( 30 août, 2016 )

Août 1813, les Anglais débarquent ! Extrait d’une lettre de Cambacérès…

Août 1813, les Anglais débarquent ! Extrait d'une lettre de Cambacérès... dans TEMOIGNAGES cambaceres2

Voici un fait peu connu. Je n’en avais jamais entendu parlé. Et puis il y a cet extrait tiré d’une lettre de l’archichancelier Cambacérès à Napoléon. Nous ne sommes pas en Espagne, ni dans les Pyrénées…

 

[Paris] 26 août 1813

 » Dans la nuit du 17 au 18 [août 1813], les Anglais ont opéré un débarquement simultané d’environ 800 hommes, sur cinq points différent de la côte entre La Ciotat et Marseille. Malgré le feu des batteries, ils ont incendié une maison du village de Cassis, se sont emparés de deux avisos et d’une vingtaine de bâtiments marchands. On a su cet événement par la gendarmerie et par le préfet des Bouches du Rhône qui se plaint de la négligence et de l’insouciance avec lesquelles s’exercent la surveillance et la défense des côtes de son département. [Thibaudeau, préfet des Bouches-du-Rhône, n’y fait pas allusion dans ses « Mémoires »]. « 

(« Cambacérès. Lettres inédites à Napoléon. Tome II, Avril 1808-Avril 1814. Présentation et Notes par Jean Tulard », Éditions Klincksieck, 1973. Extrait de la lettre n°1247, p.1032).

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( 1 mars, 2016 )

Une lettre de l’archichancelier Cambacérès adressée à Napoléon…

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[Paris] 1er mars 1814.

Sire, Les inquiétudes des Parisiens qui s’étaient renouvelées avant-hier, à cause de la marche de l’ennemi sur Meaux, et sur Lagny, se sont calmées dans la journée d’hier. On a su que l’ennemi était en retraite et Votre majesté en mesure de l’atteindre.

Aujourd’hui le roi Joseph m’a fait dire que le duc de Raguse [Maréchal Marmont] avait eu un avantage [Lors de la tentative de traversée de la Marne, par Blücher, le 27 février 1814]. Il nous tarde de savoir si l’armée du Prince de Schwarzenberg va se retirer, pendant le mouvement que Votre Majesté vient d’exécuter.

J’ai appris en même temps la maladie et la mort du général Reynier [Mort à Paris des suites de sa captivité, le 27 février 1814], qui laisse une jeune femme enceinte de huit mois.

(Cambacérès, « Lettres inédites à Napoléon 1802-1814. Tome II. Avril 1808-Avril 1814. Présentation et notes par Jean Tulard », Editions Klincksieck,1973, p.1124, lettre n°1363 ).

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( 18 septembre, 2013 )

«Les premiers succès du Prince Vice Roi n’ont pas été secondés par la droite de son armée.»

«Les premiers succès du Prince Vice Roi n’ont pas été secondés par la droite de son armée.» dans TEMOIGNAGES 1813-20131

Une lettre de l’archichancelier Cambacérès adressée à Napoléon.

18 septembre 1813

Sire,

Ayant été ce matin à Saint-Cloud, pour la signature, S.M. l’Impératrice m’a fait connaître, qu’il lui avait été adressé, par les ordres de Votre Majesté, deux articles pour le Moniteur, et que l’un de ces articles, contenait les détails de l’échec qu’a éprouvé le Prince de La Moskowa [maréchal Ney] et des pertes qui en avaient été le résultat.

Malgré que cet événement fût déjà en partie connu, il a paru à Votre Majesté qu’il serait inconvenant de lui donner une sorte d’authenticité, le jour destiné à chanter le Te Deum pour la bataille de Dresde. J’ai partagé entièrement cette manière de voir ; en sorte que l’Impératrice s’est déterminée à différer jusqu’à lundi l’insertion au Moniteur de ces désagréables nouvelles.

Les premiers succès du Prince Vice Roi [Eugène de Beauharnais] n’ont pas été secondés par la droite de son armée. Le ministre de la Guerre a reçu des dépêches qu’il envoie en original à V.M. et qui l’instruiront de l’état des choses dans cette partie. L’évacuation de Trieste dont on parlait depuis quelques jours, se trouve confirmée dans cette dépêche

(« Cambacérès. Lettres inédites à Napoléon. Tome II, avril 1808-Avril 1814. Présentation et notes par Jean Tulard », Éditions Klincksieck, 1973, Lettre n°1275, p.1054).

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( 26 août, 2013 )

« Nous sommes ici dans une tranquillité, qui tient de l’apathie… »

« Nous sommes ici dans une tranquillité, qui tient de l’apathie… » dans TEMOIGNAGES cambaceres1

C’est ainsi que Cambacérès décrit la situation à Paris, dans cette seconde lettre à l’Empereur (datée du 26 août 1813). Il poursuit :

« …le public attend avec confiance les événements qui se préparent, et se repait, en attendant, de quelques faux bruits, inventés par l’oisiveté plutôt que par la malice. Bien des gens par exemple, croyaient que ce Jomini était aide-de-camp de Votre Majesté, et qu’en passant à l’ennemi, il avait emporté avec lui tous les secrets de l’Etat [Napoléon à Sainte-Hélène, lavera Jomini de cette accusation. Voir le « Mémorial », édition M. Dunan, tome II, p.279]

Les Normands sont dans l’enthousiasme et ont reçu S.M. l’Impératrice avec les démonstrations de la joie la plus sincère. Les journaux en ont parlé. Sa Majesté a daigné m’écrire qu’elle était arrivée à Cherbourg le 25 [août 1813], à neuf du soir, fatiguée de la route et de poussière, mais étant en bonne santé. »

(« Cambacérès. Lettres inédites à Napoléon. Tome II, Avril 1808-Avril 1814. Présentation et Notes par Jean Tulard », Éditions Klincksieck, 1973. Extrait de la lettre n°1248, p.1033).

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Ce qui est « amusant » c’est le fait que Marie-Louise, pourtant nommée régente avant le départ de Napoléon pour la campagne d’Allemagne, part faire un voyage d’agrément en Normandie; un besoin soudain de prendre un bol d’air (ou de lait de nos bonnes vaches normandes ?). C’est un peu léger comme attitude… Heureusement que Cambacérès et quelques autres sont aux commandes de l’Etat.

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