème corps de cavalerie est indépendant, entièrement et directement sous les ordres du général Pajol.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Fontemoing et Cie, Éditeurs, 1913, tome I, p.312).

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( 13 octobre, 2013 )

Un projet d’évasion de Sainte-Hélène…

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Divers projets d’évasion ont été formés pendant la captivité de l’Empereur à Sainte-Hélène. Il est difficile de savoir lesquels Napoléon a connus. Mais à aucun il n’a jamais prêté la moindre attention. Il savait que son rôle était fini et que son martyre créerait en faveur de son fils un courant d’opinion favorable. Il s’est sacrifié pour son enfant.  La lettre ci-dessous, adressée par l’amiral Plampin, commandant des forces navales anglaise à Sainte-Hélène, à Lord Melville, ministre de la marine, donne sur un plan d’évasion par sous-marin des détails assez curieux.   

Sainte-Hélène, 25 janvier 1818. 

Monseigneur, le 8 de ce mois, j’ai eu l’honneur d’écrire à Votre Seigneurie pour lui rendre compte que j’avais reçu des instructions relatives au docteur O’Meara contenus dans votre lettre du 14 septembre [1817]. Par retour du « Mosquito » de Rio de La Plata, le 19 courant, j’ai reçu une lettre du capitaine Sharpe de l’ « Hyacinthe » datée du 22 décembre [1817], contant des rapports sur des complots et plans d’évasion du général Bonaparte, et dont la copie suit : « J’ai reçu il y a quelques semaines une communication confidentielle de M. Chamberlain, chargé d’affaires, à Rio de Janeiro : elle porte que le duc de Richelieu a avisé M. Malert, chargé d’affaires de France, qu’un plan était en préparation pour secourir Buonaparte ; quatre officiers (pris à Pernambouc et envoyés prisonnier à  Lisbonne) auraient déclaré qu’un général français nommé Brayer, au service de ce gouvernement était le principal acteur de cette affaire. J’ai en conséquence pris toutes [les] mesures en mon pouvoir pour m’assurer qu’un plan de ce genre se préparait- mais sans succès. Le général Brayer commande en ce moment les troupes bloquant Falcaquara ; il a avec lui plusieurs officiers français ; mais aucun d’eux, pendant leur séjour ici, n’a entendu parler d’une participation quelconque aux plans ci-dessous. -Un jeune homme, arrivé il y a quelque temps en Angleterre, a apporté le plan d’un bateau capable d’être mû à la rame sous l’eau. Ce bateau, pouvant contenir six hommes, naviguerait au choix en surface ou sous l’eau pendant plusieurs heures. La personne qui a apporté ce plan a refusé de donner le nom des personnes qui l’emploient en angleterre. J’ai transmis l’affaire à l’Amirauté, qui pourra sans aucun doute découvrir ces personnes ; un brevet d’invention a, je crois, été pris. Le bateau est en fer et peut-être transporté à bord d’un vaisseau de 150 tonneaux. Le Gouvernement de Buenos-Ayres [Buenos-Aires] n’a donné aucune réponse à cette proposition… 

Amiral PLAMPIN. 

Document publié en 1932 dans la « Revue des Etudes Napoléoniennes, avec la mention « Communication de Mlle DECHAUX ». 

 

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( 10 octobre, 2013 )

10 octobre 1813…

10 octobre 1813… dans TEMOIGNAGES 1813-20131

[Pièce n°2531]. Napoléon au roi de Saxe.

Düben, 10 octobre 1813.

Les affaires s’engagent de tous côtés. Les armées de Silésie et de Berlin se sont concentrées sur Dessau en grande hâte; ce qui nous a mis à même de leur faire quelques centaines de prisonniers. J’ai fait lever le siège de Wittenberg où mes premières divisions sont arrivées. Comme le principal but des ennemis était d’arriver à Leipzig et sur la Saale, j’ai pensé qu’il y aurait toujours plus de sûreté à ce que Votre Majesté restât toujours avec l’armée. La fatigue que cela occasionnera à la reine et à la princesses, sera compensée par moins d’inquiétude ;

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Fontemoing et Cie, Éditeurs, 1914-1919, tome II, p.232).

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( 9 octobre, 2013 )

9 octobre 1813…

9 octobre 1813... dans TEMOIGNAGES 1813-20131

[Pièce n°2530]. Allocution aux troupes saxonnes.

Eilenbourg, 9 octobre 1813.

Braves Saxons, vous avez été malheureux dans les dernières affaires. Mais je viens me mettre à votre tête et vous offrir votre revanche. Je n’ai pas fait la paix parce que les ennemis voulaient avoir l’Elbe pour frontière. Il n’y a rien de nouveau à voir les aigles françaises unies aux drapeaux saxons. Depuis la guerre sept Français et Saxons ont combattu ensemble en nombre d’occasions, à Friedland, à Wagram. Le roi, votre père, a remis son armée dans mes mains. Un homme qui ne s’est élevé qu’en servant la France [Thielmann], a été traître envers vous et sa patrie. Ceux de vous qui ont passé à l’ennemi, ne peuvent avoir voulu que le malheur de votre pays. Ceux qui ne veulent pas être fidèles à leur roi, n’ont qu’à s’en aller. Braves Saxons, puis-je compter sur votre fidélité à la première bataille ??

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Fontemoing et Cie, Éditeurs, 1914-1919, tome II, pp.231-232).

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( 1 octobre, 2013 )

Désertions…

Désertions… dans TEMOIGNAGES 1813-20131Dresde, 1er octobre 1813

[Pièce n°2504].L’Empereur est instruit que les soldats espagnols attachés à la 1ère compagnie du 10ème bataillon du train des équipages employés au 1er corps d’armée ont déserté avec leurs chevaux dans la journée du 28 septembre. Sa Majesté ordonne que tous les Espagnols qui sont employés aux équipages militaires, soient renvoyés en France et remplacés par des Français, attendu que dans ce moment nous avons plus de soldats du train que de chevaux.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Fontemoing et Cie, Éditeurs, 1914-1919, tome II, p.224). 

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( 30 septembre, 2013 )

Un ordre de Napoléon au maréchal Kellermann.

Un ordre de Napoléon au maréchal Kellermann. dans TEMOIGNAGES 1813-20131

Dresde, 30 septembre 1813.

[Pièce n°2502]. Ordre d’arrêter à Mayence les fuyards et traînards qui quittent en foule l’armée, et les mettre dans la citadelle et, après les avoir réarmés et rééquipés, de les faire retourner en bataillon de marche à l’armée.

(Arthur Chuquet, « Inédits napoléoniens », Fontemoing et Cie, Éditeurs, 1914-1919, tome II, p.224). 

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( 20 septembre, 2013 )

«Le public a bien été aise d’apprendre que 12 mille prisonniers étaient arrivés à Francfort.»

«Le public a bien été aise d’apprendre que 12 mille prisonniers étaient arrivés à Francfort.» dans TEMOIGNAGES 1813-20131

Une lettre de Cambacérès adressée à Napoléon.

20 septembre 1813

Sire,

Je n’ai à rendre compte à Votre Majesté d’aucun objet important.

Les deux articles qui sont aujourd’hui dans le Moniteur, contenant des nouvelles positives, ont mis un terme aux bruits contradictoires qui circulaient depuis quelques jours. Le malheur qu’a éprouvé le Prince de La Moskowa [Maréchal Ney] paraît moins considérable qu’on ne le croyait, d’après ces mêmes bruits [Ney n’avait pu ramener ses troupes que dans le plus affreux désordre à l’intérieur de Torgau. Le « Moniteur » minimise considérablement l’événement].

Le public a bien été aise d’apprendre que 12 mille prisonniers [Ils avaient été capturés notamment à la bataille de Dresde] étaient arrivés à Francfort et que d’autres colonnes étaient attendues. Ici, l’on avait dit que la plus grande partie de ces prisonniers avait trouvé le moyen de se remettre en liberté.

L’Impératrice s’est promenée hier dans le Parc de Saint-Cloud, S.M. a reçu de la part d’un public très nombreux, des témoignages de respect et d’empressement. A Paris, tout s’est bien passé. Le temps était très beau, la population entière était en mouvement. En sorte qu’il y a eu du monde partout, et je puis assurer Votre Majesté que ce monde était tranquille et content.

(« Cambacérès. Lettres inédites à Napoléon. Tome II, avril 1808-Avril 1814. Présentation et notes par Jean Tulard », Éditions Klincksieck, 1973, Lettre n°1277, p.1055).

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( 18 septembre, 2013 )

«Les premiers succès du Prince Vice Roi n’ont pas été secondés par la droite de son armée.»

«Les premiers succès du Prince Vice Roi n’ont pas été secondés par la droite de son armée.» dans TEMOIGNAGES 1813-20131

Une lettre de l’archichancelier Cambacérès adressée à Napoléon.

18 septembre 1813

Sire,

Ayant été ce matin à Saint-Cloud, pour la signature, S.M. l’Impératrice m’a fait connaître, qu’il lui avait été adressé, par les ordres de Votre Majesté, deux articles pour le Moniteur, et que l’un de ces articles, contenait les détails de l’échec qu’a éprouvé le Prince de La Moskowa [maréchal Ney] et des pertes qui en avaient été le résultat.

Malgré que cet événement fût déjà en partie connu, il a paru à Votre Majesté qu’il serait inconvenant de lui donner une sorte d’authenticité, le jour destiné à chanter le Te Deum pour la bataille de Dresde. J’ai partagé entièrement cette manière de voir ; en sorte que l’Impératrice s’est déterminée à différer jusqu’à lundi l’insertion au Moniteur de ces désagréables nouvelles.

Les premiers succès du Prince Vice Roi [Eugène de Beauharnais] n’ont pas été secondés par la droite de son armée. Le ministre de la Guerre a reçu des dépêches qu’il envoie en original à V.M. et qui l’instruiront de l’état des choses dans cette partie. L’évacuation de Trieste dont on parlait depuis quelques jours, se trouve confirmée dans cette dépêche

(« Cambacérès. Lettres inédites à Napoléon. Tome II, avril 1808-Avril 1814. Présentation et notes par Jean Tulard », Éditions Klincksieck, 1973, Lettre n°1275, p.1054).

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( 13 septembre, 2013 )

«Ces nouvelles m’affligent.»

«Ces nouvelles m’affligent.» dans TEMOIGNAGES 1813-20131

Une lettre de l’archichancelier Cambacérès adressée à l’Empereur.

13 septembre 1813

Sire, Deux dépêches du duc de Bassano [Maret], écrites de Dresde le 8, m’apprennent les événements de Silésie et l’échec qu’a éprouvé le prince de La Moskowa [maréchal Ney], du côté de Berlin [la défaite de Dennewitz]. Ces nouvelles m’affligent. Toutefois, j’espère que le génie de V.M. réparera ces pertes et rendra les chances de la guerre plus heureuses pour nous qu’elles ne l’ont été dans les premiers jours de ce mois. Le duc de Bassano, après m’avoir instruit de ce qui s’est passé en Silésie, me fait entendre qu’au lieu de publier sa lettre sous son nom, il serait mieux d’en insérer un extrait au Moniteur, à l’article Partis, en disant qu’on peut regarder les faits comme certains. Je compte profiter de cette indication, et j’en ai prévenu S.M. l’Impératrice à qui j’ai rendu compte du contenu de la dépêche de M. de Bassano. Pour ce qui est des détails relatifs au prince de La Moskowa, comme ils se trouvaient dans une dépêche chiffrée, et que le ministre me les donne confidentiellement, je n’en ai parlé et n’en parlerai à qui que ce soit. Le ministre de la Guerre, qui a reçu aussi une lettre, fera de même de son côté, en sorte que jusqu’à nouvel ordre, nous garderons sur cet article le silence le plus absolu. Mais tout se sait, et j’ai déjà eu l’honneur de dire à V.M. qu’on m’avait appris par la voie du commerce, que nous avions été repoussés du côté de Berlin.

S.M.l’Impératrice n’a point encore pris un dernier parti, relativement au Te Deum. Demain, dans petit conseil, convoqué par les ordres de S.M. la question sera examinée sous ses différents rapports. Elle se complique davantage à raison du temps qui s’est écoulé depuis la victoire de Dresde et des événements moins heureux qui l’ont suivie.

(« Cambacérès. Lettres inédites à Napoléon. Tome II, avril 1808-Avril 1814. Présentation et notes par Jean Tulard », Éditions Klincksieck, 1973, Lettre n°1269, pp.1049-1050).

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( 6 septembre, 2013 )

«Venez à ma rencontre…»

«Venez à ma rencontre…» dans TEMOIGNAGES maret

Lettre de Napoléon à Maret, duc de Bassano, Ministre des Relations Extérieures et se trouvant à Dresde.

Bautzen, 6 septembre 1813

Monsieur le duc de Bassano, je serai à Dresde avant sept heures du soir. Venez à ma rencontre sur la route. Dites au général Durosnel de faire partir 300 gardes d’honneur qui viendront au-devant de moi sur la grande route, jusqu’à ce qu’ils me rencontrent.

(« Lettres inédites de Napoléon 1er. Collationnées sur les textes et publiées par Léonce de Brotonne », Honoré Champion, Libraire, 1898, lettre n°1231, pp.500-501).

 

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( 3 septembre, 2013 )

«Qu’on renvoie cette canaille à coups de crosse»

«Qu’on renvoie cette canaille à coups de crosse» dans TEMOIGNAGES 1813-2013

Une lettre de Napoléon adressée au général Comte Friant, colonel des grenadiers à pied de la Garde Impériale.

Dresde, 3 septembre 1813.

En vous portant sur la route de Bautzen, vous trouverez beaucoup de traîneurs et de maraudeurs appartenant aux 3ème, 5ème et 11ème corps, qui ont jeté leurs armes. Mon intention est que vous les fassiez tous retourner sur Bautzen, où on leur porte des fusils. Faites faire des patrouilles à droite et à gauche de la route, et qu’on renvoie toute cette canaille à coups de crosse.

(« Lettres inédites de Napoléon 1er (An VIII-1815). Publiés par Léon Lecestre » Plon, 1897, tome II, p.289).

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( 1 septembre, 2013 )

Des nouvelles attendues…Quelles nouvelles reçues ?

Des nouvelles attendues…Quelles nouvelles reçues ? dans TEMOIGNAGES 1813-20131

Extraits de lettres de Cambacérès adressées à Napoléon.

30 août 1813

Sire,

La lettre que V.M. à la date du 24, après m’avoir appris remportée en Silésie, m’annonçait qu’elle était en grandes manœuvres. C’était assez pour me faire juger que nous touchions à des événements encore plus importants. En effet, le duc de Valmy [maréchal Kellermann] m’instruit par une dépêche télégraphique arrivée aujourd’hui avant midi, que V.M. lui a ordonné d’informer S.M. l’Impératrice de la grande victoire remportée à Dresde le 26, sur les Autrichiens, les Russes et les Prussiens, commandés par les empereurs d’Autriche, de Russie et par le Roi de Prusse. Je me suis empressé d’annoncer cette brillante nouvelle à S.M. à qui j’ai transmis la dépêche du duc de Valmy. Ma lettre a dû être expédiée par une estafette extraordinaire, suivant m’avis que j’en ai donné au comte de Valette [Directeur général des Postes]. Sans donner à cet événement une publication authentique, qu’il convient de réserver pour l’arrivée des communications directes que nous aurons cette nuit, ou demain, j’en ai fait part à tous ceux que j’ai eu  occasion de voir, et avec qui j’ai des rapports habituels d’affaire, notamment les ministres de la Guerre, de la Police, en sorte que la nouvelle a été bientôt connue, et n’a pas manqué d’exciter une grande joie. On est avide des détails et ce sentiment est bien naturel…

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31 août 1813

Sire,

Les détails sur la victoire remportée à Dresde le 26 par Votre Majesté sont vivement désirés. Je les attendais aujourd’hui, ils ne me sont point encore parvenus. Il est vraisemblable que duc de Bassano [Maret] ne les avait point lorsqu’il m’a écrit. Ce ministre, dans sa lettre du 26, dit seulement que les ennemis ont été attaqués et repoussés sur tous les points. Dans la même dépêche, le duc de Bassano m’apprend les avantages signalés remportés à Jauer par le comte de Lauriston, sur les armées russe et prussienne. Nous n’en avions encore rien.  […] S.M. l’Impératrice était encore à Cherbourg le 29. Le voyage de S.M. en Normandie a produit un excellent effet…

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1er septembre 1813

Sire,

J’ai été bienheureux de renvoyer la lettre que V.M. a daigné m’écrire de Dresde, le 27. Il me tardait d’avoir des nouvelles directes de V.M. et de savoir qu’elle est en bonne santé après tant de fatigue et une si grande activité. Les détails sur les journées des 26 et 27, sont vivement désirés. V.M. me dit que le duc de Bassano s’est chargé de me les transmettre. La dépêche qui les contiendra, arrivera par la prochaine estafette. Elle ne m’est point encore parvenue. V.M. aura vu que depuis avant-hier il y avait eu à la Bourse un mouvement de hausse assez considérable. C’est que l’on a une grande confiance dans les suites de la nouvelles victoire que V.M. vient de remporter.  Nous espérons que S.M. l’Impératrice arrivera le 4 au soir à Saint-Cloud. S.M a dû partir aujourd’hui de Cherbourg et se propose de séjourner le 3 à Rouen…

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2 septembre 1813

Sire,

Les détails qui étaient attendu avec un si juste impatience, étaient dans la lettre que le duc de  Bassano m’a écrit le 27 août et qui m’est parvenue vers minuit. Dans le Postscriptum, le ministre me dit qu’il pense que je jugerai convenable de rendre sa lettre publique. Ces expressions m’ont paru préjuger la question et contenir l’approbation implicite de V.M. à une disposition que les circonstances rendaient nécessaire.

En effet, Sire, dans l’intervalle de temps qui s’est écoulé depuis l’arrivée de la dépêche télégraphique du duc de Valmy, il régnait dans l’opinion, non une incertitude sur les résultats des journées des 26 et 27, mais une sorte de crainte que ces triomphes ne fussent altérés par des malheurs particuliers. L’imagination qui grossit tous les objets et qui souvent les dénature, a besoin d’un régulateur. Dans toutes les guerres soutenues par V.M., ce régulateur s’est trouvé dans les bulletins, qui ont été publiés par ses ordres ; et lorsque la rapidité des événements empêche de les publier, il faut y suppléer d’une manière quelconque.  L’insertion au Moniteur de la lettre du compte Daru au duc de Feltre, et celle de la dépêche qui vient de m’être adressée par le duc de Bassano, ont pleinement satisfait aux besoins et aux vœux du public. Je ne saurais trop dire à V.M., combien est grande l’allégresse et avec quel empressement le Moniteur du jour a été recherché. Si ce journal avait été tiré à cent mille exemplaires, j’estime qu’on aurait trouvé facilement à les placer. Tout annonce qu’il y aura la 28, de nouvelles affaires. Nous espérons qu’elles auront été heureuses et brillantes comme celles des 26 et 27 ; ce qu’il nous faut surtout, c’est de savoir que V.M. est bien portante, et que ses forces physiques sont au-dessus de tous les événements.

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3 septembre 1813

… S’il est vrai que le général Moreau ait terminé sa carrière, et n’ait point survécu à la honte dont il s’est couvert, cet exemple doit faire trembler ceux qui comme lui ont dévié de la bonne route. Je ne saurais trop exprimer à V.M. combien le public a été indigné, en apprenant que cet ex-général avait passé dans les rangs ennemis. 

Les lettres particulières qui arrivent en foule, ne parlent que des prodiges opérés dans les journées des 26 et 27 août. L’enthousiasme ce ceux qui les écrivent gagne ceux qui les reçoivent ; en sorte qu’on est dan une espèce d’ivresse. Ceux qui naguère paraissaient consternés, ne parlent  maintenant que de conquêtes. V.M. qui juge et apprécie ce qu’on appelle l’opinion publique, ne s’étonnera point de cette variation. Il n’y a d’ailleurs ici rien de nouveau.

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Bientôt la reddition du général Vandamme à Kulm le 30 août parviendra jusqu’à Paris…

(« Cambacérès. Lettres inédites à Napoléon. Tome II, Avril 1808-Avril 1814. Présentation et Notes par Jean Tulard », Éditions Klincksieck, 1973. Extraits des lettres n°1252, 1253, 1254, 1256, et 1257, pp.1035-1040).

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