( 24 février, 2014 )

Une lettre de Napoléon à Marie-Louise (24 février 1814).

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[« Pour encourager Marie-Louise à ressaisir son père, Napoléon le représente comme brimé par ses Alliés et montre du bon sentiment pour les Autrichiens. L’entrée à Troyes, le 24, est triomphale ». Commentaire de l’éditeur de l'édition Stock.]

 

Ma bonne amie. Il fait bien froid. Je suis un peu fatigué. J’ai poussé au sud de la Marne jusqu’à Bar-sur-Seine et vais continuer. Papa François [l’empereur d’Autriche, père de Marie-Louise] était à Troyes fort triste et fort ennuyé et voyait peu les Russes. Ils s’aiment peu entre [eux]. Les Français aiment mieux les Autrichiens que les autres. Ma santé est bonne. Je te donne un baiser. Adieu, mon amie.

Nap.

Troyes, le 24 février 1814, à 8 heures du soir.

(« Marie-Louise et Napoléon, 1813-1814. Lettres inédites… », Librairie Stock, s.d. [1955], pp.105-106).

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( 17 février, 2014 )

Une lettre de Napoléon à l’impératrice Marie-Louise.

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Nangis, le 17 février 1814, à 4 heures après-midi.

Ma bonne Louise.

Je t’ai fait écrire 2 fois sur le champ de bataille pour te donner de bonnes nouvelles. J’ai fait 6.000 prisonniers russes, j’ai défait le corps de Wittgenstein, lui ai pris 15 pièces de canon, 50 caissons d’artillerie. Plusieurs généraux sont pris, mes troupes suivent l’ennemi dans la direction de Montereau, de Provins et de Bray. Ce soir toute la grande armée ennemie aura repassé la Seine fort en désordre.

Adieu, ma bonne Amie. Un baiser à mon fils. Je t’ai fait dire de tirer 30 coups de canon.

Nap.

(« Marie-Louise et Napoléon, 1813-1814. Lettres inédites… », Librairie Stock, s.d. [1955], pp.85-86).

 

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( 16 février, 2014 )

Une lettre de l’impératrice Marie-Louise à Napoléon. Extrait.

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Paris, le 16 février 1814, à 6 heures du soir.

Mon cher Ami.

Je t’ai déjà écrit ce matin par l’estafette. Je vais t’écrire par un courrier du Roi [Joseph, sans doute] qui, je l’espère, t’apportera ma lettre plus promptement. Les estafettes mettent depuis quelques temps un temps infini à apporter des lettres. Je vais essayer si par ce moyen tu recevras plus vite de mes nouvelles.

J’ai tenu ce matin le conseil des Ministres, il a été court. Quand tu n’y es pas, ils ne sont jamais bien longs, l’Archichancelier [Cambacérès] ne les aime pas plus que moi. J’ai bien parlé de toi ce matin avec le Roi [Joseph très certainement], tu sais que c’est ma conversation favorite, car penser à toi  sont mes seules occupations pour le moment…

Ta fidèle amie Louise.

(« Marie-Louise et Napoléon, 1813-1814. Lettres inédites… », Librairie Stock, s.d. [1955], pp.84-85).

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( 30 janvier, 2014 )

L’impératrice Marie-Louise…

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Née en 1791, l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, est élevée dans la haine et la terreur des Français, elle assiste aux deux grandes invasions de 1805 et de 1809. Lorsqu’en décembre 1809, l’Europe apprend le divorce de Napoléon et de Joséphine, et son intention d’épouser une princesse de sang royal, Marie-Louise écrit : « Je plains la pauvre princesse qu’il choisira. ». Ce sera elle…

Elle doit prendre le chemin de la France en mars 1810. En avril elle devient l’épouse de l’Empereur des Français et lui donne un héritier le 20 mars 1811 : Napoléon II, le roi de Rome.  En 1813, elle est nommée régente par Napoléon, ayant pour finalité d’assurer l’accession au trône de leur fils au cas où il arriverait malheur à l’Empereur. A la fin de la campagne de France, Paris étant menacée, Marie-Louise quitte la capitale le 29 mars 1814, sur l’insistance de Joseph, lieutenant-général de l’Empire qui fait état d’une lettre de Napoléon stipulant que l’Impératrice et son fils ne doivent jamais tomber au pouvoir des ennemis de la France. Réfugiée à Blois puis à Rambouillet elle prend le chemin de l’Autriche, après l’abdication de Napoléon. Marie-Louise espère pouvoir rejoindre l’Empereur dans son exil de l’île d’Elbe. En août 1814, son père, François II, empereur d’Autriche, lui adjoint pour la surveiller, le comte de Neipperg (1775-1829), qui a perdu un œil en combattant les Français à Dolen en 1794. Séduite par cet officier prévenant et malgré tout encore d’une belle prestance, une liaison débute. L’île d’Elbe est oubliée !

Elle épouse Neipperg en 1821, après la mort de l’Empereur à Sainte-Hélène. De cette union naissent quatre enfants ; dont deux avant son mariage, alors qu’elle est encore légalement l’épouse de Napoléon. Son entourage autrichien mettant tout en œuvre pour la détacher de ce dernier, pas un seul instant, en 1815, elle ne songe à son impérial époux et au malheur qui s’abat sur la France. Duchesse de Parme, de Plaisance et de Guastalla, en 1816, blessée dans sa chair par la mort de son fils, l’Aiglon, en 1832, elle épouse en 1834 le comte Charles-René de Bombelles (1785-1856), son premier gentilhomme de la Cour et s’éteint à Vienne en 1847.

C.B.

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