( 29 septembre, 2014 )

Le général Vandamme sous surveillance…

Le général Vandamme sous surveillance… dans TEMOIGNAGES vandamme

Dans ce bulletin, Beugnot, évoque le général Vandamme, officier qui possède une forte personnalité. On le surveille, on l’épie, car le pouvoir royal le sait être favorable à l’Empereur…

Bulletin du 24 septembre 1814. Paris. Le général Vandamme est à Paris depuis dix jours. Comme c’est un des hommes les plus violents de l’armée, j’ai fait suivre ses pas et surveiller ses discours. Il a vu la plupart des maréchaux qui sont à Paris, entre autres les maréchaux Macdonald et Ney, ainsi qu’n certain nombre de généraux. Il paraît s’être borné à exprimer des plaintes sur les circonstances, et des regrets mal dissimulés sur le passé, sans laisser rien percer sur aucun projet ni aucun plan. Il sent qu’avec sa réputation, il ne peut être en faveur à la cour. Aussi a-t-il annoncé qu’il ne demanderait rien au Roi, perce qu’il ne voulait pas éprouver de refus. Sa société la plus habituelle est la famille de Franconi avec qui il est lié, et au manège duquel il ava tous les jours. Il paraît s’occuper d’un mémoire apologétique de ses opérations militaires à l’époque où il a été fait prisonnier sur les frontières de la bohème [après la bataille de Kulm, perdue le 30 août 1813]. Il a chez lui un secrétaire qui y travaille ; son intention semble être de ne pas rester longtemps à paris, et de partir dans quinze à vingt jours pour une terre qu’il possède en Flandre. »

(Source : Comte Beugnot,  « Napoléon et la police sous la première Restauration. D’après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII. Annoté par Eugène Welvert », R. Roger et F. Chernoviz, Libraires-Éditeurs, sans date, pp.213-214).

 

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( 1 septembre, 2013 )

« Ce malheureux Vandamme… »

« Ce malheureux Vandamme... » dans TEMOIGNAGES vandamme

Une lettre de l’Empereur adressée au maréchal Gouvion Saint-Cyr, commandant le 4ème corps de la Grande-Armée.

Dresde, 1er septembre 1813.

Le duc de Tarente [maréchal Macdonald] s’est laissé pousser sur Görlitz. Il sera possible que je sois obligé de marcher sur Bautzen demain ou après-demain. Occupez donc promptement les positions défensives. afin que le duc de Raguse [maréchal Marmont] et ma Garde soient disponibles pour marcher avec moi de ce côté.

Ce malheureux Vandamme, qui paraît s’être tué, n’avait pas laissé une sentinelle sur les montagnes, ni une réserve nulle part ; il s’était engouffré dans un fond, sans s’éclairer en aucune façon. S’il avait seulement eu 4 batillons et 4 pièces de canon sur les hauteurs en réserve, ce malheur ne serait pas arrivé [allusion à la bataille de Kulm (30 août 1813) au cours de laquelle le général Vandamme fut fait prisonnier ] . Je lui avais donné ordre positivement de se retrancher sur les hauteurs, d’y camper son corps, et de n’envoyer en Bohême que des partis isolés, pour inquiéter l’ennemi et avoir des nouvelles.

Indépendamment des hommes qui vous sont arrivés de son corps, il en est arrivé beaucoup et il en arrive encore à Dresde.

(« Lettres inédites de Napoléon 1er (An VIII-1815). Publiés par Léon Lecestre » Plon, 1897, tome II,p.288).

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