( 25 août, 2016 )

Une LETTRE du MARECHAL BERTHIER au GENERAL MARCHAND.

Paris, le 21 mars 1812 

A Monsieur le général de division comte Marchand. 

Je vous préviens confidentiellement, Monsieur le Comte, que l’Empereur vous a désigné pour remplir les fonctions de chef d’état-major de l’aile droite de la Grande Armée commandée par [nom laissé en blanc]. L’intention de Sa Majesté est que vous soyez rendu à Glogau le 1er avril 1812. Faites vous dispositions en conséquence et venez me voir demain matin à midi. J’écris au Ministre de la Guerre pour le paiement de vos frais de poste. Vous auUne LETTRE du MARECHAL BERTHIER au GENERAL MARCHAND. dans TEMOIGNAGES berthierrez sous vos ordres MM. Les adjudants commandants Mériage et Pelt. Ils reçoivent l’ordre d’être rendus le 1er avril à Glogau, ainsi que le commissaire ordonnateur en chef Barthomeuf désigné pour ce corps. 

Ces officiers ne doivent point connaître leur destination ultérieure que Sa Majesté vous ordonne de tenir secrète. Informez-moi, général, de votre départ et écrivez-moi aussitôt votre arrivée à Glogau. 

Le prince de Wagram et de Neuchâtel, Major général. 

ALEXANDRE. 

 

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( 21 novembre, 2013 )

NAPOLÉON AU MARÉCHAL BERTHIER.

Berthier

[Pièce n°6218]. Paris, 21 novembre 1813.

Écrivez au général Curial que, pour tout ce qui est relatif au placement des conscrits dans les différents régiments de la Garde, il doit se conformer à ce que lui dira le général Drouot. Écrivez la même chose au général Michel. 

————–

[Pièce n°6219]. Paris, 21 novembre 1813.

J’approuve que le général Belliard passe la revue des dépôts du 5ème corps de cavalerie et qu’il fasse réformer et vendre tous les chevaux hors de service et hors d’état de se rétablir. J’approuve que les hommes à pied se rendent au dépôt des Deux-Ponts pour y être montés et que les hommes qui auraient besoin de repos se rendent aux dépôts de leurs régiments respectifs . Je pense cependant qu’il convient de conserver le petit dépit pour les chevaux blessés. Le commandant du corps doit s’occuper de ce petit dépôt.

(Arthur CHUQUET, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815. Tome quatrième », Librairie Ancienne Honoré Champion, Éditeur, 1912, pp.351-352).

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( 19 octobre, 2013 )

Instructions de NAPOLEON au maréchal BERTHIER…

Instructions de NAPOLEON au maréchal BERTHIER... dans TEMOIGNAGES berthier

[Pièce n°6066]. A Berthier.

Leipzig, 19 octobre 1813.

Donnez l’ordre pour que tous les bataillons qui sont à Leipzig rejoignent le général Durutte et pour que les bataillons badois rejoignent le général Marchand. Avez-vous donné des ordres au général Le Fol ?

(Arthur Chuquet, « Ordres et Apostilles de Napoléon (1799-1815) », Librairie Ancienne Honoré Champion, Éditeur, 1912,  Tome IV, p.300)

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( 10 août, 2013 )

Une LETTRE du général EBLE au maréchal BERTHIER (1812)…

Une LETTRE du général EBLE au maréchal BERTHIER (1812)... dans TEMOIGNAGES eble

Dans cette lettre, le vaillant et noble Éblé, le futur héros de la Bérézina (encore huit jours !) rend compte qu’il est à Orcha et il demande à devancer l’armée parce qu’il n’a que peu d’outils et que, pour exécuter les moindres travaux, il aura besoin de beaucoup de temps. 

A.CHUQUET 

Orcha, 17 novembre 1812.

Monseigneur, J’ai l’honneur de rendre compte à Votre Altesse Sérénissime que je suis arrivé à Orcha avec les troupes qu’on a admises sous mes ordres et que, si je dois continuer à marcher, il est important que ce soit bientôt, afin d’avoir de l’avance sur l’armée; vu que les compagnies de pontonniers et sapeurs sont extrêmement pauvres en outils et qu’il faut beaucoup de temps pour exécuter les plus faibles travaux.  

ÉBLÉ. 

Document publié dans le volume d’Arthur Chuquet : « Lettres de 1812.1ère série [Seule parue] », Paris, Champion, 1911. 

 

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( 23 juillet, 2013 )

Deux LETTRES du général JUNOT au maréchal BERTHIER…

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Le duc d’Abrantès qui est à Borissov, donne des nouvelles à l’ennemi et annonce qu’il rejoindra le 9ème corps (ou corps de Victor). Il ajoute qu’il ne peut rallier les cavaliers qui vont marauder pendant la nuit, et on remarquera ce qu’il dit, en passant, des « compagnies d’officiers », c’est-à-dire ce l’escadron sacré qu’il aurait voulu commander. Les officiers qui forment cet escadron sacré ont été suivis par des soldats, et il n’y a plus d’officiers supérieurs ; des régiments ont des lieutenants à leurs têtes.  

Quelle corvée, conclut Junot, que de mener ces gens-là ! 

Arthur CHUQUET. 

Borissov, 26 novembre 1812. 

Monseigneur, 

Nous voyons toujours devant nous sur la position qu’occupe l’ennemi de l’autre côté des ponts, plusieurs bataillons d’infanterie, de la cavalerie, et j’ai compté huit pièces de canon. Le pont est brûlé : mais rivière est gelée et assez étroite, et l’ennemi aurait bientôt fait un passage. Je le ferai bien surveiller cette nuit par des postes multipliés. Il ne nous a pas tiré un coup de fusil, mais il a remué ses troupes. 

Borissov, 26 novembre 1812, à 6 heures du soir. 

Monseigneur, 

C’est en ce moment que mon officier d’ordonnance m’arrive et me fit que votre altesse avait donné l’ordre que je suivisse le 9ème corps. Il a passé ici entre 3 et 4 heures, et personne ne m’a parlé d’aucun mouvement. Dans ce moment-ci tous nos chevaux sont au fourrage, et le soldat qui a été toute la journée sous les armes fait la soupe. J’ignore encore où est le 9ème corps. Je vais envoyer le reconnaître, et demain, à 3 heures de matin, je me mettrai en route et je l’aurai rejoint avant le jour.  Sa Majesté se plaint de voir de la cavalerie à pied en avant. Elle a bien raison ; mais il est impossible de rallier tous ces hommes qui, la nuit, quittent le camp et vont marauder. Il y en aussi beaucoup provenant des dépôts de Gorki, qui ne sont jamais présentés.  Chaque fois qu’on en rencontre, on les fait entrer dans leur régiment. Aussi nous évitent-ils autant qu’ils peuvent. Il y a, en outre cela, beaucoup de cavaliers suivant les officiers généraux, les officiers supérieurs, et autres des compagnies d’officiers. Il y a un grand vice qui empêche d’avoir de l’ordre dans cette masse ; on n’a laissé qu’un général par corps, point d’officiers supérieurs, et la plupart des régiments ont des lieutenants à leur tête. C’est vraiment, Monseigneur, une cruelle corvée que de mener ces gens-là.

Que serait-ce que les faire battre ?  Je prie votre Altesse Sérénissime de m’indiquer je dois marcher par rapport au 9ème corps, pour que je ne puisse jamais gêner. 

 

 

 

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